Mike Metz - Développement durable et marketing éthique

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vendredi 13 juin 2008

Planète Sacrée : enfin un portail positif porteur de solutions quotidiennes écologiques !

Voilà !

Cela fait quelques heures que certains de mes camarades de jeux professionnels ont publié Planète Sacrée !

Un portail qui présente des solutions écologiques viables, positives, constructives, cela faisait 3 ans que j'attendais cela...

Intitulé "le site mondial des solutions pour sauver la planète", ce portail ouvre de larges perspectives pour le grand public et mettre en pratique des solutions écologiques viables.

Alors encore bravo à toute l'équipe de Planète Sacrée !!

J'ai travaillé pendant plus de 10 mois à créer ce type d'outil d'information il y a 2 ans, et n'ai pas pu aller jusqu'au bout du projet, faute de ressources. Maintenant qu'un outil existe pour le grand public, on va s'affairer à le faire connaître et l'alimenter :-)

jeudi 29 mai 2008

publicité durables, BVP et WWF : to be continued... ?

CB News nous gratifie aujourd'hui d'une news où le BVP encore une fois n'est pas très raccord avec une éthique "durable".

In extenso, en voici l'intégrale :

"

Le WWF commente les résultats de l'enquête Publicité et Environnement

Le WWF a réagi aux résultats de la deuxième étude menée par le BVP et l'Ademe sur l'utilisation de l'argument écologique par la publicité. Pour mémoire, elle montre une augmentation sensible, de 64.1% à 81.9% entre 2006 et 2007, des dossiers conformes avec la déontologie du BVP, ainsi qu'une augmentation de l'utilisation de l'argument écologique, qui se retrouve dans 3 % des publicités (vs 1.2% l'an passé). "Il faut pouvoir comparer des choses comparables ! Entre la campagne de la marque Ultra pack (filtre à eau de robinet) passée inaperçue et les campagnes de promotion de Volkswagen pour son 4x4 Tiguan ou sa Passat pseudo écologique qui s'étalent sur nos murs et dans la presse magazine, on n'est pas dans la même dimension en terme de puissance d'exposition auprès du public. Pourtant la première est citée et pas les secondes dans ce rapport", commente Jacques-Olivier Barthes, directeur de la communication du WWF-France qui dénonce par ailleurs l’absence de pondération par la puissance du plan média. Autres points noirs, "le silence assourdissant sur la question du non respect systématique des dispositions de la directive européenne 1999/94/CE" (indiquant la consommation des véhicules et leurs émissions de CO2) toujours pas respectée les constructeurs automobiles et "l’esquive" du BVP "se défaussant sur les pouvoirs publics" face aux quelques 200 plaintes déposées sur ce point.

"


On notera que le BVP une fois de plus s'illustre par sa position ouvertement pro-annonceurs. C'est logique puisqu'à ma connaissance finalement rien n'a évolué au niveau de la gouvernance pro-environnement au BVP.

Plus finement, malgré les quelques annonces (de simples effets ?) pro-écolo dans les agences de communication et d'événementiel, que voit-on avancer concrètement côté grand public ?

  • Des annonceurs qui augmentent leur verdissement de campagnes.
  • Un BVP qui campe sur ses positions, et qui se déchargerai sur le secteur public (" c'est pas ma faut à moi, moi Lolita " ?).

Et pendant ce temps là, des industriels avancent dans l'ombre avec des produits réellement positifs pour limiter au maximum l'impact sur Terre et protéger le vivant. Parmi eux, certains constructeurs de maison écolos-passives-voire à énergie positive (si si !). Et des regroupements de citoyens pour construire des réponses rapides aux questions posées vis à vis du réchauffement climatique et des crises socio-environnementales à venir.

Ce que le BVP ne fait pas, les citoyens sauront choisir utilement. On voit déjà poindre ca et là des régies publicitaires éthiques (citons Goodaction, qui est dirigée par un ami : www.goodaction.org), des agences de communication réellement éthiques, responsables et impliquées à coeur... Bref : le meilleur est à venir pour ces alter-acteurs, des consom'acteurs, car aux vues de l'évolution du cours du pétrole, je ne suis pas certain que le modèle socio-économique occidental puisse tenir longtemps.

Des avis ?

jeudi 8 mai 2008

éco-business model, éco-business plan ?

Quand on parle développement d'activité, il arrive souvent, voire même quasiment systématiquement, que l'on parle business model et business plan. Très grossièrement, cela permet de définir ce qu'on fait et combien de ressources financières l'activité pourrait permettre de dégager.

Cependant, dans ce modèle de vertu économique, combien d'entrepreneurs, de créateurs, d'entreprises, d'institutions, oublient les aspects sociaux et environnementaux dans cette modélisation ?

80, 90, 95% ?

Si l'on se place du côté des investisseurs, des financeurs, des business angels, des banquiers, seul -a priori- l'aspect financier compte.

Du point de vue de l'équilibre sur le long terme de l'activité, il convient de voir les flux de ressources humaines, autrement dit qui et comment travailleront les personnes au sein de l'organisation, et les flux de matières, c'est à dire matières premières, coûts énergétiques, etc., et c'est là notamment une part de l'aspect environnemental.

Donc, si l'on veut se projeter durablement dans une activité qui permette de créer de l'emploi, et faire en sorte que les coûts cachés soient au moins partiellement pris en compte, il est nécessaire de comptabiliser les coûts sociaux et environnementaux, et les impacts lorsqu'il ne s'agit pas des coûts facilement quantifiables.

Avec la prise en compte des trois fameux piliers du développement durable -économie, écologie et social- on en vient à s'approcher d'une modélisation plus réaliste de l'activité d'une entreprise (ou d'une association).

