Mike Metz - Développement durable et marketing éthique

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

dimanche 24 août 2008

politique durable en entreprise : quels choix de mobilier ?

Cela fait longtemps que je voulais écrire sur l'écologie quotidienne appliquée à l'entreprise, à ces fameuses politiques de développement durable pour les sociétés, qui se calquent d'ailleurs très bien pour la vie quotidienne privée, et réciproquement.

Le premier argument des entreprises à ne pas passer au durable, à des choix respectueux pour le vivant (NDLR : le vivant = les Hommes + les animaux + les végétaux etc.), c'est le coût. Oui, ce coût énorme, gigantesque, insurmontable, délirant, tellement dispendieux qu'il en devient une barrière infranchissable d'avance, une sorte de K2 du 17e siècle, c'est à dire avant même d'en connaître sa réelle valeur !

Petit point :

Exemple simple, pour que tout le monde comprenne : un bureau basique acheté chez un vendeur pro pour les pros, Office Dépot, au hasard, on pourrait aussi parler de Bruneau ou Viking Direct ou encore JPG, ca coute combien ? En cette période d'été, et presque de pré-rentrée, ca coute une centaine d'euros. Pour 99 euros, seuil phychologique où les acheteurs d'entrerises se font encore avoir mollement, nous avons une planche horizontale en bois aggloméré de colle à forte teneur en COV (Composés Organiques Volatiles = toxiques dangeureux pour la santé), un système d'appui (des pieds) dans le même aggloméré, et une barre transversale pour rigidifier le tout (oui l'agglo, c'est mou, vu que c'est constitué de petits copeaux de bois et de beaucoup de colle).

Est-ce que les bureaux basiques sans COV existent ? Après quelques recherches et réflexions simples, on se tourne vers les vendeurs "grand public", sinon vers les menuisiers :-)

Au regard des tarifs des professionnels et artisans du bois, noble certes, on reviendra à un principe de bas réalisme financier, pour voir in fine s'il existe une réponse qui satisfasse le plus grand nombre. Dans le grand public, nous avons les mêmes produits que chez les vendeurs pré-cités, ou bien nous avons la marque "tout intégré" Ikea. Son image de sérieux (oui, dans le stéréotype français, le scandinave est sérieux), de robustesse (oui, ... le scandinave est un bucheron dans l'âme (sic), nous pousseraient à aller voir. Et là, après des recherches assez poussées, on apprend que Ikea a mené des travaux afin que ses produits utilisent des colles sans COV, à base d'eau tout simplement, et ce de surcroit en partenariat avec le WWF, gage de sérieux (donc le stéréotype a raison ?). Mieux, Ikea vend des bureaux en bois brut, en chêne par exemple, à l'esthétique différente et souvent enviée bien que elle aussi devenue un standard, réalisés à partir d'arbres issus de forêts gérées durablement (oui,Ikea son coeur de métier est basé sur le bois). Intérêt du bois brut : on peut le personnaliser et lui donner l'allure que l'on veut (alors que pour customiser de l'agglo recouvert d'une feuille vernie, c'est moins simple).

Et à quel prix ? 100 euros aussi.

Alors pourquoi aller acheter un bureau en bois brut plutôt qu'un bureau en aggloméré ? Grâce, ou à cause, c'est selon le goût, des COV, ces composés toxiques pour la santé des animaux.

Pour conclure rapidement, on peut donc, rien que sur l'aspect mobilier de l'univers professionnel, réaliser avec esthétique, au même coût et durable qu'avec les produits dits conventionnels... :-)

Comme dirait le vendeur de chaussures : "just do it !" :-D

La prochaine fois, on parlera de qualité de l'air et des encres, puis des fournitures d'écriture et des papiers.

mercredi 20 août 2008

les e-mailings de Nature et Découverte peuvent être améliorés

En grand amateur de réponses positives pour faire évoluer la société, je me suis abonné à la newsletter éditée par Nature et Découvertes.

Et là quelle surprise ! Si j'ai pas envie d'acheter chez Nature et Découvertes, ca n'est pas le emailing qui va me donner envie !

Outre le fait que j'ai à mon humble avis râté une occasion de contact intéressant avec François Lemarchand dans une soirée avec Pierre Rabhi début juillet dernier, Nature et Découvertes édite une newsletter qui pourrait être améliorée en bien des points.

Reprenant mes deux bâtons de randonnée que sont celui d'écolo-coach et celui d'architecte éditorial à vocation marchande, voici en condensé quelques optimisations bien nécessaires :

- quand on ouvre le message, sans l'affichage des images, ce qui est de plus en plus le cas par défaut, depuis Outlook 2003 et 2007, et avec le développement des webmails, le message affiché est peu structuré, pas coloré, pas stylé, ce qui en fait un amas de textes non hiérarchisés et informes

- les zones de transfo sont où ? le montage HTML laisse un peu à désirer (non, je ne suis pas un technicien, mais quand même... :-)

- poids de l'e-mailing : ca compte quand meme un peu, il y a encore des personnes qui ont accès au net avec du bas débit, surtout si on parle de développement durable : poids lourds = plus de bande passante = plus de consommation d'énergie = plus de CO2 dans l'atmosphère (et avec plusieurs milliers de clients, et plusieurs envois par an, ca compte aussi)

What else ? on réitère le micro-audit avec les e-mailings de la FNH ?

M*nsant* : comment rendre positif un criminel du commerce ?

La célèbre compagnie de vente de produits chimiques, et autres produits génétiquement modifiés, à destination du grand public et des entreprises, que l'on appellera "M*nsant*", afin que les moteurs de recherche ne fassent pas augmenter la notoriété de la marque grâce à ma modeste contribution, la célèbre et morbide marque donc va lancer une campagne pour promouvoir son côté gentil et d'intérêt général.

