Mike Metz - Développement durable et marketing éthique

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mercredi 17 février 2010

Center Parcs rigole pas avec le développement durable

D'ailleurs, c'est presqu'écrit dans leur ADN, tellement c'est vrai !

Prenons une entreprise standard, genre Castorama. Elle vend des outils et des intrants chimiques pour la jardin. C'est pas vraiment une boite responsable, puisque ses "magasins" sont des entrepôts en métal tellement mal isolés que ca fait peur. Bref, mais passons... Et si je me trompe sur le sujet de Castorama, faut pas hésiter à corriger par commentaire interposé. Mais c'est pas son coeur de métier le développement durable. Bah ouais, Castorama leur métier c'est de vendre des outils et des clous, c'est tout. D'ailleurs, des clous et des nèfles aussi.

Par contre, Center Parcs c'est leur job le développement durable. Bah oui : un parc en pleine nature c'est durable ! D'ailleurs, la nature c'est durable. Pas besoin d'en faire des tonnes hein ? C'est naturel qu'un parc en plein nature soit durable. J'arrête là où tout le monde a compris ?

Non, vous ne saisissez pas où je veux en venir ? C'est normal.

Aujourd'hui, une personne bien sous tous rapports -elle s'occupe d'une grosse association environnementale française- m'a forwardé un email sympa, email qui fait la promo de Center Parcs et de sa politique de Développement Durable. Mais, car il y a un mais, la vidéo ne raconte pas grand chose, et le PDF "Infos DD Center Parcs" donne quelques billes de gomme arabique à mâcher pour les plus impatients.

Ce qui est drôle avec Center Parcs, c'est que le même jour les joyeux drilles de l'en dehors publient quelques informations qui vont plutôt contre les vertues sociales et financières du développement durable.

Alors ? Que comprendre de la stratégie de développement durable de Center Parcs ?

edit : en fait, la vidéo est maladroite et y'en a qui devraient media-trainer un peu plus avant de se faire shooter sur une vidéo amateur :-)
Idem côté L'En Dehors, ca manque de sources et d'infos recoupées... :-s décidément, on saura jamais qui croire sérieusement :-D

vous l'aurez noté, ce post est au 2nd degré ;-)

vendredi 16 octobre 2009

Ultimatum climatique : pour comprendre et agir

Pour rebondir sur le post écrit hier soir, je voulais souligner l'urgence liée à la mobilisation quotidienne. Jacques-Olivier du WWF a publié sur Planète Attitude une vidéo explicite. Je vous laisse la consulter :

http://www.planete-attitude.fr/video/lultimatum-climatique-1


jeudi 15 octobre 2009

Changement climatique : des actions concrètes, plus de discours

Il est 21h, je suis dans un TGV qui me ramène de Grenoble. Avant les discussions décisives de Copenhague, il reste environ 52 jours. Dans 52 jours la conférence sur le changement climatique sera lancée. Moi, nous, chacun de nos concitoyens, tous ensemble nous avons un devoir vis à vis de notre milieu de vie. Un devoir de respect du vivant sur Terre.

Depuis plusieurs mois des actions de sensibilisation autour de cette conférence se multiplient. Aujourd'hui j'ai rencontré quelques 40 décideurs et autres chefs d'entreprise. Une seule entreprise était engagée : elle propose à ses voisines de mettre en place pour elles du co-voiturage. J'ai écouté des discours parfois proches de la folie aveugle-sourde-muette tellement certains économistes regardent mais ne voient pas l'urgence qui nous lie aux crises systémiques, ces crises globales, cette crise globale, que nous vivons de plein fouet.

Nicolas Hulot en sortant son film documentaire "Le syndrome du Titanic" ouvre les yeux à celles et ceux qui ne sauraient pas. Maintenant ils ne pourront plus dire qu'ils ne savaient pas. A nous tous d'agir, de faire savoir, de remonter à nos chères têtes politiques des éléments de réponses viables à court terme afin de réduire notre empreinte écologique, et nos émissions de gaz à effet de serre.

Parmi les agitateurs de sensibilisation qui existent sur Internet, je veux souligner la campagne TCK-TCK-TCK. Il s'agit de sonner l'alarme climatique, et réveiller les dirigeants du monde avant le sommet. 20 ONG sont autour de cette campagne.

>>>  A vous de signer leur pétition et appel à mobilisation générale.


Un seul but est défendu : faire en sorte que nous puissions avoir un milieu où la vie et l'être humain pourra garder son autonomie sans avoir à lutter contre ses propres actions délétaires. Il faut que les dirigeants de ce monde, soutenus par chaque terrien, prennent les décisions qui s’imposent et qui s'imposeront aux générations futures lors de la conférence de Copenhague.
Les décisions finales nous reviennent aussi : à nous tous, à chacun d'entre nous, de relever le défi qui s'impose aussi. Réduire, recycler, réutiliser, repenser : quelques verbes d'actions qui nous amèneront naturellement à une nouvelle civilisation. Celle de la rareté.

Belle et agréable journée à toutes et tous.

jeudi 18 juin 2009

Barroso part en vrille avec sa commission, 4.4/10 : le contre-pouvoir donne le LA

Barroso mal noté, l'agriculture européenne survit pour combien de temps ?

A seulement quelques mois de la fin de son mandat, la Commission de José Manuel Barroso s'est vue décerner, par le Green 10 -dix ONG environnementalistes europénnes-, une note de 4,4 / 10 pour son action environnementale sur les 5 années passées.

Pour ce qui touche aux questions de développement sur le territoire européen, nous pourrons souligner que :
- la note "agriculture" peine avec un 4/10
- "biodiversité et éco-systèmes" arrive péniblement à 4/10
- "santé" touche le 5/10

Dans les détails, le Green 10 (WWF, Greenpeace, Amis de la Terre, Bird Life, Climate Action Network, etc.) publie un rapport explicite et peu élogieux : http://green10.typepad.com/docs/G10assessment2004-9.pdf.
Le Green 10 y précise que, sur le plan agricole, je traduis : "malgré un démarrage prometteur, Fischer-Boel a adopté un positionnement classique centré sur une approche financière de la PAC". (sic...) et "Les questions européennes essentielles n'ont ainsi pas été prises en compte : pertes de biodiversité, changements climatiques, crises de l'eau et de la terre. Cela rend très incertains la productivité sur le long terme et la subsistance des écosystèmes agricoles." (re-sic...)