Nous obtenons donc une première matrice de 6 critères :

- quantifiables : social, environnemental et économique

- qualifiables : social, environnemental et économique

La première partie de l'exercice est donc de lister, puis d'ordonner, les critères dont on ne parle pas dans un éco-business model ou un éco-business plan, et les coûts cachés de l'activité.

Partons d'un exemple, histoire d'avoir une approche pédagogique et maieutique.

Un salarié démissionne (ca vous rappelle quelque chose ?). Combien ca coûte ?

Humainement, c'est nécessairement une perte (temporaire le plus souvent). S'il s'agit d'une personne avec un profil sénior : c'est une perte d'autant plus importante qu'elle part avec des compétences, de l'expérience, voire qu'elle implique une désorganisation s'il s'agit d'un manager -entre autre critères-

Il faut rechercher quelqu'un pour le ou la remplacer, réorganiser le travail des collaborateurs en fonction de cette hypothèse nouvelle, répartir les tâches autant que faire se peut auprès de tiers, etc.

Prenons en compte le temps que tout ceci prend sur le temps de travail théorique d'une journée, d'une semaine ou d'un mois... Vous voyez où cela nous mène ?

A l'arrivée du ou de la remplaçant(e), il faut intégrer, initier, expliquer, former, aux habitudes, process et autres méthodes plus ou moins spécifiques de l'organisation : du temps, des compétences, une organisation spécifique à mettre en place.

Si la personne démissionnaire était manager, son (sa) remplaçant(e) doit apprendre à connaître la nouvelle équipe, les projets en cours, etc. : il y a un rythme à reprendre pour arriver à un niveau similaire à l'ancien manager.

Vous avez compté tout cela dans les "pertes", ou tout du moins dans la baisse de production de l'entreprise ? Non ? Dommage... :-)

Autre exemple plus positif cette fois ci : les plantes en entreprise.

Outre le fait qu'elles décorent, elles permettent surtout d'avoir un air sain. Une dizaine de plantes permettent de filtrer l'air de votre bureau, de votre maison, de la cave, de la cuisine... Bref, si vous habitez ou travaillez dans une zone polluée, et qu'il n'y est pas évident de dépolluer, la solution peut sans doute arriver par les plantes. Attention : toutes ne le font pas.

Le gain ? Une meilleure santé pour les salariés, un certain "gain de productivité" pour les "travailleurs d'usine", en tous cas un mieux être certain, sur lequel il faut informer en interne, et communiquer en externe.

Les plantes qui filtrent l'air et dépolluent sont présentés un peu partout sur le web. On en parle notamment sur :

http://www.unhomme.fr/page-al-plante_anti_pollution.html

le classique Wikipédia : http://fr.ekopedia.org/D%C3%A9pollution_de_l%27air_par_les_plantes

http://www.actualites-news-environnement.com/15850-plantes-depolluer-air-interieur-habitat.html

http://lepetitmondedaudrey.alloforum.com/plantes-pour-depolluer-maison-i6268.html

http://espace.canoe.ca/Viridis/blog/view/38591

En conclusion, je pense publier d'ici quelques semaines une grille d'éco-business plan, avec comparatif d'un BP classique sans prise en compte des aspects sociaux, sociétaux, culturels et environnementaux.

Des éléments à ajouter ?

vendredi 18 avril 2008

L’écologie c’est 100% de positif

 

Dans mon cheminement personnel vers une vie simple, propre, pure, verte et vertueuse, chargée de contemplations et d’amour (ouf ?), je considère que l’écologie et la recherche d’un équilibre qu’on qualifie de « durable » c’est 100% de positif.

 

Pourquoi ? Si les plus engagés d’entre vous lecteurs, avez déjà lu les écrits signés par Nicolas Hulot (pédagogue écolo moderne), Pierre Rabhi (agro-écologiste ou éco-agronome repousseur de désert), Hubert Reeves (rêveur solidaire), Mickey 3D (chanteur engagé à la voix un peu triste), et tant d’autres, alors vous pouvez arrêter de lire, vous savez ce que je vais écrire.

 

Pour les autres, suivez ces quelques lignes avec amour et délectation :-)

 

Pourquoi donc est-ce positif ?

 

D’abord parce que c’est plus simple : plus direct entre la production et la consommation, moins d’emballages, des produits sains et naturels, peu d’énergie dépensée pour produire et servir, plus d’apprentissages pour trouver les produits et comprendre la logique de production, plus de lien social.

 

Ensuite parce que c’est plus beau : avez-vous déjà regardé une pomme bio ? Elle est irrégulière, tâchetée, multicolore, fondamentalement vivante. Vous préférez l’uniformité ? Soit, ceci dit la nature est tout sauf uniforme, l’uniformité est un artifice pour vous faire croire que la vie est lisse et rassurante :-)

 

Enfin parce que c’est plus équilibré. Entre des haricots africains et des haricots européens, les premiers seront sans doute moins chers par un jeu artificiel de financements entre l’Europe et l’Afrique lui-même financé par les impôts et taxes, les seconds sont sans doute plus chers à l’achat mais ca va directement dans la poche du producteur, c’est donc équitable et plus équilibré pour tous.

 

Et vous, votre vie, vous la voyez positive ?

Gaz à effets de serre – objectif 2025

Avertissement au lecteur (pour celles ou ceux qui auraient du mal à décrypter) : ceci est une chronique cynique et décalée, c’est de l’humour noir (aussi visqueux et sombre que le pétrole), à prendre au troisième degré avec des pincettes et des gants (le pétrole ca tâche, ca sent pas bon, ca pollue, ca tue et ca déteint, d’où le besoin de gants).

 

 

 

Vous vous souvenez de cette oeuvre majeure de la littérature jeunesse signée par Hergé : « Tintin » ? Avec Tintin à l’époque on pouvait rêver pour partir sur la Lune avec « Objectif Lune ».

