Mike Metz - écologie, agroécologie, permaculture, fermes urbaines

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communication durable

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mercredi 17 février 2010

Center Parcs rigole pas avec le développement durable

D'ailleurs, c'est presqu'écrit dans leur ADN, tellement c'est vrai !

Prenons une entreprise standard, genre Castorama. Elle vend des outils et des intrants chimiques pour la jardin. C'est pas vraiment une boite responsable, puisque ses "magasins" sont des entrepôts en métal tellement mal isolés que ca fait peur. Bref, mais passons... Et si je me trompe sur le sujet de Castorama, faut pas hésiter à corriger par commentaire interposé. Mais c'est pas son coeur de métier le développement durable. Bah ouais, Castorama leur métier c'est de vendre des outils et des clous, c'est tout. D'ailleurs, des clous et des nèfles aussi.

Par contre, Center Parcs c'est leur job le développement durable. Bah oui : un parc en pleine nature c'est durable ! D'ailleurs, la nature c'est durable. Pas besoin d'en faire des tonnes hein ? C'est naturel qu'un parc en plein nature soit durable. J'arrête là où tout le monde a compris ?

Non, vous ne saisissez pas où je veux en venir ? C'est normal.

Aujourd'hui, une personne bien sous tous rapports -elle s'occupe d'une grosse association environnementale française- m'a forwardé un email sympa, email qui fait la promo de Center Parcs et de sa politique de Développement Durable. Mais, car il y a un mais, la vidéo ne raconte pas grand chose, et le PDF "Infos DD Center Parcs" donne quelques billes de gomme arabique à mâcher pour les plus impatients.

Ce qui est drôle avec Center Parcs, c'est que le même jour les joyeux drilles de l'en dehors publient quelques informations qui vont plutôt contre les vertues sociales et financières du développement durable.

Alors ? Que comprendre de la stratégie de développement durable de Center Parcs ?

edit : en fait, la vidéo est maladroite et y'en a qui devraient media-trainer un peu plus avant de se faire shooter sur une vidéo amateur :-)
Idem côté L'En Dehors, ca manque de sources et d'infos recoupées... :-s décidément, on saura jamais qui croire sérieusement :-D

vous l'aurez noté, ce post est au 2nd degré ;-)

vendredi 13 juin 2008

Planète Sacrée : enfin un portail positif porteur de solutions quotidiennes écologiques !

Voilà !

Cela fait quelques heures que certains de mes camarades de jeux professionnels ont publié Planète Sacrée !

Un portail qui présente des solutions écologiques viables, positives, constructives, cela faisait 3 ans que j'attendais cela...

Intitulé "le site mondial des solutions pour sauver la planète", ce portail ouvre de larges perspectives pour le grand public et mettre en pratique des solutions écologiques viables.

Alors encore bravo à toute l'équipe de Planète Sacrée !!

J'ai travaillé pendant plus de 10 mois à créer ce type d'outil d'information il y a 2 ans, et n'ai pas pu aller jusqu'au bout du projet, faute de ressources. Maintenant qu'un outil existe pour le grand public, on va s'affairer à le faire connaître et l'alimenter :-)

jeudi 29 mai 2008

publicité durables, BVP et WWF : to be continued... ?

CB News nous gratifie aujourd'hui d'une news où le BVP encore une fois n'est pas très raccord avec une éthique "durable".

In extenso, en voici l'intégrale :

"

Le WWF commente les résultats de l'enquête Publicité et Environnement

Le WWF a réagi aux résultats de la deuxième étude menée par le BVP et l'Ademe sur l'utilisation de l'argument écologique par la publicité. Pour mémoire, elle montre une augmentation sensible, de 64.1% à 81.9% entre 2006 et 2007, des dossiers conformes avec la déontologie du BVP, ainsi qu'une augmentation de l'utilisation de l'argument écologique, qui se retrouve dans 3 % des publicités (vs 1.2% l'an passé). "Il faut pouvoir comparer des choses comparables ! Entre la campagne de la marque Ultra pack (filtre à eau de robinet) passée inaperçue et les campagnes de promotion de Volkswagen pour son 4x4 Tiguan ou sa Passat pseudo écologique qui s'étalent sur nos murs et dans la presse magazine, on n'est pas dans la même dimension en terme de puissance d'exposition auprès du public. Pourtant la première est citée et pas les secondes dans ce rapport", commente Jacques-Olivier Barthes, directeur de la communication du WWF-France qui dénonce par ailleurs l’absence de pondération par la puissance du plan média. Autres points noirs, "le silence assourdissant sur la question du non respect systématique des dispositions de la directive européenne 1999/94/CE" (indiquant la consommation des véhicules et leurs émissions de CO2) toujours pas respectée les constructeurs automobiles et "l’esquive" du BVP "se défaussant sur les pouvoirs publics" face aux quelques 200 plaintes déposées sur ce point.

"


On notera que le BVP une fois de plus s'illustre par sa position ouvertement pro-annonceurs. C'est logique puisqu'à ma connaissance finalement rien n'a évolué au niveau de la gouvernance pro-environnement au BVP.

Plus finement, malgré les quelques annonces (de simples effets ?) pro-écolo dans les agences de communication et d'événementiel, que voit-on avancer concrètement côté grand public ?

  • Des annonceurs qui augmentent leur verdissement de campagnes.
  • Un BVP qui campe sur ses positions, et qui se déchargerai sur le secteur public (" c'est pas ma faut à moi, moi Lolita " ?).

Et pendant ce temps là, des industriels avancent dans l'ombre avec des produits réellement positifs pour limiter au maximum l'impact sur Terre et protéger le vivant. Parmi eux, certains constructeurs de maison écolos-passives-voire à énergie positive (si si !). Et des regroupements de citoyens pour construire des réponses rapides aux questions posées vis à vis du réchauffement climatique et des crises socio-environnementales à venir.