L'essentiel du rapport va dans ce sens.

La prochaine commission devra sans aucun doute faire mieux.
Le Green 10 louche de près sur la future Commission. JMB serait même candidat à sa propre succession. Il est demandé en synthèse et pour conclure sur une note optimiste : "un redoublement d'efforts pour mettre en place des politiques qui aient des impacts positifs sur l'environnement et la santé humaine, et permettant de créer une croissance économique et des emplois durables"

Rappel : Copenhague, The Last Step Before The Dark Wall, c'est dans 6 mois. Y aura-t-il une gouvernance mondiale responsable en matière d'environnement avant Copenhague ?
Question subsidiaire, volontairement acide : est-ce aux ONG de compenser les manquements des institutions européennes et financer les projets de développement agricoles soutenables ?




jeudi 26 mars 2009

ONG : des dons en situation de crise financière


Petit billet en mode commando pacifiste en réaction au comportements suicidaires de certaines ONG.

Je ne vise personne en particulier.


Petit rappel utile au passage : les cibles se souviennent mieux de la publicité après sa diffusion, plutôt qu'avant.
Pour un événement c'est pareil !!! Le plus gros de l'activité pour aller collecter des fonds, c'est rarement avant que ca se passe, sauf quand la réputation précède tellement l'événement que la promotion devient facultative.

Pour aller dans le sens de l'analogie de mauvais goût, les vendeurs de lessive n'ont pas besoin de faire de publicité pour vendre leur lessive -tout le monde a priori dans un Minority Report/1984/Brasil de bon goût achète sa lessive en GMS-, ils en ont besoin pour faire en sorte que leur produit sorte du lot au moment de l'acte d'achat.

Pour les ONG et associations, en occident, et auprès des populations Millenium et X, c'est différent. La tradition de la générosité judéo-chrétienne n'est pas aussi présente à l'esprit et dans les actes qu'avec les Silencieux, voire avec les Baby-boomers. Les Silencieux donnent parce que c'est ainsi, c'est normal, c'est la tradition, "nous avons été éduqués de la sorte et il ne saurait en être autrement". Les Baby-boomers sont une micro-génération de transition, parfois ils donnent, parfois pas, en fonction de leur imprégnation traditionnelle. Et tous les plus jeunes, X et Millenium ? Eux ont besoin qu'on leur prouve l'utilité du don, de l'engagement, sinon ils zappent. Ils ont grandit avec la télévision, ils ne donnent donc pas par générosité, ils donnent par proximité. La proximité avec les amis, les potes, la meute, meute qui a déjà donné à telle ou telle ONG "parce que c'est cool", "parce que le Sida ne passera pas par moi", "parce que nous sommes responsables de la trace que nous laissons sur cette planète".

Alors lorsque une association monte un événement pour gagner en visibilité, en notoriété, et in fine pour augmenter son développement des ressources -et sa collecte de fonds- il serait ridicule de penser que tout est fini à la minute qui suit le dit événement.

Est-ce que la lessive est vendue lorsque l'écran publicitaire est fini en TV ? Non, elle est vendue en rayon lorsque la marque Z revient à l'esprit du chaland au moment de l'acte d'achat.

Pour le donateur c'est sensiblement identique : le citoyen lambda donne lorsque l'effet mémoire de telle ou telle ONG est encore prégnant, c'est à dire juste après la masse publicitaire. En pub, on pourrait aussi résumer cela sous l'intitulé (encore) de la "longue traine". Longue traine = 80% de collecte en 20% de temps, parfois plus en moins de temps en cas de collecte de fonds associé à un gros événement TV, et le reste de la collecte en 1 à 3 semaines après le gros événement. Lorsque l'événement est un déclencheur de bouche à oreille, avec effet boule de neige orchestré et anticipé, cela s'appelle une opération réussie, sinon c'est un one-shot, qu'on retentera éventuellement chaque année, parce que si cela a marché une fois, alors pourquoi ne pas ré-essayer ??

Oui la mariée est belle, et elle est encore plus remarquable lorsqu'elle entre dans le lieu de cérémonie avec sa traine. Et ce dont tout le monde se souviendra c'est de sa traine, pas forcément de la broche diamants montée sur or 24 carats vue par les plus proches...

Je vous laisse à ces réflexions.

edit : la suite qui traitera de propositions de recettes pour contrebalancer les situations de crises (financière, environnement, alimentaire...) sera publiée dans quelques jours.

jeudi 19 mars 2009

agir pour le respect du vivant : les entreprises à l'action durable

Les Amis de la Terre Belgique, association écologiste bien connue, lance souvent des campagnes destinées à informer et communiquer. L'une d'entre elles m'a particulièrement questionné, non pas sur les pratiques écologiques, car je suis très avancé par rapport à la moyenne française, mais sur deux mécanismes :
1. qu'est-ce qui bloque mes concitoyens et qui fait qu'ils ne passent pas à l'action quotidienne soutenable ?
2. qu'est-ce qui bloque les chefs d'entreprises dans cette faible intention à passer à des stratégies durables ?

Cette campagne qui pousse à l'action durable, dont la vidéo est visible sur Youtube http://www.youtube.com/watch?v=c5RVix7vsnU n'est in fine pas qu'une n-ième campagne de communication. Ici on entre dans la sphère des campagnes de marketing social, ce qui est assez rare dans la sphère francophone pour être souligné.

Parmi les freins, on pourrait citer la méconnaissance évidente, mettant en doute en permanence en France l'innovation, le meilleur être, les tendances utiles, les actions d'intérêt général, sous le prétexte fallacieux que ca ne rapporte pas d'argent et que ca coute plus cher.