 

Et bien un auteur de blagues contemporain nous ressort, que dis-je un storyteller de la dernière heure, « Objectif 2025 : 0 gaz ». Non je ne vous parle pas là de produits malencontreux de la digestion bovine ou humaine, mais bien plus largement des gros gaz à effets de serre, dont les sus-nommés font bien entendu partie. :-)

 

G.W. Bush, le junior donc, nous a concocté une splendide annonce : il propose ni plus ni moins en toute simplicité de « stabiliser les gaz à effets de serre en 2025 ».

 

Outre le côté fanfaron du personnage, qui n’est pas sans rappeler parfois les plus grands acteurs de la première moitié du 20 » siècle, soulignons surtout son énorme performance neuronale. Suivez mon raisonnement :

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jeudi 17 avril 2008

LeMonde.fr pourrait-il contrôler ses pubs svp ?

Je fais un commentaire sur l'éthique de la capture d'écran de ce jour, ou bien ?




lundi 7 avril 2008

sécuriser la vie associative ?

Pour une fois, je ne vais pas poster sur le Développement Durable, ou bien sur un quelconque greenwashing, mais bien sur un fondamental français : la vie associative et sa sécurité.

Jusqu'ici, les pirates (de la route, des mers, de l'Internet...) s'attaquaient soit à des activités marchandes très en vue (CAC 40, marché Euronext, international big brothers companies, ...), soit à certaines actions non-marchandes internationales.

Aujourd'hui, la donne a changé. Avec l'arrivée de la technologie à bas coûts dans les pays dits "en voie de développement", auxquels j'ajoute avec légèreté les pays d'Europe de l'Est, l'Inde, la Turquie ... et la Chine (royaume du Grand Bonheur Universel).

Loin de moi l'idée de faire peur, il s'avère cependant que depuis 18 mois, les actions pirates diverses et variées fleurissent dans les champs associatifs et caritatifs en France comme à l'étranger. Etrange phénomène me diriez-vous ? Pas tant que ca si l'on se réfère à un point : la secteur associatif se professionnalise, de l'autre côté de la frontière les pirates qui ont rarement de retard à l'allumage sont aussi là pour veiller au grain et tirer une part du gâteau pour mieux se nourrir, le tout sans éthique ni code d'honneur, voire parfois même sans conscience des actions réalisées et de leurs impacts.

En bref, si jusqu'à 2005 les ONG étaient plutôt des expertes de la sécurité à l'étranger, dans une certaine mesure, désormais il faudra compter sur les mêmes questions pour les associations sur le territoire métropolitain français.

Pour ne pas faire de mauvaises ondes, là où il n'y a pas lieu de crier au loup, on oubliera donc très vite sur les passages obscurs récents qui ont secoués notre belle économie sociale et solidaire (oups, le mot est lâché), pour mieux concentrer nos énergies positives sur des avancées utiles.
Néanmoins, j'espère que le message saura passer et être désormais défendu auprès des décideurs et entrepreneurs solidaires :-)


edit du 8 avril : ah, un autre épisode de ce jour me fait dire que décidément, l'ambiance est chaude... :-)

samedi 5 avril 2008

et si on modernisait le commerce "alternatif" ?

je n'ai rien contre les ventes généreuses réalisées par les ONG : elles sont utiles, véhiculent une bonne image de marque, permettent de gagner un peu de petits sous pour financer les projets associatifs. Cependant, la plupart de ces événements ont un format qui correspond à des types de populations précis, populations qui vont en se raréfiant avec le temps.

Oui, le propos est dur et l'analyse nécessaire. Cependant, on peut constater que la collecte de fonds et les chiffres d'affaires du tiers secteur tendent à se segmenter entre généreux participants et bénévoles traditionnels (cf. photo), et d'autres tribus de populations, plus jeunes, ou ayant d'autres habitudes ou cultures.

Et c'est à ces nouvelles tribus là que je veux aujourd'hui parler pour leur faire passer mes valeurs, équitables, écologiques, solidaires, ouvertes, participatives, et les faire entrer dans une sphère vertueuse très ancrée dans le 21ème siècle. C'est aux Créatifs Culturels, et à toutes les autres tribus qu'aujourd'hui l'économie sociale et solidaire, les associations, les institutions publiques, le tiers-secteur, doivent parler en direct.


La question qui se pose est simple de fait : comment intéresser et comment moderniser les commerces dits "alternatifs" ? Non pas que Oxfam ou Artisans du Monde soient des structures aux manières poussiéreuses, non loin de moi cette idée, j'adore autant la démarche que la simplicité et les produits de ces organisations, il me semble simplement qu'il y a  un "autre plus" à travailler pour celles et ceux que le commerce bio rebute parce que "vous comprenez c'est moche et c'est roots votre boutique". Si en synthèse Alter Mundi Paris est un concept-store à copier, il en reste pas moins que le plus large travail de modernisation se situe aussi en terme de marketing et de communication des offres, des produits et services, et d'une manière plus large de la couche "cosmétique" à appliquer à ce mouvement qui prend de la force.

Rappelons qu'aux USA, les Créatifs Culturels représenteraient 25% de la population ! Autant en France ? Peut-être plus ? Et si on ajoute les bobos, les no-no, etc. ? Combien de tribus alter-sensibles séduire avec d'autres manières qu'un plan de travail, 3 chaises et un joli sourire d'une personne bénévole qui n'est pas toujours sensibilisée aux questions commerciales, au facing, à la fidélisation, voire à la connaissance et à l'histoire des produits, et qui s'accroche à la cause par sa vision et ses valeurs ?