Si M*nsant* affirme qu'elle va nourrir la planète, parce qu'après tout il est vrai que le contrôle de la culture des OGM en plein champs serait selon cette organisation "parfaitement contrôlée", on peut se poser la question de la pertinence de l'opération "24 heures avec M*nsant*".

Outre le fait que cette société qui a participé directement à l'une des plus grandes attrocités de guerre au Viet-Nam pendant la dite guerre où les USA sont intervenus, que l'on appelerait "un effet de bord" dans leur langage, elle souhaite "mieux communiquer". Car le lobbying violent que cette entreprise exerce de par le monde, les pressions douteuses réalisées auprès de ses réseaux et clients, et le mépris total de lois touchant à l'environnement et à la santé publique, ne font pas d'elle le meilleur communicant qui soit.

Rappelons au passage, car un événement en chasse souvent en autre dans la mémoire collective, voire dans l'Histoire, que M*nsant* a créé l'agent orange, diffuse des OGM en plein champs comme le M*N810, et est en cause dans l'affaire des PCB, sans oublier que le R*und-Up est un dérivé softcore de l'agent orange... Rien que les cocktails splendides de défoliants déversés par les clients de M*nsant* depuis 30 ans permettraient de tuer environ 12 milliards de personnes, soit grossièrement vu l'horreur du chiffre 2 fois la population sur Terre. Bien-sûr, on en conclut ce genre de choses à partir des données mentionnées dans l'ouvrage "le monde selon M*nsant*", au succès florissant comme un champ de fleurs sauvages bio, pas par hasard.

Si j'aime par dessus tout les manières positives de construire le monde, et de faire progresser ses êtres vivants sur la voie de la sagesse, ce genre de nouvelle pourrait mettre en colère plus d'un militant activiste, je pense notamment à José Bové, aux faucheurs volontaires, et également à Greenpeace, parmi les plus connus.

Et si au lieu de communiquer mieux, M*nsant* prenait elle aussi une voie pleine de sagesse, et s'orientait vers un green-business éthique, qui se charge depuis quelques années lui aussi du vert des dollars, en Amérique du Nord et ailleurs.
Agro-alimentaire industrielle n'est pas incompatible avec agro-écologie, alors à quand des accords sains et positifs entre paysans verts-écolo et industriels verts-maladifs ?

mardi 5 août 2008

Dans la série des surprises, pas mal de nouveaux projets pour Septembre...

... bien entendu, les collaborations habituelles vont se poursuivre, à un rythme toujours aussi soutenu.

Les quelques semaines d'été sont un bon moment pour prendre un peu de recul. Septembre sera un mois plein de nouveautés et de surprises aussi.

Ca sera le moment pour développer pas mal de présences en ligne (edit : et hors ligne surtout !), dont la multiplication de mes propres posts (edit : ici et ailleurs)  :-D

Bon été 2008 à toutes et tous.

mercredi 23 juillet 2008

Smoothie ? pour ou contre des jus qui perdent leurs qualités nutritionnelles ?

Smoothie, et les jus multi-fruits équivalents, est-ce qu'ils perdent leurs qualités nutritionnelles ?


Entre des fruits congelés issus de l'agriculture conventionnelle, des fruits achetés sur le marché dont l'origine n'est pas précisée, et des fruits frais issus de l'agriculture bio-dynamique, quels sont les produits à la qualité nutritionnelle la plus élevée ?

Dans le Smoothie, est-ce qu'il y a du sucre ajouté ? Et quel type de sucre ? Quand on sait que le sucre blanc, le sucre raffiné, n'a absolument rien à voir d'un point de vue nutritionnel avec le sucre brut ou le sucre complet, comme le fameux Rapadura ?
Concrètement, le goût est réhaussé par le sucre blanc, les calories apportées sont plus élevées, mais d'un point de vue nutritionnel cela est moindre par rapport au sucre brut...

Pour des végétariens, des écologistes pratiquants et convaincus, le Smoothie n'apporte rien de positif somme toute. Si la recette de base est issue du milieu du surf, le résultat final semble donc bien loin de la philosophie de départ...

Et les jus qui mixent les fruits et le lait ? Idem, voire pire ?

Et si on imaginait des Smoothie en boisson gazeuse ? :-)
Innovant ?

Et vous, vous en pensez quoi ?

jeudi 3 juillet 2008

on avance, à bicyclette, sur la voie des événements durables

CB News nous sert aujourd’hui deux news majeures, alors que c’est le début de l’été et que - d’habitude – tout le monde s’en fout des thèmes écolos… :-)

 

Le vrai virage – à vélo – est enfin pris vers des actions responsables et écologiques… Etonnant pour une discipline finalement moins énergivore que la Forumule 1 d’avoir mis autant de temps pour agir de manière éco-responsable… Regardez ce qui se fait en Allemagne ou aux Pays-Bas depuis 20 à 30 ans : autant de monde à vélo, peu avancent aujourd'hui dans les pays nordiques les arguments écolos du vélo, tellement c'est une évidence.

Bravo à cet acteur de compenser carbone, c'est une première étape (sur le plat). A quand la compensation/anticipation carbone globale de Bouygues Telecom sur toutes leurs activités, pour une étape de petite montagne, et surtout à quand les vraies actions écolos transparentes chez cet opérateur (grande montagne, cette étape) ??

 

Bouygues Telecom sponsor éco responsable

Partenaire de l'équipe cycliste éponyme engagée sur le Tour de France 2008, Bouygues Telecom a décidé de compenser les émissions de CO² liées à sa participation à la compétition par le biais d'un partenariat avec EcoAct à travers lequel il participera au financement d'un projet de fermes Biogaz située au Brésil.