Ce que le BVP ne fait pas, les citoyens sauront choisir utilement. On voit déjà poindre ca et là des régies publicitaires éthiques (citons Goodaction, qui est dirigée par un ami : www.goodaction.org), des agences de communication réellement éthiques, responsables et impliquées à coeur... Bref : le meilleur est à venir pour ces alter-acteurs, des consom'acteurs, car aux vues de l'évolution du cours du pétrole, je ne suis pas certain que le modèle socio-économique occidental puisse tenir longtemps.

Des avis ?

mercredi 12 mars 2008

Communication urbaine et Développement Durable

L'union des annonceurs (UDA) avec la signature récente de la Charte DD nous gratifie enfin d'une démarche formelle en matière de communication responsable. Pour autant, les entreprises du CAC40 et les adhérents à l'UDA ont encore un superbe chemin à parcourir pour fleurir leur route.


Si les annonceurs s'y sont mis, restent encore les supports, et notamment ceux qui trouve en ville, dans leur superbe densité, et une plastique ultra-contemporaine. Si on ouvre le champ des possibles, et qu'on regarde de près : on a d'un côté JC Decaux, leader, et de l'autre ses deux voisins de palier : le texan Clear Channel et CBS Outdoor (partie française de l'ex géant Viacom).

Et alors, mon bon monsieur, pourquoi JC, CC, et CBS ne sont-ils pas entendus plus que ca dans la presse au niveau du Développement Durable ? Pourtant la comm. est leur métier. Et leur position dans la société et surtout sur la couverture urbaine est dominante. On peut le dire, la couverture de la population est dominée par JC Decaux, et les autres. Donc ?


En aparté, toutes les villes et leur mobilier urbain évoluent progressivement vers le DD. Tous les équipements urbains installés sur la voie publique doivent avant tout répondre aux besoins de ses cibles. Et les cibles, ce sont les usagers, qui ont affirmés - via de splendides sondages - qu'ils sont ouverts et proches des questions de DD, le respect de son environnement de vie, etc.


Premier cas : JC Decaux

Plus de 300.000 faces, plus de 30 megapoles, plus de 170 millions de viewers de par le monde. Beau potentiel pour rendre une communication durable au niveau global.
Qu'est-ce qui fait que JC Decaux ne se positionne pas fortement sur ce créneau plus qu'à la mode ?

Pourtant en matière de communication globale, JC Decaux se pose bien là : le panneau SWIP combine affichage et push en WAP, les panneaux events comme pour le carrés géants de chocolat sur les abribus (ah le marketing sensoriel global, on en est pas loin...), et et et ... les espaces aux enchères pour le Téléthon (et oui, on se refait pas, quand on est un ancien AFM, ca marque un esprit un partenariat aussi beau :-). Et on entre là dans la sphère de la communication responsable, celle qui fait que l'engagement sociétal se conjugue vraiment au présent.

Qu'est-ce qui manque alors au catalogue ? Les MUPI en teck certifié FSC issu de commerce responsable/équitable ? Du kakemono avec de la soie naturelle teintée avec des encres végétales ? Et avec des panneaux lumineux interactifs tactils à LED, merci la baisse de consommation électrique :-)


Second cas : Clear Channel

Comme chez JC Decaux, chez Clear Channel Outdoor, on met à dispo des vélos pour les villes : Dijon, Perpignan par exemple (et JCD qui pour sa part couvre Lyon et Paris). Un vélo : ca c'est durable comme moyen de transport. Et comment communiquer durable sur ces autres supports que sont les vélos ? Quelques pistes : des visuels en papier léger imprimés avec de l'encre végétale, de la communication éphémère avec des matières biodégradables, et pourquoi pas histoire de se faire voir encore plus : des petits drapeaux comme sur les vélos des enfants ? Sympa et festif, simple, petite surface, visible.
Mais Clear Channel, c'est surtout plus de 700.000 espaces dans le monde (aux dernières nouvelles), et un réseau mondial plus large avec les autres médias du groupe, dont les radios. Ce qui veut dire qu'en terme de communication globale et locale, CC peut aller loin. Et le global et le local, c'est l'une des références claire du DD.


Troisième cas : CBS Outdoor (ex Viacom)
On va faire court, Viacom est moins connu. Pourtant, chez Viacom/CBS, le procédé d'impression sur toile est une cible DD intéressante. La toile "durable" ca existe, l'impression avec de l'encre végétale, saine et naturelle aussi. Reste à marier les deux :-) Et là, les grands de l'impression de mémoire ne s'y sont pas encore mis. Même Epson ... Pourquoi ? Réponse : trop cher ? A court terme oui, à long terme non. Pourquoi ? Parce que les encres chimiques, plus ou moins à base de pétrole, ne vont pas tenir le coup longtemps. D'ailleurs à propos de notre cher pétrole, la plupart des mobiliers urbains sont à base de produits polymères, de produits de synthèse, etc. Or donc, le mobilier urbain ne pourra être que naturel et durable, ou ne sera pas.



Le marché des techniques et des matières est mûr aujourd'hui. Les fournisseurs de matières existent en France et à l'étranger, les sources sont là, les créateurs motivés, les circuits "alternatifs" se structurent en réseaux, ce qui laisse de beaux potentiels pour redévelopper des produits vers le respect de l'environnement, et notamment de l'environnement urbain.

Au passage, rappelons aujourd'hui que la biodiversité urbaine est plus large que la biodiversité du plateau de la Grande Beauce agricole, donc autant faire en sorte que le vivant urbain puisse vivre confortablement avec le mobilier en ville :-)