J'en veux pour preuve, l'ouvrage évident signé par le docteur Lilian Le Goff il y a 3 ans "Manger bio c'est pas du luxe" qui démontre, chiffres et comparatifs à l'appui, que se nourrir de manière saine et naturelle, avec des aliments biologiques, dans un autre modèle alimentaire, coûte moins cher que d'aller dans la Grande Distribution ! Quoi ? Oui madame Michu, je vous assure !! C'est totalement révolutionnaire !!!

Or là où ca fait mal, chapitre premier de la vie du futur écolo-converti, c'est qu'il faut oublier ses habitudes et se forcer à changer de philosophie de vie !

Et au niveau des chefs d'entreprise ? L'agence Limite, co-dirigée de main experte par le très bon Fred Bardeau, a publié ce jour le sujet que j'attends depuis des années : l'écoflation est en marche, ou comme il le titre lui-même si bien "l'écoflation : l'obligation de l'environnement pour sauver les profits". En résumé pour espérer continuer d'exister dans le secteur marchand, il faut réellement prendre en compte le développement durable dans sa stratégie et ses actions d'entreprises, et ce, à tous les niveaux.

Comme le décrivait si bien Hélène sur Rue89 en décembre 2008 : "Verdir son image pour coller à la mode, c’est une chose. Anticiper la crise écologique pour préserver les performances de l’entreprise est une autre paire de manche.". Fred nous résume cela avec brio : baisse des profits de 13% à 47% de 2013 à 2018 si rien n'est fait pour passer à l'action.

Vous voyez bien que la petite fille du clip a raison : les hommes en costumes doivent agir. Finalement, cette inversion des valeurs  tendrait-elle à montrer que les enfants et les adultes ne sont pas ceux que l'on croit être ?

mardi 17 mars 2009

Agenda for a Sustainable America - un nouveau livre à surveiller de près

"Soutenable" - "Sustainability", ou plutôt "durabilité" en bon français de France... (sic), un terme rapidement devenu courant aux Etats-Unis ! Et c'est tant mieux :-)

Les alertes publiques sur le changement climatique ont aidé à faire du développement durable un sujet majeur des débats publics. C'est aujourd'hui le sujet le plus traité -et qui grandit le plus vite- dans les quotidiens américains.

Cet ouvrage est une évaluation gloable du progrès américain en matière de développement durable, et une feuille de route des étapes nécessaires, jusqu'à parachever une Amérique totalement soutenable.

Présenté avec des faits, des exemples, et compilant les opinions nourries de 41 experts, ce livre nous sert un instantané lumineux des "Etats-Unis durables". Chaque contributeur propose clairement où nous, êtres humains, devons aller, avec 3 à 5 actions spécifiques que nous devons mettre en oeuvre dans les 5 années.

Le livre nous présente un agenda explicite que tous -citoyens, entreprises, ONG et leaders gouvernementaux- peuvent utiliser pour prendre leurs décisions aujourd'hui et afin de planifier leurs stratégies et pratiques à venir.

Le développement durable promet d'améliorer la qualité de vie des américains pour les années à venir. Agenda for a Sustainable America décrit ce que nous avons à faire pour passer de la promesse à la réalité.

Nous avons ici une évaluation de 28 secteurs d'activités chez les américains, incluant la gestion forestière, les transports, océans et estuaires, la religion et la gouvernance au niveau local et national. Dans chaque secteur, les contributeurs révèlent ce que le développement durable veut dire, avec des suggestions désirables et réalistes.

Les recommandations des experts montrent comment aller vers un meilleur-être, au social et à l'économique, tout en augmentant la sécurité, la protection et la restauration environnementale pour les générations présentes et futures.

Ensemble ils construisent un cas unique, qui démontre comment le développement durable peut augmenter nos opportunités et nos vies.

Bref, ca donne envie d'en lire un bout.

Pour commander le livre, c'est par ici : http://www.islandpress.org/bookstore/details.php?isbn=9781585761333

mercredi 11 mars 2009

de la cause environnementale et des produits bio

Comment casser une cause d'intérêt général ?

Plusieurs techniques existent, dont certains diront qu'il s'agit là de coopérations, et j'en conviens parfaitement.

Citons entre autre le lobbying entre industriels et parlementaires. Certes ce sont des collaborations. Car les parlementaires ne sont pas des experts en tout. Et pour légéférer il faut connaître et maîtriser. Or les parlementaires pourraient très bien consulter d'autres parties prenantes. Et c'est là que le bas commence à blesser.

Pour casser une question d'intérêt général, faire fondre les élans positifs, bref décridibiliser une cause, c’est tellement simple.

La recette ?

- d’abord, il faut parier sur la durée, créer des événements, majeurs ou mineurs, voire dillués dans le bruit ambiant, avec une dose de bruits de paillasson, et pourquoi pas un scandale sanitaire à la clé ?

- puis exploiter les mass-media, ceux qui sont preneurs d'une rumeur, et les autres, dispos pour jaser sur un sujet de société sans prendre de recul. On commence par la presse écrite, la TV (vous savez l'aspirateur à cerveaux disponibles ?), les radios... Et il nous faut une petite dose d'experts, des gros qui tâchent, des sommités, ou des inconnus. Seul compte le sous-titre : "directeur de..." ou "expert en .... auprès de la comission Machin".

De fil en aiguille, les émissions intelligentes de M6, Envoyé Spécial, voire mieux les programmes de France 5 ou d'Arte, nous servent une soupe parfois un peu indigeste, souvent à la limite de l'insuportable flagornerie vile et démente, les plus fréquemment sans prendre de recul et vérifier les informations technico-scientifiques citées (c'est un expert qui le dit, on ne va pas vérifier hein ??").