 

 

Rue89 attaqué par France 3 sur le terrain de l'éthique journalistique

Dans le domaine de la communication, des médias et de l’éthique, CB News, encore, nous donne une info intéressante, si jamais vous ne l’aviez pas vu avec le tapage pro-Ingrid B., si étonnant de ferveur populaire militante (pour une fois que le militantisme populaire est là) :

 

« France 3 demande à Rue 89 la suppression de la vidéo sur Sarkozy

France 3 a demandé hier la suppression d'une vidéo montrant Nicolas Sarkozy sur le plateau de la chaîne, avant son interview proprement dite lundi par des journalistes, à tous les sites internet qui l'ont diffusée. Confirmant des informations du site d'information Rue89, la chaîne précise qu'elle a adressé à plusieurs sites, dont Rue89 et Dailymotion, une lettre d'avocat demandant notamment aux destinataires "d'interrompre l'accès à cette vidéo" et d'indiquer à France 3 "les conditions dans lesquelles" ces différents sites se sont procurés la vidéo en question. Selon l'avocat de France 3, le courrier adressé aux différents sites doit être considéré comme "une mise en demeure avec toutes les conséquences que la loi et les tribunaux y  attachent". Sur son site, Rue89 s'estime ainsi menacé de procès et s'étonne qu'un media puisse menacer "un autre media de procès pour révéler ses sources". "Bien évidemment, Rue89 ne révèlera jamais la source de ces images", ajoute Pierre Haski, cofondateur du site. »

 

S’il est un point intéressant, c’est que la menace semble porter sur le fait qu’un média vienne chatouiller un autre media de procès pour révéler ses sources :-D

 

Décidément, jusqu’où va se placer l’éthique des journalistes ? Et oui, malgré tout ce qu’on pourra ou voudra dire, Internet est devenu un 5e pouvoir, et un média citoyen comme Rue89 l’affirme haut et fort, d’une certaine manière : Rue89 fonctionne comme les journalistes, et ne saurait révéler ses sources :-)

 

lundi 30 juin 2008

une éolienne sur un événement ?

Olivier D. nous a informé récemment dans l'un de ses posts qu'Orange installe sur des festivals une tente pour recharger les téléphones mobiles. Outre le fait très durable que la dite tente fonctionne avec une éolienne, Orange pourrait en profiter pour faire une information publique sur les avancées récentes en matière d'études sur les micro-ondes des dits téléphones mobiles.

Car si ce type d'initiative tardait légèrement à arriver de la part d'un industriel, on pourra souligner la beauté du geste de cette société oligopolistique.

Il y a déjà quelques mois, les agences de communication événementielles se sont engagées dans une charte de communication durable, voilà enfin une première petite application où l'électricité de faible puissance pour l'événement est durable.

Question pour la marque colorée : est-ce qu'on connaît le cycle de vie de la tente, et comment elle sera réutilisée/recyclée ?

Question subsidiaire : est-ce que le tout est compensé/anticipé carbone ? :-)

jeudi 26 juin 2008

Le BVP se rebaptise Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP)

La lettre d'informations issue de la rédaction publicitaire de CB News nous sort ce jour, 26 juin 2008, une information intéressante. Je cite l'intégralité de la news et je commente :

« Le Bureau de vérification de la publicité a entériné une nouvelle organisation et l’adoption d’un nouveau nom hier à l’issue d’une Assemblée générale extraordinaire. Désormais baptisé Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP), son organisation repose sur un double contrôle opéré en amont à partir des règles déontologiques définies par le Conseil Paritaire de la publicité (18 membres, mi-professionnels, mi-associatif) et en aval avec le Jury de déontologie publicitaire, instance indépendante composée de neuf membres destinée à recueillir les plaintes provenant du public. Un Conseil d’éthique publicitaire réfléchit pour sa part aux questions posées par la pub. Ainsi l’organisme de régulation publicitaire marque son ouverture à la société civile en accueillant des représentants d’associations et d’ONG au sein du CPP, certaines d’entre elles, telle l’Alliance pour la Planète, ayant toutefois décliné l’invitation. »

Ah bon ? J'étais à une réunion de l'Alliance pour la Planète le 20 juin dernier, et d'aucune manière je n'ai entendu ni en séance plénière, ni en aparté, ce type d'information. Cela a peut-être été discuté en aparté, ou bien abordé en décembre, ceci dit, de mémoire je ne me souviens pas de cela... Je m'en vais de ce pas voir la personne qui coordonne l'atelier « publicité » de l'Alliance pour la Planète.

«  Le logo et toute l’identité visuelle ont été redéfinis par l’agence H, qui signera une campagne de communication diffusée à la rentrée prochaine afin d’expliquer au public les nouvelles modalités de fonctionnement, et valoriser la facilité du recours auprès du Jury en cas de désaccord sur une campagne. »

Grand bien en fasse, voilà enfin une initiative sur la piste de la transparence.

Libération versus Burgaud : la justice gagne la liberté (d'expression ?), la presse la perd ?

Chronique prospective imaginaire ? A vous de voir...



La cour d'appel de Versailles a condamné hier Libération -le journal, toute une symbolique- pour "injure publique" à payer des amendes et 10000 euros de dommages et intérêts au juge Burgaud. Pour mémoire -qui se perd elle aussi, une info chassant de la tête de nos concitoyens une autre- il avait été comparé dans un article à un "criminel nazi".

