Mike Metz - Développement durable et marketing éthique

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jeudi 17 avril 2008

LeMonde.fr pourrait-il contrôler ses pubs svp ?

Je fais un commentaire sur l'éthique de la capture d'écran de ce jour, ou bien ?




lundi 7 avril 2008

sécuriser la vie associative ?

Pour une fois, je ne vais pas poster sur le Développement Durable, ou bien sur un quelconque greenwashing, mais bien sur un fondamental français : la vie associative et sa sécurité.

Jusqu'ici, les pirates (de la route, des mers, de l'Internet...) s'attaquaient soit à des activités marchandes très en vue (CAC 40, marché Euronext, international big brothers companies, ...), soit à certaines actions non-marchandes internationales.

Aujourd'hui, la donne a changé. Avec l'arrivée de la technologie à bas coûts dans les pays dits "en voie de développement", auxquels j'ajoute avec légèreté les pays d'Europe de l'Est, l'Inde, la Turquie ... et la Chine (royaume du Grand Bonheur Universel).

Loin de moi l'idée de faire peur, il s'avère cependant que depuis 18 mois, les actions pirates diverses et variées fleurissent dans les champs associatifs et caritatifs en France comme à l'étranger. Etrange phénomène me diriez-vous ? Pas tant que ca si l'on se réfère à un point : la secteur associatif se professionnalise, de l'autre côté de la frontière les pirates qui ont rarement de retard à l'allumage sont aussi là pour veiller au grain et tirer une part du gâteau pour mieux se nourrir, le tout sans éthique ni code d'honneur, voire parfois même sans conscience des actions réalisées et de leurs impacts.

En bref, si jusqu'à 2005 les ONG étaient plutôt des expertes de la sécurité à l'étranger, dans une certaine mesure, désormais il faudra compter sur les mêmes questions pour les associations sur le territoire métropolitain français.

Pour ne pas faire de mauvaises ondes, là où il n'y a pas lieu de crier au loup, on oubliera donc très vite sur les passages obscurs récents qui ont secoués notre belle économie sociale et solidaire (oups, le mot est lâché), pour mieux concentrer nos énergies positives sur des avancées utiles.
Néanmoins, j'espère que le message saura passer et être désormais défendu auprès des décideurs et entrepreneurs solidaires :-)


edit du 8 avril : ah, un autre épisode de ce jour me fait dire que décidément, l'ambiance est chaude... :-)

samedi 5 avril 2008

et si on modernisait le commerce "alternatif" ?

je n'ai rien contre les ventes généreuses réalisées par les ONG : elles sont utiles, véhiculent une bonne image de marque, permettent de gagner un peu de petits sous pour financer les projets associatifs. Cependant, la plupart de ces événements ont un format qui correspond à des types de populations précis, populations qui vont en se raréfiant avec le temps.

Oui, le propos est dur et l'analyse nécessaire. Cependant, on peut constater que la collecte de fonds et les chiffres d'affaires du tiers secteur tendent à se segmenter entre généreux participants et bénévoles traditionnels (cf. photo), et d'autres tribus de populations, plus jeunes, ou ayant d'autres habitudes ou cultures.

Et c'est à ces nouvelles tribus là que je veux aujourd'hui parler pour leur faire passer mes valeurs, équitables, écologiques, solidaires, ouvertes, participatives, et les faire entrer dans une sphère vertueuse très ancrée dans le 21ème siècle. C'est aux Créatifs Culturels, et à toutes les autres tribus qu'aujourd'hui l'économie sociale et solidaire, les associations, les institutions publiques, le tiers-secteur, doivent parler en direct.


La question qui se pose est simple de fait : comment intéresser et comment moderniser les commerces dits "alternatifs" ? Non pas que Oxfam ou Artisans du Monde soient des structures aux manières poussiéreuses, non loin de moi cette idée, j'adore autant la démarche que la simplicité et les produits de ces organisations, il me semble simplement qu'il y a  un "autre plus" à travailler pour celles et ceux que le commerce bio rebute parce que "vous comprenez c'est moche et c'est roots votre boutique". Si en synthèse Alter Mundi Paris est un concept-store à copier, il en reste pas moins que le plus large travail de modernisation se situe aussi en terme de marketing et de communication des offres, des produits et services, et d'une manière plus large de la couche "cosmétique" à appliquer à ce mouvement qui prend de la force.