Très récemment donc, c'était au tour des cosmétiques bio d'en prendre une charge (de plombs). L'experte en cosmétiques interviewée, sommité parmi les références en la matière, nous explique avec calme et affirmation que les cosmétiques bio utilisent des conservateurs prohibés (ah bon ?), et que, quand bien même cela ne serait pas prohibé, les fabricants de cosmétiques bio utilisent massivement de l’alcool, alcool qui serait selon ce sujet ô combien édifiant un produit nocif pour notre joli derme. Passons sur le fait que d'autres composés bio, comme les huiles essentielles, provoquent des allergies. AAaaahhh... !! Cessez cela, messieurs les censeurs !!

Les journalistes nous emmmennent chez Weleda, pour apporter des preuves. On ne cite pas de marque, mais on la reconnait quand même ! Et là le tsunami mass-media commence à faire son effet, doucement et sûrement. Pour mémoire, chez Cattier, l’AFSSAPS avait "interdit" un produit, ce qui a permis d'imprimer dans la tête des consommateurs aux cerveaux disponibles : "les cosmétiques bio c'est caca". Point de trop en dire, les mots longs pour les cerveaux disponibles ca n'est pas compatible.

Avec quelques articles de presse bien sentis, et des reportages à la TV, on peut se poser une question : qui en veut à la peau de Roger Rabbit, c'est à dire plus prosaïquement "qui en veut aux produits bio" ?

Le bio c'est hype, c'est chic, le développement durable tout le monde en parle, personne ne sait vraiment ce que ca veut dire, le bio c'est trop tendance. Les dream-trendsetters vous le diront : la vague de fond verte a commencé en 2007, merci Sarkozy et le Grenelle -au passage, le Grenelle de l'Environnement ce sont les ONG qui ont lâché l'idée, pas Sarko-, elle va dévaster le marché conventionnel à partir de 2009. Pas de conneries messieurs-dames : on veut garder nos parts de marché et larguer les chimiques en Grande Distribution (oui madame, je mets des majuscules à la noblesse). Chacun veut sa part, avec du green-washing de mieux en mieux pensé. Regardez la liste que fait l'Observatoire Indépendant de la Publicité, et vous m'en direz des nouvelles.

Plus récemment encore, la firme à la pomme, qui fabrique des ordinateurs et des baladeurs blancs, a osé affirmer que son nouvel ordinateur portable est super vert... C'est le comble pour un fabricant que Greepeace a longtemps cassé, hop au fond du classement la pomme pourrie, car en tant que gros pollueur cette firme pouvait juste se taire, ca aurait permis quelques usages de cerveaux à valeurs ajoutées !

Et puis, il n'y a pas que les produits électroniques qui sont en jeu : chez les constructeurs de maison individuelle, tout pareil... Ca y est il aime sa planète, alors qu'avant il coulait des maisons en béton sans soucis. Une mini-feuille verte ajoutée à son logo, et hop la conscience passe du gris-béton au vert-espoir.

J'en connais plus d'un industriel que la bio saoule, dérange, gratte, perturbe, et qu'ils aimeraient voir passer à la trappe. Car ce qui est énervant chez les industriels conventionnels, c'est qu'ils veulent protéger leur pré carré, or leur pré n'a plus d'herbe depuis bien longtemps. Mesdames et messieurs les chimico-industriels, réfléchissez à votre stratégie de développement durable, au lieu de jalouser les petites réussites des marchands bios, chacun à sa manière doit faire grimper le marché vers le haut, non en concurrence et bien en complémentarité. :-)

Pour résumer, les produits bios ne sont pas plus dangeureux  que les produits chimiques, je dirai même l'inverse. Quelques études tendent globalement à montrer à court terme que les produits biologiques sont très bons. Quant au sujet du long terme, je vous laisse réfléchir de qui a le moins bon impact entre un produit chimique qui pollue rivières, terres et nappes phréatiques et mettra des centaines d'années à se dégrader, et un produit biologique qui se dégrade à courte échéance, c'est à dire en quelques mois.

Quoi qu'il en soit, citoyens et consommateurs, restez avertis, informez-vous, prenez du recul, recoupez les informations, là où les journalistes ne semblent pas très au point sur la consultation des parties prenantes ;-)

edit : Laurence d'Aboneobio a publié un billet sur ce sujet également : http://www.aboneobio.com/blog/?2009/03/18/1040-cosmetiques-bio-le-bonheur-est-il-dans-le-pot-droit-de-reponse-a-cosmebio-suite-au-reportage-envoye-special&cos=1

mercredi 18 février 2009

Ca bouge à l'ADEME, bienvenue à Philippe Van de Maele

Philippe Van de Maele vient d'être nommé officiellement à la tête de l'ADEME aujourd'hui mercredi 18 février 2009.

Rappelons que la nomination de Philippe est officieuse depuis plus de 10 jours... Ca n'est donc plus une surprise :-)

Le décret du 6 février 2009 désignait Philippe Van de Maele membre du conseil d’administration de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), en qualité de "représentant de l’Etat". La petite histoire : c'est Chantal Jouanno, ex-patronne de l'ADEME, qui a poussé à cette nomiation.

Philippe est un garçon pro et compétent : polytechnicien, ingénieur général des Ponts et chaussées, il était depuis avril dernier le directeur adjoint du cabinet du ministre Jean-Louis Borloo. Et auparavant, il a été pendant 4 ans directeur général de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru). Une fonction proche, qui touchait aussi aux questions environnementales... :-) Ca change.

mercredi 11 février 2009

Mon cahier de tendance 2009 : bio, beau, flashy, vivant, ... et soutenable ?

L'Entreprise nous sert un papier digne des plus grandes sagas : Consommation, marketing, vente : le cahier de tendances 2009, signé par Etienne Gless.

Ce papier commence en fanfare par le / la bio...

« Faire bio et beau à la fois

Fini le bio austère, tristounet, rabat-joie. « Aujourd'hui, nous proposons du vert plaisir jubilatoire. Les consommateurs veulent acheter du bio beau », assure Tristan Lecomte, le fondateur d'Alter Eco, leader du commerce équitable en France. Exit les couleurs sombres. Les packagings d'Alter Eco ont désormais adopté des couleurs flashy : rose, vert, jaune fluo... Et, pour faire saliver le consommateur, on ajoute la photo d'un morceau de chocolat ou de noix de cajou. Bio ne rime plus avec frugalité. Whole Foods, le numéro un des supermarchés bio aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, offre la profusion. Cher et ostentatoire. En France, la distribution bio sort aussi de son ghetto.