Libération perd en appel contre Burgaud parce que Libération a été trop loin dans la chronique d'actu, ou bien Libé perd parce que les sujets qui traitent des vrais-faux « socialistes » teutons du milieu du 20e siècle sont tabous ? Outre le fait -vérifiable- [clin d'oeil post-mortem à mon maître à penser la liberté d'expression M. Desproges] que ces personnes du milieu du 20e siècle n'aient pas été les plus beaux des humanistes, on pourrait reconnaître malgré tout que Libération, en posant une chronique dure sur la papier, se fait simplement bâillonner pour avoir soulevé un débat, autrement dit pour « excès de démocratie participative » :-D ? Libé, je pense que tu vas trop loin, et que ton côté sociolo-in-love est pas apprécié des certaines sphères influentes... :-)

Outre le fait que cela repose la question de la liberté de la presse, voire à la liberté d'expression, que dire du pouvoir de la justice ? En ces temps où les politiques et influents français de tous bords aiment mélanger allègrement pouvoirs et médias, vie privée et étalages publics, lobbys industriels poussiéreux et intérêts ego-centrés, ce grand marché du tout n'importe quoi semble nous emmener sur un cadre légal moins vivable, autrement dit moins durable. Si à cela nous ajoutons la loi de protection ("anti-piratage") de l'univers numérique qui se prépare en catimini depuis le printemps 2008 qui vient de passer, qu'on pourrait appeler « DADVSI 2 », que restera-t-il des terres de libertés si durement acquises depuis 200 ans en France ?

Décidément, on savait que l'intérêt des grands marchands dépassait largement celui des citoyens, on commence à percevoir que l'intérêt des uns bien placés dans les médias serait lui aussi plus important que l'intérêt de citoyens inconnus ? Ou bien est-ce une simple vue de l'esprit, déformée par une couverture médiatique partielle, à laquelle Libération participe -à la couverture médiatique, restant à savoir si la dite couverture est elle-même "partielle" quand Libé nous abreuve d'infos- ? Ouf. :-D

En ce cas, si on cherche à jouer un peu :

- Libé parle de Burgaud (vrai),

- Libé fait grimper le score de notoriété de M. Burgaud (conséquence logique),

- Burgaud trouverait que Libé (hypothèse), qui n'est pas payé par Burgaud, parce que sinon c'est pas de l'info libre, c'est du marketing judiciaire, travaille mal. On pourrait imaginer : "C'est pas ca que je voulais voir écrit" dit par le sieur Burgaud (hypothèse),

- Burgaud, pas content du tout, attaque Libé (vrai)

- Libé en parle (cf. archives de la presse...), mais ca y est le mal est fait, Burgaud a plus de notoriété instantanée que Libé, et comme tout le monde a depuis longtemps oublié l'histoire et le rôle d'ouvreur de débats de Libé... (faites un sondage dans la rue pour vérifier qui sait quand et pourquoi Libé a été créé)

- On parlerait alors déjà de "Burgaud contre Libé : David contre Goliath", notant au passage que le gentil est cité en premier (parce qu'on oublie aussi le milieu des phrases, on se souvient que du début et de la fin, et parce que les gros sont souvent les méchants dans les histoires qu'on nous raconte...)

- Voilà, c'est plié : Libé a perdu d'avance (hypothèse vérifiable quand on traite d'un sujet en médias de masse). Serait-ce le format même des news qui serait en cause ?

Je vous laisse apprécier les jeux d'hypothèses, comme on est dans une chronique non journalistique, chacun est libre d'apprécier le degré humoristique-sarcastique-cynique du sujet (cochez la case qui vous plait).

En conclusion : quelle vie durable nous proposera le couple justice-pouvoir dans quelques années ? A quand un remake de 1984 plus vrai que la fiction ?

samedi 21 juin 2008

citation du soir...

Former les esprits sans les conformer, les enrichir sans les endoctriner, les aimer sans les enrôler.
Leur donner le meilleur de soi sans attendre ce salaire qu'est la ressemblance.

Form the spirits without conforming them, to enrich them without endoctrinating them, to like them without enlisting them.
And to give them the better one of oneself without awaiting this salairy than is the ressemblance.

                         jean Rostand       

mercredi 18 juin 2008

CRM & DD : réduire les coûts et l'impact environnemental - épisode 1 : les coûts

Un article publié courant mai 2008, et repris un mois après par GreenIT, traite d'un sujet sur l'informatique "verte" très intéressant. Outre la liste des micro-ordinateurs "verts", c'est à dire parmi ceux qui consomment le moins d'énergie et sont les plus recyclables, l'important est d'adapter le poste à son usage et sa fonction.

Ou comment mixer CRM et politique de DD, LA politique de RSE donc... ?


épisode 1 : produits et politique DD

En synthèse, un PC moyen et ses équipements standards (écran, imprimante, ...) c'est :
- de 350 à 900 kW par personne et par an
- entre 150 et 200 euros par poste de travail


Les 2/3 du temps, les équipements informatiques tournent à vide. Il y a donc non seulement des économies financières à effectuer, mais aussi de vrais efforts en faveur de l'environnement, car selon une théorie assez simple : plus l'équipement dure, moins on en achète, et moins ça coûte.

"Et ce qui est bon pour le budget de l’entreprise est bon pour planète", rappelle François Mollard, vice président du marché PME d’IBM France.



Quelles consommations ?

- L'unité centrale, la grosse boîte : entre 100 et 300 Wh (posons la moyenne à 200 Wh)
- Un écran cathodique, dit "CRT" (la vieille génération) : entre 75 et 300 Wh
- Un écran plat, dit "LCD" (la nouvelle génération) : entre 25 et 100 Wh (une moyenne à 50 Wh)
- Le micro-processeur, le moteur de l'ordinateur, entre 12 Wh (pour les "low voltage") et 135 Wh


Quels labels ?