Sans vouloir faire d'étude de cas ici, prenons une autre photo :



qu'y voit-on ?

un travail sur les couleurs, des étagères qui mettent parfois en scène les produits, voire qui les valorisent, l'endroit est rythmé, nous ne sommes pas sur un linéaire de produits, etc. Une ambiance est créée.


Allons plus loin pour donner du rythme et une touche authentique aux produits quand c'est nécessaire. Si on reprend le principe de l'étagère légèrement habillée et travaillée, ca peut donner ca (pas de promo pour une boutique en particulier, c'est juste un exemple) :





A priori cette étagère est en bois : flacons de verre fragiles, beaucoup de poids, etc. Ok. Et si on utilisait, comme pour la vente d'Oxfam du début de ce post, des matériaux légers pour cet événement, comme du carton ? Le mobilier pour l'événementiel et pour la maison, en carton, ca existe. Les techniques de conception/fabrication de mobiliers carton sont maitrisées, archi-connues, sont basées sur le recyclage de produits existants et sur de la récupération. Les meubles ainsi créés sont solides et légers, et ne comportent pas de COV (colles à base d'eau avec produits sains et naturels).

Prenons un exemple concret, Ideo (oui, la marque de vêtements éthiques) sur un salon de mode équitable récemment, ca donne ca :



















et puis ca :




















que manque-t-il à cela ? le look un peu moins "roots" dont on nous a parlé plus haut.

Je vais chercher une ressource qui sait faire ce qu'il faut avec des peintures et pigments naturels, sains et donc écologiques.
Visuellement, ca peut donner ca :






Ca connecte tout ca non ? Ok, vous n'aimez pas le style visuellement des meubles ci-dessus ? et avec ca :


 

voilà, un peu de peinture en trompe l'oeil, et hop vite imité le bois sur support carton... :-)

Solidité et esthétique garantis, avec du recyclage et de la peinture naturelle et saine !

C'est possible donc de faire différent, de réaliser du moderne, car avec le trompe l'oeil ca peut aller très loin :-)


Des réactions, des commentaires, des sources à explorer en la matière ?

edit : Nathalie a bien rigolé en lisant ce post, d'autres réactions ?


edit 2 : merci Thierry de m'avoir poussé à réactualiser ce post : http://www.artisansdumonde.org/livret-agir.htm

edit 3 : une autre démarche est possible, celle-ci est claire et va à l'essentiel : http://www.akordi-coop.org/spip.php?article51




crédits photos :

http://flickr.com/photos/9873638@N07/2086722412/in/set-72157603270375983/

http://flickr.com/photos/oxfam-magasinsdumonde/2068562226/

http://flickr.com/photos/9873638@N07/2055175757/

http://ideo.typepad.fr/.shared/image.html?/photos/uncategorized/2008/02/04/bb_03_2.jpg

http://www.ode-rose.com/

http://dko2reves.zeblog.com/

vendredi 4 avril 2008

Design de produits et services durables : tu fais quoi en juin 2008 ??

En juin 2008 se tiendra un gentil événement bien sympa : Green by Design 2008.


Sobrement sous-titré "strategies, tools and markets for product innovation", ce joli événement nous propose de réunir quelques think tank ès design durable, de secouer le tout, et de voir quel mixture il va sortir, afin qu'on puisse la boire avec délice aux beaux jours venus.


Si on y regarde de plus près, nous pourrons rencontrer lors de ce splendide événement auquel je n'irai pas joyeusement baguenauder :

- Procter & Gamble (vendeur multi-marques de produits chimiques)

- 3M (l'autre inventeur du papier recollable, plus fort que Venilia)

- Nike (marque de chaussures sous-traitées en Asie du sud-est du Sud)

- Wall Mart (grand épicier généraliste aux volumes de ventes d'une humilité à toute épreuve)

- Xerox (si si, souvenez vous, ceux qui se sont fait voler leur idée d'interface graphique par la marque à la Pomme, elle même s'étant faite croquer par un étudiant à lunettes devenu multi-milliardaire)

- BASF (grand chimiquier d'origine allemande vendeur de cassettes vidéos multicolores de rêve)

- DuPont (autre grand chimiquier de synthèse, inventeur du bas à résille sensuellement érotique)

- General Electric (commerçant de quartier, revendeur de voitures d'occasion, car "acheter chez GE une voiture, c'est une véritable occasion d'acheter une belle voiture")

etc.


Bref tout ce beau monde réunit en ce sacro-saint mois de juin, où les papillons batifolent gaiement dans les champs, où les oiseaux rayonnants de beauté nous content leurs histoires et s'envolent dans un air chaud et sec qui annonce le début de l'été, où les grands-mères provencales étendent leur linge en bordure de la maisonnette, et ramassent quelques fleurs délicatement pour les faire sécher et embaumer l'air de la maisonnée... ah ....

et pendant ce temps-là, nos chères grosses têtes blondes expertes en Développement Durable vont nous servir un colloque en veux-tu en voilà, avec show à l'américaine, petits fours (bios et équitables j'espère ?), programme millimétré et tendu comme un ... tronc de peuplier italien vers le ciel, bref : que du bonheur.


Or donc, après ces quelques lignes de diatribes saugrenues, qu'attendre d'un tel programme, où après une première lecture désabusée, j'y suis revenu, et ai cherché -en vain- un expert issu du secteur public, voire ô comble d'infamie, un expert de la société civile ? Quoi ? Pas un seul expert en business vert ? ni au sein d'une grosse agence gouvernementale, ni dans une PME verte et high-tech de Californie, ni même le gouverneur vert et musclé de Californie ? nobody qui viendrait de chez Greenpeace et passerait la tête en disant : "hey guys and dolls, i'been told u needa lotta peace. Dat's rite, we're gonna be quite cool na, 'n i wanna be dere to have good vibes speech together". Non rien de rien, non ... Piaf n'aurait pas chanté ca je crois.