C'est à Chartres que Naturéo a ouvert, il y a un an, une surface de 1 000 m2. L'agence Malherbe Retail Design a retoqué le bois naturel pour le remplacer par des tons chauds aubergine, chocolat, olive. Les prix de Naturéo sont de 10 à 30 % supérieurs à ceux des magasins bio classiques. C'est bon, tant pis si c'est un peu chérot ! « La mode aussi se convertit au bio beau, note Jean-Marc Lorach, professeur de développement durable en troisième cycle. La marque Sobosibio donne le ton ! »

A côté des robes sacs en coton organique trônent sur les portants les robes bustiers d'Article 23 ou les robes du soir terriblement glamour de Céline Faizant. Stella McCartney, la fille de l'ex-Beatles, propose carrément du luxe éthique. A la tête d'une entreprise de 120 personnes, elle vient d'ouvrir une boutique ultrachic en France, sous les arcades du Palais-Royal. Ses vêtements (pelisses en mèche de laine, souliers en résine de bois) et ses produits cosmétiques aux senteurs 100 % naturelles incarnent la « Brit'touch ». Le bio beau ne serait-il pas en train de devenir une nouvelle forme de snobisme ? »

Merci Etienne pour ton papier qui valorise la bio, et qui est partiellement décalé voire dans la mauvaise direction : le développement durable, ca veut dire aussi une vie soutenable pour tous. Je cite "Bio ne rime plus avec frugalité", et plus loin "offre la profusion". C'est limite comme manière de présenter les choses, quand on parle d'économie écologique, pour ceux qui sont modernes ca n'a pas de sens.

Car oui la frugalité ca ne veut pas dire déplaisir :-)

Certes Stella fait des produits de luxe bio, c'est normal la nature a bien plus de valeur que les produits chimiques qu'on nous sert en pature.

Notons au passage que les textileurs n'ont pas attendu Etienne pour faire du bio, flashy et équitable, et à la mode. Notons au passage que certains socio-types chez les djeunz geeks les t-shirts de chez Ideo ont la cote (vous savez les 15-25 ans qui t'chatent sur MSN et par SMS tout le temps, qui jouent aux jeux vidéos, etc. ?).

Néanmoins, remercions Etienne de signer ce papier pour valoriser ce secteur qui en a tellement besoin :-)

Et apportons un peu d'eau au moulin des lecteurs qui passent par ici, citons en vrac :

- Biocoop, 1er réseau de magasin bios en France (plus de 300 magasins), qui travaille vraiment avec une approche durable, équitable, solidaire, écologique, coopérative, transparente et socialement responsable. 

- Mademoiselle Bio, une jeune entreprise, qui pousse bien, et qui fait des cosmétiques haut de gamme sélectionnés sur le volet et à des prix réfléchis, services experts à la clé sans suppléments !

- Nature et Découvertes, très connus maintenant, grande chaîne spécialisée, qui a lancé sur le tôt l'application du développement durable dans ses surfaces de vente.

- l'utilisation des vélos-fusées (merci Christophe), concept simple : un vélo citadin équipé d'un moteur boosté avec une grosse batterie, une splendide autonomie en ville à une vitesse de fusée, recharger la batterie avec un panneau solaire, et hop c'est parti pour la route hype-tendance-facile (merci JC Decaux avec Velib and co).

Et vous ? Vous avez des exemples ? Des envies ? Des avis ?

mercredi 4 février 2009

Quelques nouvelles de la ferme de Sainte Marthe

Après la journée de mobilisation du 2 février 2009, Philippe Desbrosses et l'équipe de la ferme nous informe.

Toutes les nouvelles sont sur leur site web : 

http://www.intelligenceverte.org/

et en copie ci-dessous.

Pour poursuivre l'action, une pétition est disponible pour exprimer sa solidarité :

http://www.mesopinions.com/Petition-de-soutien-a-la-ferme-de-sainte-Marthe-petition-petitions-4c9e547e49cf13d036ca5fa21cf7a894.html

Résultats de la journée du 2 fevrier
Menaces sur la ferme de Sainte Marthe

Nous vous remercions pour vos marques de témoignages, votre présence, votre soutien lors de cette journée mémorable de lundi 2 février. Vous êtes venus nombreux, de toute la France, malgré la pluie et la neige, et cela nous a soutenu dans notre démarche que nous souhaitions spontanée,optimiste et pacifiste.

Ce n'est pas la ferme qui était saisie et vendue mais le matériel de la Sté Civile de Production Agricole Alimentaire (Scpaa) qui exploite une partie des terres et des batiments du domaine de Sainte Marthe. Tout ce matériel a été racheté par le comité de soutien (salariés de la Scpaa-particuliers-associations). Ainsi toutes les activités de la Ferme de Sainte Marthe et du Centre de Formation continuent comme avant et cela ne ralentit pas nos projets d'évolution, bien au contraire.

Philippe et ses collaborateurs remercient tous les soutiens, oraux et/ou financiers. Ce qui vient de se passer est un symbole de la voie à suivre ; cela va accélérer les projets de la fondation Intelligence Verte. Nous vous tenons au courant dans notre prochain bulletin en février et dans cette rubrique.

dimanche 1 février 2009

Urgence pour sauver la ferme de Sainte Marthe

La Ferme de Sainte Marthe (Millancay, 41, France) et Philippe Desbrosses sont gravement menacés ; en effet la Ferme de Sainte Marthe a été la ferme pilote pour un programme de recherche européen obtenu par une coopérative agricole.