- Energy Star 4 impose un rendement minimum de 80%
- TCO (éco-label)
- Epeat (éco-label)
- Blue Angel (éco-label)

Que font ces éco-labels ? Ils garantissent la performance énergétique et le respect de l'environnement.



La notation de la high tech responsable

Greenpeace, toujours à la pointe du mode "poil à gratter sympathique", a classé les constructeurs high tech selon de multiples critères environnementaux (choix des matériaux, recyclage...) :
- entre 7 et 8 / 10 : Samsung, puis Sony, Dell et Lenovo
- 7 / 10 : Toshiba, LGE et FSC
- entre 6 et 7 / 10 : HP
- 6 / 10 : Apple



Quels choix pour quelles cibles ?

* Pour les mobiles haut de gamme :
Lenovo X300
Label Epeat Or. Ecran à LED. Processeur basse consommation.
Norme RoHS. Alimentation : Energy Star 4.
Consommation / TPD : 12 W.
Coût : à partir de 2500 euros.


* Pour les sédentaires innovants :
Dell Optiplex 740 ou Optiplex 755
Label Epeat Or.
Alimentation : Energy Star 4.0.
Consommation / TPD : nc.
Coût : à partir de 500 euros.


* Pour les mobiles de qualité :
Toshiba Portégé R500
Ecran à LED
Alimentation : Energy Star 4.0
Consommation électrique / TPD : inférieure à 35 watts/heure
Eco-labels : Epeat Or, Energy Star 4.0, RoHS
Coût : à partir de 1 600 euros


* Pour les sédentaires exigeants :
HP RP5700
Label Epeat Or.
Norme RoHS. WEEE,
Alimentation : Energy Star 4.0.
Consommation / TPD : 63 W.
Coût : à partir de 700 $.



* Le sédentaire miniature bureautique :
Linutop 2.0 (société non évaluée par Greenpeace)
Consommation électrique : 8 Watts
Eco-labels / normes : RoHS
Coût : à partir de 280 euros



* Le sédentaire sympa :
Fujistsu Siemens Esprimo E5925 EPA (société non évaluée par Greenpeace ?)
Labels : Energy Star 4.0, Blue Angel 2007.
Consommation électrique / TDP : de 45 à 89 watts/heure et 1,8 Watt/heure en veille (E6850)
Coût : à partir de 500 euros HT pour un E6850 (3GHz) + 2 Go RAM + 250 Go HDD.



Quelles économies concrètes ?

L'un des constructeurs informatiques a calculé que si 12 utilisateurs activent les fonctions d'économie d'énergie de leur PC, les émissions de CO2 évitées correspondent au retrait d'un véhicule de la circulation. Ce calcul prend en compte le CO2 dépensé pour produire l'électricité.

De plus, il apparaît qu'un PC portable moderne consomme autour de 25 Wh (soit 53 kWh par an), donc jusqu'à dix fois moins qu'un PC de bureau. De quoi économiser plusieurs centaines de kWh par an, donc plusieurs centaines d'euros par poste de travail, en considérant également l'utilisation des serveurs et imprimantes... :-)


Conclusion de l'épisode 1


Avec le classement des appareils ci-dessus, et avec estimation rapide - PC et impact environnemental, le meilleur rapport coût/impact environnemental pour un PC :
- PC de bureau : Dell Optiplex 755 avec écran LCD 17 pouces Dell.
- PC portable : Toshiba Portégé R500.

Ces deux modèles ont une grosse performance, une taille réduite, un coût limité et un impact environnemental réduit.

Concrètement, pour une entreprise de 40 personnes, cela représente une économie annuelle de 4.000 euros - rien que pour l'énergie...

Pour l'épisode 2, nous parlerons de la démarche CRM adaptée et étiquetages pour ces six produits :-)

samedi 14 juin 2008

capter l'essence de la société, anticiper, compenser

Ce qui est amusant, et révélateur, c'est de voir ô combien en 2008 tous les marchands verdissent leur communication, et dans la foulée l'ensemble des rayons et gammes de produits en marques d'enseigne.

Et dans cette foule protéiforme, combien s'engagent réellement, vont jusqu'au bout de leur démarche, pour être irréprochables et ne pas se faire attaquer ? Combien passent du marchand mou au militant actif ?

Et dans ce même lot, combien anticipent "vert" l'avenir, et combien compensent leur impact socio-environnemental ?

Ok, je pose des questions, je propose aussi des réponses positives et concrètes.

Un téléphone mobile -noir plus que vert- qui a besoin d'une relation durable ?

L’iPhone 3G d’Apple sort en juillet 2008 chez Orange. La nouvelle mouture coûtera moins chère que l'ancienne. Superbe ? Pas tant que ca, si on en juge par la relative attention que porte la Pomme à l'environnement. Etonnant de s'appeler Pomme et de ne pas prendre plus en compte que ça son impact sur la nature et le vivant ? Sans doute...

Outre les quelques innovations qui vont intégrer cet outil, et sans parler des éternelles discussions pro/versus téléphonie mobile, micro-ondes et maladies, la question essentielle est de savoir si oui ou non Apple va réagir face aux attaques des consommateurs et tenir ses engagements :

l'iPhone va-t-il enfin être un produit plus respectueux de l'environnement, pour ne pas dire un "produit vert" ?

Greenpeace il y a un an avait qualifié de méchant "greenwasher" la firme à la pomme (verte ?) avec la sortie du premier téléphone. Steve Jobs patron de la Pomme avait certifié que les produits issus de la Pomme seraient plus verts (adieu les BFR et le PVC).

