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mardi 11 mars 2008
Par M. le mardi 11 mars 2008, 23:07
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samedi 9 février 2008
Par M. le samedi 9 février 2008, 12:28
Laurence pose la question des liens amitié-business et compatibilité entre les 2, dans l'un de ses billets récents.
Il est évident que si l'on parle de business au sens des années 70-80 à l'américaine, totalement dépassé, on aura vite fait le tour. Regardez Dallas (que je n'ai jamais vu, mais j'ai assez lu et entendu de choses dessus pour en saisir l'essence) et vous comprendrez.
A côté de cela, il y a des boites qui associent intérêt général et nécessité à avoir un salaire pour ses salariés, bien avant l'idée de dégager des bénéfices, et qui en plus travaillent pour des organisations et des projets que les grosses boites n'iront pas draguer ("oh la ! tu comprends coco, qu'est ce qu'on va aller se faire ...... à aller leur fourguer nos services alors qu'ils ont pas une thune ?" comprendre par là qu'à moins de 100.000 euros la prestation assurée par des stagiaires, ca vaut pas le coup). Ok je tire le trait, volontairement, ceci dit, j'en rencontre encore des acteurs qui bossent "dans la comm." (comprendre : qui font de la pub pour de la lessive ou du dentifrice) et qui tiennent ce genre de propos.
Dans un tel cas de figure, comment aller leur faire comprendre qu'ils pourraient avoir un intérêt à travailler avec des acteurs non-marchands ? Exercice difficile auquel je ne me frotte pas, ayant de l'énergie à mettre dans des projets positifs avant tout.
Voilà, le sac est vidé pour 2 heures...
Pour revenir sur notre sujet de départ, quand on fait le choix de travailler pour l'intérêt général, c'est aussi parce que, dans une certaine mesure, l'ego, le gros ego de nos chers Texans de Dallas, est suffisament mis en retrait, voire effacé, pour que l'on pense d'abord à l'intérêt du projet (et non pas à l'intérêt du budget et de la marge sauvage qu'on va faire) et à l'intérêt des personnes pour la boite avec laquelle on collabore.
Or donc, si cette fameuse boite fonctionne essentiellement avec des amis, et des amis d'amis, plutôt qu'avec des personnes recrutées par annonces, c'est parce que le contact humain, le fameux lien, le lien social donc, est beaucoup plus fort. N'est-il pas plus simple de travailler avec des personnes qu'on connait assez bien, plutôt qu'avec des personnes au profil plus vague ?
A mon sens, motivation et comportement sont bien plus importants que compétences et diplômes. Vaste sujet donc.
Et quel rapport avec le "marketing durable" ? C'est simple. Comme nous avons pu le survoler très vite hier avec PPC et Xtof, dans "durable" il y a "social" et donc "lien".
En résumé, si vous voulez vendre des produits ou des services, il est aujourd'hui essentiel de véhiculer avec profondeur du sens, et de tisser du lien. Souvenons-nous des travaux des sociologues des années 90s : les évolutions sociétales d'alors étaient observées au sein de micro-communautés, de tribus, dont certains vendeurs de téléphonie mobile se sont gavés.
Plus fort, les tribus alors observées, qui cassent depuis lors très largement les pauvres segmentations CSP-/CSP+ etc., changaient à l'époque déjà de comportements :
- plus proches de valeurs vraies,
- plus de contacts,
- plus de lien social,
- le retour à la terre pour certains (combien de personnes travaillent en ville
et ont choisis de vivre à la campagne ? Même si d'un certain point de vue c'est
abbérant sur le plan du bilan écologique global ?),
- plus de spiritualité, mais moins de religions occidentales,
- plus de bien être (ah, le fameux cocooning...)
- et enfin plus de développement personnel.
Finalement est-ce à dire que ces tribus nouvelles, dont les Créatifs Culturels (oui, je crois que j'en fais partie), sont des egocentriques (cf. "développement personnel"), ou bien au contraire cherchent-ils un cheminement qui leur permet de s'ouvrir plus encore aux autres, et à créer de nouveaux liens ?
D'un point de vue pratique et pragmatique, est-ce dans une démarche marchande où vie perso et vie pro se mélangent (sans se confondre, attention) qu'il pourrait y avoir le plus de réussite ? Le syndrome "Loft Story" est-il une cause ou une conséquence de ce changement de comportement ?
Et pour reboucler sur l'amitié et la vie pro, tout cela ne va-t-il finalement pas dans le même sens ? Celui d'une plus belle vie collective ET individuelle, où chaque espace est clairement délimité mais permissif ?
mercredi 14 novembre 2007
Par M. le mercredi 14 novembre 2007, 08:54