Cette derniere a connu de graves difficultés financieres et organisationnelles ces dernieres années et a notamment mal piloté ce projet de recherche.  Pour finir elle a préféré rembourser les subventions qu’elle avait obtenues à ce titre ; ce ne serait pas si grave si du fait de ses difficultés financieres, elle n’avait pas imposé à la Ferme de Sainte Marthe de se porter caution solidaire pour participer à ce programme et que c’est maintenant à la Ferme de Sainte Marthe qu’elle demande de rembourser les subventions touchées puis restituées.

La Ferme de Sainte Marthe s’est pourvue en cassation pour imposition abusive de caution solidaire auprès du TGI de Blois et le jugement est prévu le 18 juin prochain.

Ce qui est gravissime c’est que sans attendre ce jugement, les huissiers réclament maintenant le paiement de près de 270.000 euros, ce qui conduirait à la vente de la ferme de Sainte Marthe et à la destruction de son action en formation en agriculture biologique, en conservation des semences anciennes,…

Une manifestation est d’ores et déjà prévue sur place à Millancay le lundi 2 février.

Une pétition va être ouverte dans les prochaines heures pour exprimer votre soutien et tenter de bloquer cette vente après saisie.

Merci à Catherine Chalom pour cet autre exposé de la situation.

samedi 31 janvier 2009

Sauvegardons l'agriculture biologique et la biodiversité végétale

J'ai reçu ce matin un email de la part de Philippe Desbrosses, célèbre docteur en environnement, et en charge de la gestion de la ferme de Sainte-Marthe à Millancay.

L'agriculture biologique est une fois de plus gravement menacée.

Ci-dessous une copie de l'e-mail de Philippe Desbrosses pour se mobiliser rapidement pour protéger l'agriculture biologique et la ferme.

Je publie l'historique de cette affaire pour sauvegarder l'une des dernières fermes biologiques exemplaires en France, en terme d'actions et de démarches positives.

Merci d'en parler dès maintenant !

Chaleureusement,

Mike

edit : Pour se rendre à Millancay et à la ferme de Sainte-Marthe, Philippe Plan d'accès Millancay. Millancay se trouve au sud d'Orléans, entre Orléans et Romorantin.

edit : groupe Facebook créé : http://www.facebook.com/group.php?gid=64673272216

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Chers Amis (ies) ,   ceci n'est pas une blague

 

Je vous lance un APPEL POUR VENIR EN NOMBRE ME SOUTENIR CE LUNDI   2  Février  à la Ferme de Sainte-Marthe à Millançay,  Loir-et-Cher (voir plan en attache.

 

Rendez-vous à MIDI pour pique-niquer, nous partagerons nos paniers, et nous préparons le vin chaud, le pain et le café bios.

 

Venez vivre avec moi cette journée importante où mon entreprise est saisie et mise en vente par le conglomérat agro-industriel  LIGEA-AGRALYS, suite à un artefact juridique concernant un programme européen inachevé.

 

(...)

 

N.B.  Il y aura d'autres victimes des pratiques de cette coopérative qui viendront témoigner.

 

Nous manifesterons avec dignité, dans le calme et la bonne humeur en accrochant un petit coeur rouge en carton à nos vêtements pour nous reconnaître entre amis.  Des artistes et des personnalités de toutes tendances  nous accompagneront. 

La réalisatrice Coline SERREAU sera présente avec sa troupe de chanteurs et de comédiens.

 

Nous lancerons à cette occasion une pétition de soutien avec un collectif d'associations et plusieurs grandes O.N.G.

 

Le but est d'éviter que la plus importante coopérative agricole de France anéantisse mon entreprise, pionnière depuis  plus de 30 ans en Agriculture Biologique, et détruise  les emplois des 24 salariés qui y travaillent, tout en ruinant ma famille.

 

Je vous remercie de votre aide. Alleluia !

 

Philippe DESBROSSES.

 

P.S. N'essayez pas de me joindre au téléphone, cela risque d'être impossible en raison des circonstances. Mais faîtes circuler largement autour de vous cette information pour être très nombreux.


Menaces sur la ferme biologique de Sainte-Marthe - historique




Historique d’un contentieux avec le Groupe Coopératif agricole N° 1  (Franciade-Ligéa-Agralys) qui met en péril la Ferme bio, pionnière de Philippe Desbrosses suite à un artefact juridique…

Au début des années 90, Philippe Desbrosses et la Ferme de Sainte-Marthe sont sollicités pour la création et le développement d’une section Agriculture Biologique par le directeur de la coopérative des Agriculteurs de Loir-&-Cher « La FRANCIADE » .

Philippe Desbrosses, participe au recrutement par celle-ci d’un ingénieur agronome unanimement apprécié dans les milieux professionnels bio et conventionnels. Grâce à cette collaboration, la Franciade obtient en novembre 1993 un contrat CEE sur 3 ans avec une enveloppe budgétaire de 812.571 écus pour un projet-pilote de démonstration en Agriculture Biologique.

Ce projet communautaire s’inscrit dans la politique de réforme des pratiques agricoles en faveur de l’Environnement et bénéficie des dispositions de l’Article 19 qui soutient des actions pilotes pour la reconnaissance des méthodes de productions plus économes et plus respectueuses de l’environnement et de la santé.

Le programme attribué à la Coopérative Franciade s’intitule : « Projet de démonstration concernant le développement intégré d’une filière Agriculture Biologique ».