D'ailleurs, Greenpeace avait publié un sujet : http://www.greenpeace.org/international/news/green-apple-not-quite-ripe160108

Apparemment, la Pomme est restée assez noire, et une pomme verte qui vire au noir, je pense tout de suite qu'elle est pourrie et pas bonne à consommer. D'ailleurs, on notera que le dit téléphone est noir et pas vert... :-)

Apparemment, encore, il semblerait que la Pomme ait choisi de suivre la directive RoHS et ait fini par stopper l'usage de tels produits néfastes dans la fabrication. Cependant, la Pomme n'a pas fait certifier son nouveau téléphone avec les labels écologiques et durables que l'on connait dans la sphère des produits électroniques et DEEE, ou alors les labels sont cachés ? Dommage ...

La Pomme aurait-elle honte d'être restée trop longtemps sur l'arbre et d'avoir pourrie au soleil de son succès (relatif en ce qui me concerne) ?

Plus concrètement, la Pomme a-t-elle choisi d'intégrer dans son processus de conception ses clients (voire ses fournisseurs) ? Car si aujourd'hui il ressort que la conception des produits doit plaire aux clients, il est encore plus évident que si les clients conçoivent les produits, ils auront encore plus de chance d'être vendus.

Sans entrer dans les détails, aujourd'hui le marché est segmenté en 4 ou 5 grands socio-types, dont les Créatifs Culturels, dont les sociologues nord-américains nous ont parlé depuis une dizaine d'années.

Les Créatifs Culturels, de 15 à 25% de la population selon les sources, sont très attachés aux attentions portées à la qualité, la durabilité, le sens, et l'impact sur l'environnement naturel et social. Ce "marché" de consommateurs est très présent et actif aux USA, pour ne pas dire activiste. La Pomme a-t-elle pris ce segment de marché en compte ?

Si on réalise rapidement une analyse du marché des téléphones mobiles, on distingue au moins trois tendances et une longue traine :

- Nokia qui se verdit avec un concept de téléphone mobile qui fait tout, se recharge en solaire, et nous dira même si un fruit est bon à manger ou pas

- la Pomme-Apple qui reste dans sa robe noire, sauf avis contraire, et qui s'adresse aux fortunés-happy fews

- un troisième groupe asiatique qui techno-innove, et sort un nouveau modèle par semaine

- une longue traine constituée de low-costs, dont certains font de la récupération-réparation, et qui aurait donc tendance à aller dans une forme de marché vert

Or donc, pour reboucler, quelles tendances pourraient plaire à ces Créatifs Culturels ? Apple me semble mal partie, les techno-innovants sont loin de tout cela. Reste la longue traine qui constitue un magma flou de produits et de démarches, et Nokia qui est en encore au concept élégant et séduisant.

Si la relation aux utilisateurs est devenue une référence à suivre (si un marchand qui vend ses produits et n'entend plus parler de ses clients ensuite existe encore, j'en veux bien un exemplaire pour l'analyser), pourquoi la génération des Users Generated Products n'est-elle pas prise en compte par les industriels ?

Peur de la nouveauté ? Peur de prendre des risques ? Méconnaissance honteuse de leurs clients ? Vieilles habitudes marketing de grand-papa ? L'avenir nous répondra d'ici peu, sauf pour les innovants verts et à l'écoute des énergies et des vibrations de leur temps... :-) Avec certitude.

vendredi 13 juin 2008

ecolocompare : on avance vers la traçabilité et une vraie comparaison des produits écolos (ou pas)

http://www.ecolocompare.com

Un n-ième kelkoo-like spécial écolo ? presque.

Plutot que de comparer les prix automatiquement, la comparaison (manuelle et humain) porte sur certains éléments clés du cycle de vie des produits :

- fabrication

- utilisation

- recyclage

Ce système de notation est intéressant pour tout le monde, reste à mon sens qu'il serait utile de permettre une plus grande interaction avec les consommateurs finaux, et notamment ouvrir cela largement aux commentaires.

Car les systèmes de certification officiels sont tous très différents, certains labels comportent de vrais cahier des charges, et d'autres pas, et pour se repérer rien de tel que l'avis des autres consommateurs.

Si Ecolocompare demanderait aussi à terme une animation éditoriale et communautaire plus fouillée, saluons la superbe initiative porteuse d'espoirs. Avec de telles notations en grande distribution, et avec les étiquettes électroniques, imaginons ce que cela pourrait donner. Une info en temps réel sur la qualité écologique réelle et l'impact réel des produits !

Pour vivre, le site de comparaison de produits écologiques Ecolocompare a besoin de l'aide de comparateurs bénévoles, de consom'acteurs, de professionnels responsables. Alors, je retourne voir Ecolocompare.com pour participer et commenter.

Planète Sacrée : enfin un portail positif porteur de solutions quotidiennes écologiques !

Voilà !

Cela fait quelques heures que certains de mes camarades de jeux professionnels ont publié Planète Sacrée !

Un portail qui présente des solutions écologiques viables, positives, constructives, cela faisait 3 ans que j'attendais cela...

Intitulé "le site mondial des solutions pour sauver la planète", ce portail ouvre de larges perspectives pour le grand public et mettre en pratique des solutions écologiques viables.

Alors encore bravo à toute l'équipe de Planète Sacrée !!

J'ai travaillé pendant plus de 10 mois à créer ce type d'outil d'information il y a 2 ans, et n'ai pas pu aller jusqu'au bout du projet, faute de ressources. Maintenant qu'un outil existe pour le grand public, on va s'affairer à le faire connaître et l'alimenter :-)

jeudi 29 mai 2008

publicité durables, BVP et WWF : to be continued... ?