Alors, si on fait que dans le "mainstream", quelle place donner aux inventeurs géniaux qui font du vert et local, industrialisable et équitable, coopératif et reversant une part utile à des oeuvres et autres 'foundations' ?

Réponse : aucune place ? si si, noyé au milieu de la masse, j'ai vu des pedigrees verts de jeunes qui ont monté leur start-up. Mais entre les start-up et les brick and mortar, il y a aussi toutes ces business entities qui emploient bien, qui paient bien, qui vendent bien, qui vivent bien, qui font économiser des ressources à leur client.


c'est un big business meeting, avec un site web baclé par un stagiaire en première année ?

Non, c'est un event américain, où il ne faut surtout pas s'arrêter à la première impression, tout lire, pour s'apercevoir que c'est un bien événement finalement, avec plein d'idées à grappiller.



Qui m'offre le séjour pour aller faire un séjour de veille là-bas avec un comparse tout aussi green et english-speaking dans le texte que moi ?

jeudi 3 avril 2008

La semaine du Développement Durable

Cette semaine, c'est LA semaine du Développement Durable, où l'on peut voir dans une splendide double page, à gauche un sujet politique, et à droite une publicité pour la RATP qui lave plus vert que vert.


Mais le propos du jour n'est pas là : si vous voulez faire une action rapide et sympa, un bien joli jeu qui vous sensibilisera vous et vos proches, alors participez à "Durable et vous" : http://www.durable-et-vous.com

durable-et-vous.com : quel eco-citoyen êtes-vous ?
Recommandé par des Influenceurs


N'hésitez pas à participer activement, et à en parler à vos voisins, amis, parents, frères et soeurs, collègues... :-)

samedi 29 mars 2008

citations que j'aime et que je cultive

post court - stop

citations aimées et cultivées - stop

réactions vivement recommandées - stop

love and hope.



"Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde."
GANDHI
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"Créer, non posséder ; oeuvrer, non retenir ; accroître, non dominer."
Lao Tseu
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"Servir sans asservir ni se servir"
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1. Tu ne seras pas curieux et tu n'épieras pas; ne quitte pas le cercle de tes propres pensées.
2. Tu ne critiqueras pas et tu ne feras jamais de reproches.
3. Tu ne prendras jamais rien à cœur.
4. Tu n'aspireras pas à déceler des signes d'amélioration
5. De peur d'être jugé négligent, tu ne succomberas pas à la paresse.
6. Surveille-toi toujours toi même.
Manuel Tibétain de l'entraîneur, Le paradis des chevaux, Jane Smiley
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Impose ta chance, serts ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder ils s'habitueront ...
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"Si ce que tu as à dire n'est pas plus beau que le silence, alors tais-toi" - Proverbe chinois
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Life is fragile, so we got to preserve it (Isaac Hayes, Sting)
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Nous ne savions pas que c'était impossible, alors nous l'avons réalisé (d'après Mark Twain)

jeudi 27 mars 2008

Exclusif - on en sait plus sur les idées des gens à propos du Sida

Jusque là on savait qu'entre les idées et les actes il y avait un fossé, et que les associations comme les institutions publiques étaient parfois loin de leur cible. Avec la vidéo diffusée sur Youtube, Dailymotion et Google Video, ca change la donne !

Ce week-end c'est le Sidaction à la TV, pour une fois que la TV sert à quelque chose d'utile, mobilisez-vous et faites un don sur le web :-)

visible sur Dailymotion :

Exclusif - tant de news Sida ?
envoyé par alliance

mardi 25 mars 2008

Cosmétiques bio : comment greenwasher avec efficacité ?

Souvenons nous du cas de Clarins, qui en 2007 s’était vu ordonné de modifier ses publicités au Royaume-Uni et en Italie. Souvenons nous avec une folle excentricité de « Expertise 3P », un produit de chez Clarins qualifié de « spray anti-pollution électromagnétique » qui rappelons le, devait « contrer les effets négatifs des rayonnements GSM sur la peau ».

Splendide blague signée Clarins, qui s’est fait attraper comme un enfant la main dans le pot de miel, par l’ASA (Advertising Standards Autorithy) en août 2007, et par l’Instituto dell’autodisciplina pubblicitaria. La répression des fraudes avait lancé en mars 2007 une enquête pour connaître les effets réels de ce « produit miracle ».

Depuis, sauf erreur de ma part, pas de nouvelles de la DGCCRF ni de l’AFSSAPS. Espérons que les conclusions anglaise et italienne n’aient pas été un peu atives à l’encontre de Clarins.

Sur un autre plan, regardons maintenant The Body Shop, noble enseigne fondée y’a une trentaine d’année par feu Anita Roddick. Mi-2007, The Body Shop annoncait utiliser de l’huile de palme durable pour ses savons. Rappelons que l’huile de palme est issue d’arbres dont les cultures ne sont pas toujours durables, et que la culture de ces arbres est même une source massive de déforestation et de disparition de zones habitées par un multitude d’animaux et de végétaux. Très bel effort, qui devrait se généraliser selon la marque aux 2.000 boutiques.

Troisième cas concret : L’Oreal, qui a racheté Sanoflore et le très justement sus-coté The Body Shop. Deux marques progressistes qui ont données des idées leur nouveau propriétaire. Si L’Oreal a choisit de ne plus mettre de DEP et de triclosan dans ses produits, nous sommes encore loin d’emballages et de produits sains. Dans le cas de L’Oreal ou de The Body Shop, on ne peut pas parler réellement de greenwashing, du fait qu’il n’y a pas mensonge, mais plutôt d’une communication « orientée » ou « à la mode » :-) Quelle est la nuance ? C’est simple : L’Oreal ne ment pas, c’est une société qui rachète d’autres sociétés.