La Sté. Civile (SCPAA) Ferme de Sainte-Marthe pionnière de cette démarche depuis 1969, est choisie contractuellement par la Coopérative pour assurer une partie des missions du programme.
Dans cette même période, (1992-97), la Coopérative qui est en butte à de graves difficultés financières, change de Président et le Conseil d’Administration embauche un nouveau Directeur Général puis déplace son siège social, elle change de statut et se transforme en fusionnant avec une autre coopérative concurrente. Elle change également de nom et devient LIGEA.
Entre-temps le nouveau directeur de la coopérative, sous peine de bloquer le projet, exige du gérant de la Ferme de Sainte-Marthe, le17 janvier 1994,  la signature d’une convention d’exécution des travaux avec caution solidaire et indivisible au cas ou la coopérative serait contrainte de rembourser les fonds communautaires.
C’est ce qui s’est passé du fait de sa gestion fautive du programme-pilote dont elle était entièrement responsable.
La série de transformations-fusions-mutations successives du Groupe Franciade, devenu en quelques années LIGEA, puis AGRALYS  (1ère coopérative de France) perturbe le bon déroulement du programme communautaire A.B. Le contrat prend du retard et Ligéa, qui vient aux droits du Groupe Franciade, demande une prorogation à la C.E.E..
La vigilance de la Commission de Bruxelles est alertée par plusieurs irrégularités qui déclenchent trois audits successifs aux termes desquels, ne trouvant pas les réponses satisfaisantes, Bruxelles demande le remboursement des avances financières.
La coopérative, dans cette phase cruciale, n’a plus personne de compétent pour répondre ou pour négocier ; le responsable du programme étant en retraite et non remplacé.


Elle demande à Philippe Desbrosses de suppléer à cette carence, et de répondre à toutes les injonctions de l’administration, alors que ce n’est ni son rôle, ni sa responsabilité, ce qu’il ne peut faire normalement, n’ayant pas tous les éléments du dossier, ni la compétence juridique et administrative.

Finalement la coopérative, dépassée par les évènements, décide de rembourser sans aucune négociation le contrat du projet de démonstration Agriculture Biologique et se retourne contre son prestataire de service, la Ferme de Sainte-Marthe, au titre de la caution solidaire signée en 1994 pour récupérer une partie des fonds.

Il faut savoir que dans cette période le Groupe Coopératif AGRALYS est l’objet d’une plainte des douanes, devant les cours de justice Française et Européenne pour une affaire beaucoup plus grave de déclarations frauduleuses au détriment de la CEE et du  FEOGA, portant sur un détournement d’environ 13 millions de francs.
Il semble que la coopérative ait préféré rembourser sans discuter le contrat A.B. pour ne pas alourdir son cas, sacrifiant du même coup les intérêts de la Ferme de Sainte-Marthe.

La Cour d’Appel d’Orléans, contre toute attente, a donné raison à la Coopérative sur ce simple article de caution sans vouloir juger sur le fond et retenir la responsabilité de la Coopérative dans la gestion fautive du dossier.
Ce en quoi, les avocats de la Cour de Cassation consultés nous ont déclaré que la Cour d’Appel avait dénaturé la clause litigieuse et violé l’article 1134 du code civil…
La Ferme de Sainte-Marthe s’est donc pourvue en Cassation et, possédant des éléments nouveaux, a engagé une nouvelle procédure contre la coopérative Ligéa-Agralys pour gestion fautive devant le Tribunal de Grande Instance de Blois. L’affaire est inscrite pour être jugée le 18 juin prochain.

Mais le jugement précédent est exécutoire et les huissiers réclament déjà avec les menaces de saisie-vente : 267.591,52 €.
Ce qui mettra en péril l’existence de la Ferme de Sainte-Marthe et les ressources d’une vingtaine de familles vivant de ses activités.

La Ferme familiale de Sainte-Marthe est restée la seule en activité sur l’ensemble des 18 exploitations voisines qui ont toutes disparu ces trente dernières années dans ce périmètre.

Nous demandons à chacun d’entre-vous et votre entourage proche, ainsi qu’à chaque élu, à chaque association, et aux O.N.G. de se mobiliser pour soutenir  l’action de défense de la Ferme de Sainte-Marthe, pour qu’elle poursuive sa mission de productions maraîchères, de démonstration-formation  en Agriculture Biologique et de conservatoire des espèces potagères et fruitières anciennes.

Précisions : dans quelques heures un site internet sera ouvert avec la pétition que vous pourrez signer en ligne et un forum de discussion.

mardi 9 décembre 2008

Europe : obligation légale des ampoules basse consommation - et les LED alors ?

l'Europe impose aux pays membres de passer progressivement aux ampoules basse consommation. Certes, et c'est un point positif. Notons que France Info, dans les brèves de ce matin 9 décembre 2008 nous a servi une soupe intéressante mais incomplète : en effet, nul n'a traité des ampoules à diodes (LED), qui consomment encore moins d'énergie que les ampoules dites "basse consommation" (des tubes fluos/néons de fait, appelons cela comme on peut), et surtout : les LED n'émettent pas de rayonnement électro-magnétique...
Certes aujourd'hui le circuit de recyclage des LED n'existe sans doute pas, ceci dit le circuit de recylage des ampoules à tubes est encore sous-faible.

Alors, pourquoi dans ce flot d'informations, France Info, et tous les autres, ne relayent-ils pas une information un peu plus précise en la matière ?

 

Dans ce vaste marché, les industriels bien organisés en groupes d'influences, en lobbys, sont-ils définitivement mieux organisés que les médias ? :-)

vendredi 31 octobre 2008

coup de coeur sonore : awdio.com

une fois n'est pas coutume,  je voulais parler  ce soir d'une pépite sonore : awdio.com. Des dizaines de titres live, mixés par divers DJs plus ou moins géniaux, ou des titres de groupes, bref beaucoup de bonheurs sonores.

Passons outre l'interface austère, qui est rendue de ce fait très lisible, il manque encore nombre de fonctions et d'organisation de l'information qui rendra ce service online définitivement plus cool que son voisin deezer, certes très sympa, mais qui comporte peu de découvertes (sauf quand on fouille beaucoup).

Là, les DJs et programmateurs travaillent pour nous fournir de vraies trouvailles, ou simplement pour nous apporter des ambiances sonores différentes. Avantage non négligeable : le son vient de clubs un peu partout sur la planète, ce qui garantit un certaine mixité et aurait tendance à ne pas définir de ligne de pensée unique en matière de programmation. Je n'ai rien contre Nova, FG ou Oui FM, je trouve simplement que les programmations sont quelque peu "centralisées", du fait du format radio.