CB News nous gratifie aujourd'hui d'une news où le BVP encore une fois n'est pas très raccord avec une éthique "durable".

In extenso, en voici l'intégrale :

"

Le WWF commente les résultats de l'enquête Publicité et Environnement

Le WWF a réagi aux résultats de la deuxième étude menée par le BVP et l'Ademe sur l'utilisation de l'argument écologique par la publicité. Pour mémoire, elle montre une augmentation sensible, de 64.1% à 81.9% entre 2006 et 2007, des dossiers conformes avec la déontologie du BVP, ainsi qu'une augmentation de l'utilisation de l'argument écologique, qui se retrouve dans 3 % des publicités (vs 1.2% l'an passé). "Il faut pouvoir comparer des choses comparables ! Entre la campagne de la marque Ultra pack (filtre à eau de robinet) passée inaperçue et les campagnes de promotion de Volkswagen pour son 4x4 Tiguan ou sa Passat pseudo écologique qui s'étalent sur nos murs et dans la presse magazine, on n'est pas dans la même dimension en terme de puissance d'exposition auprès du public. Pourtant la première est citée et pas les secondes dans ce rapport", commente Jacques-Olivier Barthes, directeur de la communication du WWF-France qui dénonce par ailleurs l’absence de pondération par la puissance du plan média. Autres points noirs, "le silence assourdissant sur la question du non respect systématique des dispositions de la directive européenne 1999/94/CE" (indiquant la consommation des véhicules et leurs émissions de CO2) toujours pas respectée les constructeurs automobiles et "l’esquive" du BVP "se défaussant sur les pouvoirs publics" face aux quelques 200 plaintes déposées sur ce point.

"


On notera que le BVP une fois de plus s'illustre par sa position ouvertement pro-annonceurs. C'est logique puisqu'à ma connaissance finalement rien n'a évolué au niveau de la gouvernance pro-environnement au BVP.

Plus finement, malgré les quelques annonces (de simples effets ?) pro-écolo dans les agences de communication et d'événementiel, que voit-on avancer concrètement côté grand public ?

  • Des annonceurs qui augmentent leur verdissement de campagnes.
  • Un BVP qui campe sur ses positions, et qui se déchargerai sur le secteur public (" c'est pas ma faut à moi, moi Lolita " ?).

Et pendant ce temps là, des industriels avancent dans l'ombre avec des produits réellement positifs pour limiter au maximum l'impact sur Terre et protéger le vivant. Parmi eux, certains constructeurs de maison écolos-passives-voire à énergie positive (si si !). Et des regroupements de citoyens pour construire des réponses rapides aux questions posées vis à vis du réchauffement climatique et des crises socio-environnementales à venir.

Ce que le BVP ne fait pas, les citoyens sauront choisir utilement. On voit déjà poindre ca et là des régies publicitaires éthiques (citons Goodaction, qui est dirigée par un ami : www.goodaction.org), des agences de communication réellement éthiques, responsables et impliquées à coeur... Bref : le meilleur est à venir pour ces alter-acteurs, des consom'acteurs, car aux vues de l'évolution du cours du pétrole, je ne suis pas certain que le modèle socio-économique occidental puisse tenir longtemps.

Des avis ?

jeudi 8 mai 2008

éco-business model, éco-business plan ?

Quand on parle développement d'activité, il arrive souvent, voire même quasiment systématiquement, que l'on parle business model et business plan. Très grossièrement, cela permet de définir ce qu'on fait et combien de ressources financières l'activité pourrait permettre de dégager.

Cependant, dans ce modèle de vertu économique, combien d'entrepreneurs, de créateurs, d'entreprises, d'institutions, oublient les aspects sociaux et environnementaux dans cette modélisation ?

80, 90, 95% ?

Si l'on se place du côté des investisseurs, des financeurs, des business angels, des banquiers, seul -a priori- l'aspect financier compte.

Du point de vue de l'équilibre sur le long terme de l'activité, il convient de voir les flux de ressources humaines, autrement dit qui et comment travailleront les personnes au sein de l'organisation, et les flux de matières, c'est à dire matières premières, coûts énergétiques, etc., et c'est là notamment une part de l'aspect environnemental.

Donc, si l'on veut se projeter durablement dans une activité qui permette de créer de l'emploi, et faire en sorte que les coûts cachés soient au moins partiellement pris en compte, il est nécessaire de comptabiliser les coûts sociaux et environnementaux, et les impacts lorsqu'il ne s'agit pas des coûts facilement quantifiables.

Avec la prise en compte des trois fameux piliers du développement durable -économie, écologie et social- on en vient à s'approcher d'une modélisation plus réaliste de l'activité d'une entreprise (ou d'une association).

Nous obtenons donc une première matrice de 6 critères :

- quantifiables : social, environnemental et économique

- qualifiables : social, environnemental et économique

La première partie de l'exercice est donc de lister, puis d'ordonner, les critères dont on ne parle pas dans un éco-business model ou un éco-business plan, et les coûts cachés de l'activité.

Partons d'un exemple, histoire d'avoir une approche pédagogique et maieutique.

Un salarié démissionne (ca vous rappelle quelque chose ?). Combien ca coûte ?

Humainement, c'est nécessairement une perte (temporaire le plus souvent). S'il s'agit d'une personne avec un profil sénior : c'est une perte d'autant plus importante qu'elle part avec des compétences, de l'expérience, voire qu'elle implique une désorganisation s'il s'agit d'un manager -entre autre critères-

Il faut rechercher quelqu'un pour le ou la remplacer, réorganiser le travail des collaborateurs en fonction de cette hypothèse nouvelle, répartir les tâches autant que faire se peut auprès de tiers, etc.