Si finalement on devait prendre qu’un seul exemple de ce qu’est le greenwashing en cosmétique, commençons par regarder cette vidéo pour « Smart Shield Sun Protector » :

 



Qu’y voit-on ? Une femme bronzée qui nous dit que le c’est bon pour la planète. Et puis ?? c’est tout :-) Encore du greenwashing en cosmétiques ? Je vous fais un paquet cadeau bientôt, je dois revenir à d’autres choses… :-)

mercredi 12 mars 2008

Communication urbaine et Développement Durable

L'union des annonceurs (UDA) avec la signature récente de la Charte DD nous gratifie enfin d'une démarche formelle en matière de communication responsable. Pour autant, les entreprises du CAC40 et les adhérents à l'UDA ont encore un superbe chemin à parcourir pour fleurir leur route.


Si les annonceurs s'y sont mis, restent encore les supports, et notamment ceux qui trouve en ville, dans leur superbe densité, et une plastique ultra-contemporaine. Si on ouvre le champ des possibles, et qu'on regarde de près : on a d'un côté JC Decaux, leader, et de l'autre ses deux voisins de palier : le texan Clear Channel et CBS Outdoor (partie française de l'ex géant Viacom).

Et alors, mon bon monsieur, pourquoi JC, CC, et CBS ne sont-ils pas entendus plus que ca dans la presse au niveau du Développement Durable ? Pourtant la comm. est leur métier. Et leur position dans la société et surtout sur la couverture urbaine est dominante. On peut le dire, la couverture de la population est dominée par JC Decaux, et les autres. Donc ?


En aparté, toutes les villes et leur mobilier urbain évoluent progressivement vers le DD. Tous les équipements urbains installés sur la voie publique doivent avant tout répondre aux besoins de ses cibles. Et les cibles, ce sont les usagers, qui ont affirmés - via de splendides sondages - qu'ils sont ouverts et proches des questions de DD, le respect de son environnement de vie, etc.


Premier cas : JC Decaux

Plus de 300.000 faces, plus de 30 megapoles, plus de 170 millions de viewers de par le monde. Beau potentiel pour rendre une communication durable au niveau global.
Qu'est-ce qui fait que JC Decaux ne se positionne pas fortement sur ce créneau plus qu'à la mode ?

Pourtant en matière de communication globale, JC Decaux se pose bien là : le panneau SWIP combine affichage et push en WAP, les panneaux events comme pour le carrés géants de chocolat sur les abribus (ah le marketing sensoriel global, on en est pas loin...), et et et ... les espaces aux enchères pour le Téléthon (et oui, on se refait pas, quand on est un ancien AFM, ca marque un esprit un partenariat aussi beau :-). Et on entre là dans la sphère de la communication responsable, celle qui fait que l'engagement sociétal se conjugue vraiment au présent.

Qu'est-ce qui manque alors au catalogue ? Les MUPI en teck certifié FSC issu de commerce responsable/équitable ? Du kakemono avec de la soie naturelle teintée avec des encres végétales ? Et avec des panneaux lumineux interactifs tactils à LED, merci la baisse de consommation électrique :-)


Second cas : Clear Channel

Comme chez JC Decaux, chez Clear Channel Outdoor, on met à dispo des vélos pour les villes : Dijon, Perpignan par exemple (et JCD qui pour sa part couvre Lyon et Paris). Un vélo : ca c'est durable comme moyen de transport. Et comment communiquer durable sur ces autres supports que sont les vélos ? Quelques pistes : des visuels en papier léger imprimés avec de l'encre végétale, de la communication éphémère avec des matières biodégradables, et pourquoi pas histoire de se faire voir encore plus : des petits drapeaux comme sur les vélos des enfants ? Sympa et festif, simple, petite surface, visible.
Mais Clear Channel, c'est surtout plus de 700.000 espaces dans le monde (aux dernières nouvelles), et un réseau mondial plus large avec les autres médias du groupe, dont les radios. Ce qui veut dire qu'en terme de communication globale et locale, CC peut aller loin. Et le global et le local, c'est l'une des références claire du DD.


Troisième cas : CBS Outdoor (ex Viacom)
On va faire court, Viacom est moins connu. Pourtant, chez Viacom/CBS, le procédé d'impression sur toile est une cible DD intéressante. La toile "durable" ca existe, l'impression avec de l'encre végétale, saine et naturelle aussi. Reste à marier les deux :-) Et là, les grands de l'impression de mémoire ne s'y sont pas encore mis. Même Epson ... Pourquoi ? Réponse : trop cher ? A court terme oui, à long terme non. Pourquoi ? Parce que les encres chimiques, plus ou moins à base de pétrole, ne vont pas tenir le coup longtemps. D'ailleurs à propos de notre cher pétrole, la plupart des mobiliers urbains sont à base de produits polymères, de produits de synthèse, etc. Or donc, le mobilier urbain ne pourra être que naturel et durable, ou ne sera pas.



Le marché des techniques et des matières est mûr aujourd'hui. Les fournisseurs de matières existent en France et à l'étranger, les sources sont là, les créateurs motivés, les circuits "alternatifs" se structurent en réseaux, ce qui laisse de beaux potentiels pour redévelopper des produits vers le respect de l'environnement, et notamment de l'environnement urbain.