Le sieur Poisson qui vient d'arriver à la tête de cette belle aventure, j'espère, saura nous fournir de nombreuses fonctionnalités sympathiques, pour parfaire notre curiosité audio, et faire grossir les rangs de la future -espérons la- communauté online autour de Awdio.com.


Je retourne mettre le son de awdio.com sur ma chaine hifi pour nourrir mes oreilles (dommage la compression MP3, à haute dose ca s'entend, ca gâche pas mal le tout ; on est puriste ou on l'est :-)

vendredi 17 octobre 2008

quels sacs pour transporter son bureau sur soi ?

ca fait des années que je balade ma vie dans un sac à dos : une fois un mini-sac, une autre fois un big-bag façon grosse randonnée... finalement, toutes ces matières ne sont pas très écologiques (fibres issues de matières pétrolières).

Or donc,  il y a  un mois je suis parti en quête d'un bon sac à dos pour transporter mon bureau mobile, le matériel de reportage, de quoi prendre des notes lors de mes rendez-vous, etc.


Critères simples :

- matières naturelles, saines et écologiques
- démarche socialement responsable
- impact financier pas trop délirant quand même
- bonne ergonomie, bonne conception
- modularité
- société porteuse de valeurs et de sens

Et puis je suis tombé sur ca :

Le National Geographic vend des sacs et autres produits dérivés estampillés "NG", réalisés avec des matières écologiques ?


je fouille, je trouve une page australienne, alors ca me laisse pas indifférent (vous noterez le gout des australiens à reprendre en dédicace tout l'univers aborigène qui m'est si cher) :



Dans cette page http://www.natgeogear.com.au/backpacks.html on y trouve un Earth Explorer Large Size, j'aime autant vous dire  que c'est très adapté dans mon cas : matières saines, conception robuste, etc.
Passons outre le coloris, nous ne sommes pas dans un sketch de Palmade là, mais plutôt dans le fonctionnel :-)

Détails intéressants sur les photos haute définition dans la dite page, la conception est très bonne et de surcroit on dispose d'une protection pluie !
Bref, je fouille à nouveau dans l'Internet, pour y trouver ce sac. Sites de vente de matériel de photo, ebay... Je le trouve en France, dispo sous quelques sermaines autour de 300 euros, le même au Canada à moins de 200 euros.
Hop, vite commandé, il arrivera bientôt...

Quelques jours après la commande par ebay, hop un email qui me dit que le sac est expédié.


A son arrivée par UPS, je ne contrôle pas l'intérieur du carton, envoyé par le société ProDigital2000 http://myworld.ebay.fr/prodigital2000/.
Après quelques heures, le soir venu, j'ouvre et  là mauvaise pioche  ! Ca n'est pas le bon modèle.
La personne qui a préparé le colis a placé un sac 'medium' dans un emballage 'large'...

Preuves en images à l'appui :


 

















Et voilà comment on en vient à demander un remboursement de la différence (100 $) à une boutique de l'autre côté de la planète.
J'attends le retour du remboursement pour compenser-anticiper carbone/méthane le transport du sac.

A suivre...

lundi 6 octobre 2008

(téléphones cassés et refilés ...)

voilà, plus aucun téléphone ne fonctionne...

adieu le 0 631 ... : refilé à quelqu'un qui en avait besoin

adieu le 0 675 ... : cassé

adieu le 0 9x : cassé il a l'air de refonctionner

bon reste le twitter, l'email (mike@mikemetz.org), le facebook, le skype, le MSN, l'ICQ, le GTalk...

allez, zou, demain rendez-vous dans une boutique pour ouvrir une nouvelle ligne sur un poste qui fonctionne

et voilà : bienvenue à 0 637 048 775

samedi 13 septembre 2008

gouvernance mondiale, écologie et globalité des démarches : quelles voies pour que tout le monde puisse manger ?

"Ils sont nombreux dans les systèmes de gouvernance mondiaux à penser que la technologie résoudra tous les problêmes et nous allons refaire les mêmes erreurs que par le passé. Nous devons changer de cap et envisager les difficultés à venir dans leur globalité. On ne peut pas régler la question alimentaire sans aborder aussi celle des changements climatiques, de la déforestation et de la dégradation de l'environnement ou de l'érosion massive de la biodiversité. Tout est lié."

James Aronson, du Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive, à Montpellier.

James Aronson travaille pour une organisation publique française bien connue, le CNRS, et sa spécialité est les environnements aride et semi-aride, et la restauration des systèmes écologiques et socio-écologiques.

Il nous conte donc dans sa phrase tous les enjeux politiques de demain.

Pour ne pas sortir cette citation longue de son contexte, je vous invite à lire avec gourmandise et élévation du niveau de conscience l'article publié par le CNRS à propos de la crise alimentaire (vous savez celle dont on ne parle plus beaucoup dans la presse française...) : http://www2.cnrs.fr/presse/journal/4027.htm

On y apprend en synthèse que l'agriculture intensive écologique serait une solution durable pour nourrir la planète... :-) J'émets quelques doutes :-D

Pour en savoir plus sur James Aronson, rendez-vous sur sa page : http://www.cefe.cnrs.fr/ecores/personnel/James_Aronson.htm 


lundi 1 septembre 2008

marguereat.com : manger bio, bon, pas cher ?

Celles et ceux qui vivent bio connaissent sûrement Marguereat ? Pour les autres je vous invite à les découvrir par ici http://www.marguereat.com.

Outre le fait que les plats, cuisinés par un chef, sont excellents, on pourra souligner avec gourmandise que les plats sont de très bonne qualité et plutôt nutritivement intéressants, cuisine de saison biologique (dommage) oblige. Ils peuvent être commandés par Internet, il existe des formules business avec présentation soignée, et des formules standard à moins de 10 euros. Quand on sait que la livraison est efficace, pourquoi se priver ?

Bon appétit à toutes et tous !

Rendez-vous par ici pour tout savoir sur cette belle initiative (pour le moment uniquement en région parisienne) :

http://www.marguereat.com

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