Prenons en compte le temps que tout ceci prend sur le temps de travail théorique d'une journée, d'une semaine ou d'un mois... Vous voyez où cela nous mène ?

A l'arrivée du ou de la remplaçant(e), il faut intégrer, initier, expliquer, former, aux habitudes, process et autres méthodes plus ou moins spécifiques de l'organisation : du temps, des compétences, une organisation spécifique à mettre en place.

Si la personne démissionnaire était manager, son (sa) remplaçant(e) doit apprendre à connaître la nouvelle équipe, les projets en cours, etc. : il y a un rythme à reprendre pour arriver à un niveau similaire à l'ancien manager.

Vous avez compté tout cela dans les "pertes", ou tout du moins dans la baisse de production de l'entreprise ? Non ? Dommage... :-)

Autre exemple plus positif cette fois ci : les plantes en entreprise.

Outre le fait qu'elles décorent, elles permettent surtout d'avoir un air sain. Une dizaine de plantes permettent de filtrer l'air de votre bureau, de votre maison, de la cave, de la cuisine... Bref, si vous habitez ou travaillez dans une zone polluée, et qu'il n'y est pas évident de dépolluer, la solution peut sans doute arriver par les plantes. Attention : toutes ne le font pas.

Le gain ? Une meilleure santé pour les salariés, un certain "gain de productivité" pour les "travailleurs d'usine", en tous cas un mieux être certain, sur lequel il faut informer en interne, et communiquer en externe.

Les plantes qui filtrent l'air et dépolluent sont présentés un peu partout sur le web. On en parle notamment sur :

http://www.unhomme.fr/page-al-plante_anti_pollution.html

le classique Wikipédia : http://fr.ekopedia.org/D%C3%A9pollution_de_l%27air_par_les_plantes

http://www.actualites-news-environnement.com/15850-plantes-depolluer-air-interieur-habitat.html

http://lepetitmondedaudrey.alloforum.com/plantes-pour-depolluer-maison-i6268.html

http://espace.canoe.ca/Viridis/blog/view/38591

En conclusion, je pense publier d'ici quelques semaines une grille d'éco-business plan, avec comparatif d'un BP classique sans prise en compte des aspects sociaux, sociétaux, culturels et environnementaux.

Des éléments à ajouter ?

vendredi 18 avril 2008

L’écologie c’est 100% de positif

 

Dans mon cheminement personnel vers une vie simple, propre, pure, verte et vertueuse, chargée de contemplations et d’amour (ouf ?), je considère que l’écologie et la recherche d’un équilibre qu’on qualifie de « durable » c’est 100% de positif.

 

Pourquoi ? Si les plus engagés d’entre vous lecteurs, avez déjà lu les écrits signés par Nicolas Hulot (pédagogue écolo moderne), Pierre Rabhi (agro-écologiste ou éco-agronome repousseur de désert), Hubert Reeves (rêveur solidaire), Mickey 3D (chanteur engagé à la voix un peu triste), et tant d’autres, alors vous pouvez arrêter de lire, vous savez ce que je vais écrire.

 

Pour les autres, suivez ces quelques lignes avec amour et délectation :-)

 

Pourquoi donc est-ce positif ?

 

D’abord parce que c’est plus simple : plus direct entre la production et la consommation, moins d’emballages, des produits sains et naturels, peu d’énergie dépensée pour produire et servir, plus d’apprentissages pour trouver les produits et comprendre la logique de production, plus de lien social.

 

Ensuite parce que c’est plus beau : avez-vous déjà regardé une pomme bio ? Elle est irrégulière, tâchetée, multicolore, fondamentalement vivante. Vous préférez l’uniformité ? Soit, ceci dit la nature est tout sauf uniforme, l’uniformité est un artifice pour vous faire croire que la vie est lisse et rassurante :-)

 

Enfin parce que c’est plus équilibré. Entre des haricots africains et des haricots européens, les premiers seront sans doute moins chers par un jeu artificiel de financements entre l’Europe et l’Afrique lui-même financé par les impôts et taxes, les seconds sont sans doute plus chers à l’achat mais ca va directement dans la poche du producteur, c’est donc équitable et plus équilibré pour tous.

 

Et vous, votre vie, vous la voyez positive ?

Gaz à effets de serre – objectif 2025

Avertissement au lecteur (pour celles ou ceux qui auraient du mal à décrypter) : ceci est une chronique cynique et décalée, c’est de l’humour noir (aussi visqueux et sombre que le pétrole), à prendre au troisième degré avec des pincettes et des gants (le pétrole ca tâche, ca sent pas bon, ca pollue, ca tue et ca déteint, d’où le besoin de gants).

 

 

 

Vous vous souvenez de cette oeuvre majeure de la littérature jeunesse signée par Hergé : « Tintin » ? Avec Tintin à l’époque on pouvait rêver pour partir sur la Lune avec « Objectif Lune ».

 

Et bien un auteur de blagues contemporain nous ressort, que dis-je un storyteller de la dernière heure, « Objectif 2025 : 0 gaz ». Non je ne vous parle pas là de produits malencontreux de la digestion bovine ou humaine, mais bien plus largement des gros gaz à effets de serre, dont les sus-nommés font bien entendu partie. :-)

 

G.W. Bush, le junior donc, nous a concocté une splendide annonce : il propose ni plus ni moins en toute simplicité de « stabiliser les gaz à effets de serre en 2025 ».

 

Outre le côté fanfaron du personnage, qui n’est pas sans rappeler parfois les plus grands acteurs de la première moitié du 20 » siècle, soulignons surtout son énorme performance neuronale. Suivez mon raisonnement :

-

- page 2 de 4 -