Au passage, rappelons aujourd'hui que la biodiversité urbaine est plus large que la biodiversité du plateau de la Grande Beauce agricole, donc autant faire en sorte que le vivant urbain puisse vivre confortablement avec le mobilier en ville :-)

mardi 11 mars 2008

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mardi 4 mars 2008

cosmétiques et développement durable : on avance mais peut mieux faire :-)

Ce matin en lisant ma splendide newsletter de chez CB, je lis en intégralité le texte suivant :


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Garnier s’associe à Eco-Emballages

Garnier (L’Oréal) s’associe à Eco-Emballages et annonce son engagement dans des actions concrètes pour réduire son impact sur l’environnement et pour favoriser le développement durable. La marque utilisera dorénavant des packs allégés pour la gamme Fructis (de 20gr en 2000 à 18,5gr en 2007, soit 1,5gr de moins par pack permettant plus de 300 tonnes d’équivalent CO2 en moins dans l’atmosphère par an). Garnier compte aussi promouvoir le tri sélectif en partenariat avec Eco-Emballages, dans le cadre du plan de prévention et de recyclage des emballages ménagers lancé en novembre 2007 par l’association avec l’association nationale des industries alimentaires(ANIA) et l’institut de liaison et d'études des industries de consommation (ILEC). A partir de ce mois-ci, une étiquette à l’arrière des flacons indiquera ces modifications aux consommateurs.
04/03/2008 - CBNEWS - Virginie Baucomont

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Trop belle pour être vraie, la nouvelle est positive et n'en demeure pas moins légèrement problématique. En effet, que L'Oréal nous vende des produits chimiques qui pourraient être dangereux dans certaines conditions, ca on pourrait s'en douter (cf. les nano-capsules), mais que L'Oréal communique sur un aspect aussi négligeable au regard de ses volumes de ventes, là j'ai la vague impression que quelqu'un se moque de nous, et que pour chercher à green-washer cette personne pourrait prendre exactement cette direction. De là à dire que l'Oréal green-washe, il pourrait n'y avoir qu'un pas que je ne franchirai pas : je vous laisse juger sur pièce.

S'il y avait un message à passer au groupe L'Oréal : à quand des actions plus fortes, plus engagées, voire oserai-je dire plus "vertes", pour un véritable respect de l'environnement et une politique appliquée de Développement Durable en Entreprise ? (ok, je laisse ici sur le bord du chemin ensoleillé mon côté animiste).

Faut-il ne compter que sur les actions citoyennes et la société civile pour que l'écologie soit une valeur respectée et concrète, et non un domaine perçus comme étant réservé aux plus conscients d'entre nous ?

vendredi 29 février 2008

Rebondir pour mieux construire une vie durable pour tous ?

(Note de réflexions très personnelles)

 

Ce matin le long chemin s’est révélé dans ce qu’il reste à parcourir pour faire vivre un beau projet d’intérêt général au coeur d’un groupe qui pourrait se scléroser. De la genèse longue au déroulement de sa vie tranquille, ce projet fait murir et grandir ses initiateurs.

 

Ce midi la découverte s’est affichée, et la révélation a fait l’oeil se détourner, avec vérité et pensées positives, sans préjugés, et avec beaucoup d’humilité somme toute. Les limites qui m’animent et me hantent se sont ouvertes à l’autre, avec sensibilité et volonté de construire utile et bon.

 

Ce soir un réseau de connecteurs d’humains ouverts et ambitieux, avec l’envie de faire avancer le monde et ses rêves, s’est matérialisé à mes yeux gourmands et ébahis de tant de fraicheur et de naturel.

 

Chacun de ces trois cas est exemplaire et mérite tout les intérêts constructifs. Dans ces exemples de volontés très éparses, il est évident d’identifier un trait commun : construire un monde plus beau, plus juste, plus équilibré, chargé d’idéalisme.

 

Si Christophe et Pierre-Philippe sont les bons exemples de cette fine mixité entre vie occidentale, business et durabilité, ils ne sont pas les seuls. Violette, dans sa catégorie, est unique de détermination et de pleine confiance à accorder. Et avec toute l’énergie positive, FiX et ses joyeux acolytes ouvrent une voie pleine de charme et inventent à eux seuls une fantaisie subtile, où les violons brillants du temps des rêves s’accordent avec les tambours graves des mégapoles modernes.

 

 

S’il est épineux d’avoir à choisir parfois entre être et avoir en France, il l’est encore plus d’être à la croisée de chemins, et d’avoir plusieurs motivations profondes à soutenir des projets forts et ambitieux.

 

Mon chemin de vie est clair, bien que je n’en parle au mieux qu’à demi-mots, nécessité d’un recul et humilité obligent.

 

Cette croisée des chemins est l’opportunité qui s’ouvre à tous ceux d’entre nous, les Créatifs Culturels, pour développer la construction de ce monde meilleur. C’est dans ce choix osé et beau qu’il faudra peser la prise de risques personnels, les intérêts communs et la recherche d’équilibre.

 

Très –trop ?- loin des grandes réalités pragmatiques du marketing de masse, ces réflexions doivent servir de base au marketing social, alternatif et solidaire du 21ème siècle.

Car en ces trois exemples ressort le meilleur de l’humanité, en ces trois exemples sur des voies de réussite se fonde ce que seront les entreprises durables de demain.

 

 

mercredi 27 février 2008

Ecolocash - le danger par le non-sens

En discutant ce midi avec R., le bien nommé et joyeux drille, nous en sommes venus entre deux mots à aborder la conscience du Développement Durable (c'est moi qui l'écrit, on n'a pas formulé cela comme ca), et avec la même idée en même temps que nous avons eu, j'ai préféré poster.


Dans Ecolocash, la délicieuse Alice Audouin nous gratifie d'un pamphlet court et efficace comme une mini-jupe d'une jeune femme de vingt ans assise dans le jardin du Luxembourg au moment de la sortie des étudiants de l'école d'ingénieurs en informatique du coin : il va à l'essentiel et dit tout en quelques mots : méfiez-vous de la première apparence et gardez bien en tête qu'une relation durable se base sur une conscience durable. (ouh là, ca fait mal à la tête ca ?) Après ce moment de profonde confusion mentale, revenons à nos moutons.


Bref, en synthèse : trop de conseillers et autres business angels prennent le Développement Durable, et tout ce qui vient dedans, comme une grosse opportunité juteuse de monter des opérations de cash-back florissantes, et tellement désirables.

Qu'à cela ne tienne, chacun peut y voir c qu'il veut. Personnellement je crois que le dit Développement Durable sera une nouvelle forme de Développement, où l'aspect financier ne sera qu'une valeur mineure, permettant de donner plus de force au sens, aux valeurs et au vivant.

Si les deux acceptions ne sont pas incompatibles, il en va de la survie de l'humanité de savoir où placer correctement le curseur dans tous ces projets dits "durables". Car une chose est sûre, la Terre -elle- continuera de tourner avec ou sans les Hommes dessus :-)


Autant dire que les investissements financiers doivent se faire avec autant de sagesse que les anciens de certaines cultures nous l'enseignent : prudence, fermeté, recherche d'équilibre.


A qui le tour pour son micro-essai sur le sujet ?

Parenthèse culturelle (...) - hors sujet

En écoutant tout et n'importe quoi issu du très bon mytaratata.com, j'ai pensé ce matin à Violette et son Mademoiselle-Bio, puis je me suis fais interpeler par voie de post blogué in extenso, et finalement skypé par la dite personne...

Bref, voilà l'artiste d'une autre décennie qui a ouvert cette faille temporelle : Diane Tell (vous savez la québecoise).


Maintenant c'est au tour de FFF d'entrer dans mes oreilles, par le biais d'un Barbès tronqué à 1 minute 32. Vous pensez qu'un e-marchand de vêtements éthiques et ethniques va m'appeler ?

samedi 23 février 2008

se faire taguer dans la communauté écolo-bio-équitable-éthique ?? moui... c'est un moyen d'ouvrir les yeux :-)

Ok ok, si j'adore le réseautage et la viralité, je trouve finalement que de se faire taguer par ses pairs est sympa, mais limité. Mine de tout, je me prète volontiers au jeu :-)


C'est donc Laurence, d'Aboneobio, qui me propose de participer à cette chaine.

Pour la règle du jeu, voir en fin de post. Laurence m'a préparé une trame, j'en sors pas trop, elle est bien sa trame.

Je n'ai pas encore posté mes résolutions 2008, qui sont toujours en chantier, alors je me lance dans ce premier petit jeu des 6 bonnes habitudes centrées sur sa petite personne, et plus ou moins par extension sur sa famille :

  • Pour les vêtements, perso, tous mes achats sont éthiques, ou ne sont pas. Extrêmiste ? Et acheter tous ses vêtements fabriqués en Chine chez des Discounters, c'est aussi extrême, non ? :-D
    Pour les enfants : échanges avec des amis, dont Valérie et Laurent qui nous aident bien :-)

  • cuisine et repas : Cindy et moi cuisinons tout. Achats via Natoora et Ooshop + fruits et légumes issus d'un paysan bio, via tousprimeurs.com. Livraison des fruits/légumes bios tous les mercredis à mon bureau de Paris, retour à la maison le soir avec mon cabas à roulettes de chez  Elmo (Biocoop, mon magasin de Paris 11).


  • salle de bains et nettoyage maison : divers produits de plus en plus sélectionnés sur le volet, évidemment labellisés "éco" ou "bio", et je lis précisément les étiquettes. Pas de graisse/huile végétale quand je ne sais pas d'où elle vient, si elle n'est pas "éco/bio" : pas d'achat.
  • Au bureau : utilisation minimaliste. Papier recyclé quand je ne peux pas faire autrement. Utilisation d'un crayon/critériul en bois avec recharges, et un stylo en bois avec recharges à encre végétale.  Impression  quand il est impossible de faire autrement.  Beaucoup de conseils et d'accompagnement gracieux et de bénévolat de compétences, obligatoirement :-)
  • Lave vaisselle récent et récupéré gratuitement via une amie d'un de mes frères. Utilisation minimaliste de l'eau. On envisage sérieusement de s'équiper avec de quoi réduire très fortement la consommation d'eau : toilettes sèches, récupération d'eau de pluie, etc.
  • Loisirs : reprise d'ici quelques mois, avec deux enfants en bas âge et des activités qui consomment beaucoup de temps, nous avons fait un choix... :-) Priorité au vivant et au respect de la nature, quoi qu'il en soit ! :-)

Quelques blogs militants-activites et/ou respectueux de l'environnement et du vivant :
  • Hervé, et le projet d'Inakis qui a été lancé il y a peu : bien utile pour ouvrir les yeux sur une vie et une consommation responsable
  • Laurent et Guillaume, avec GoodAction : un beau projet qui donne envie à d'autres de copier, ce qui veut dire que c'est une bonne idée :-)
  • Les joyeux drilles de Laspid, frais et funs, bien aidés par leurs marraines de chez Ideo, avec de biens jolis t-shirts éthiques (j'oublie pas non plus Tudo Bom? qui fait d'autres t-shirts très sympas)
  • Made in Ethic, la démarche de Julie de faire le focus sur des vêtements éthiques, avec une bien jolie boutique en ligne
  • Philantropes.net, avec F. et A. à la barre (les garçons : always there pour vous rencontrer et parler sérieusement :-)
  • et le Coup de Coeur exceptionnel dans la démarche : Mademoiselle-Bio (avec le double CC, sans évoquer l'autre marque cosmétique pas très reluisante)
Les règles donc :
  • Mettre le lien de la personne qui vous a posé le tag
  • Mettre le règlement sur votre blog
  • Expliciter six habitudes/usages importants chez votre petite personne
  • Taguer six personnes à la fin de votre billet en mettant le lien
  • Avertir directement les personnes taguées

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