Rappelons qu'aux USA, les Créatifs Culturels représenteraient 25% de la population ! Autant en France ? Peut-être plus ? Et si on ajoute les bobos, les no-no, etc. ? Combien de tribus alter-sensibles séduire avec d'autres manières qu'un plan de travail, 3 chaises et un joli sourire d'une personne bénévole qui n'est pas toujours sensibilisée aux questions commerciales, au facing, à la fidélisation, voire à la connaissance et à l'histoire des produits, et qui s'accroche à la cause par sa vision et ses valeurs ?

Sans vouloir faire d'étude de cas ici, prenons une autre photo :



qu'y voit-on ?

un travail sur les couleurs, des étagères qui mettent parfois en scène les produits, voire qui les valorisent, l'endroit est rythmé, nous ne sommes pas sur un linéaire de produits, etc. Une ambiance est créée.


Allons plus loin pour donner du rythme et une touche authentique aux produits quand c'est nécessaire. Si on reprend le principe de l'étagère légèrement habillée et travaillée, ca peut donner ca (pas de promo pour une boutique en particulier, c'est juste un exemple) :





A priori cette étagère est en bois : flacons de verre fragiles, beaucoup de poids, etc. Ok. Et si on utilisait, comme pour la vente d'Oxfam du début de ce post, des matériaux légers pour cet événement, comme du carton ? Le mobilier pour l'événementiel et pour la maison, en carton, ca existe. Les techniques de conception/fabrication de mobiliers carton sont maitrisées, archi-connues, sont basées sur le recyclage de produits existants et sur de la récupération. Les meubles ainsi créés sont solides et légers, et ne comportent pas de COV (colles à base d'eau avec produits sains et naturels).

Prenons un exemple concret, Ideo (oui, la marque de vêtements éthiques) sur un salon de mode équitable récemment, ca donne ca :



















et puis ca :




















que manque-t-il à cela ? le look un peu moins "roots" dont on nous a parlé plus haut.

Je vais chercher une ressource qui sait faire ce qu'il faut avec des peintures et pigments naturels, sains et donc écologiques.
Visuellement, ca peut donner ca :






Ca connecte tout ca non ? Ok, vous n'aimez pas le style visuellement des meubles ci-dessus ? et avec ca :


 

voilà, un peu de peinture en trompe l'oeil, et hop vite imité le bois sur support carton... :-)

Solidité et esthétique garantis, avec du recyclage et de la peinture naturelle et saine !

C'est possible donc de faire différent, de réaliser du moderne, car avec le trompe l'oeil ca peut aller très loin :-)


Des réactions, des commentaires, des sources à explorer en la matière ?

edit : Nathalie a bien rigolé en lisant ce post, d'autres réactions ?


edit 2 : merci Thierry de m'avoir poussé à réactualiser ce post : http://www.artisansdumonde.org/livret-agir.htm

edit 3 : une autre démarche est possible, celle-ci est claire et va à l'essentiel : http://www.akordi-coop.org/spip.php?article51




crédits photos :

http://flickr.com/photos/9873638@N07/2086722412/in/set-72157603270375983/

http://flickr.com/photos/oxfam-magasinsdumonde/2068562226/

http://flickr.com/photos/9873638@N07/2055175757/

http://ideo.typepad.fr/.shared/image.html?/photos/uncategorized/2008/02/04/bb_03_2.jpg

http://www.ode-rose.com/

http://dko2reves.zeblog.com/

vendredi 4 avril 2008

Design de produits et services durables : tu fais quoi en juin 2008 ??

En juin 2008 se tiendra un gentil événement bien sympa : Green by Design 2008.


Sobrement sous-titré "strategies, tools and markets for product innovation", ce joli événement nous propose de réunir quelques think tank ès design durable, de secouer le tout, et de voir quel mixture il va sortir, afin qu'on puisse la boire avec délice aux beaux jours venus.


Si on y regarde de plus près, nous pourrons rencontrer lors de ce splendide événement auquel je n'irai pas joyeusement baguenauder :

- Procter & Gamble (vendeur multi-marques de produits chimiques)

- 3M (l'autre inventeur du papier recollable, plus fort que Venilia)

- Nike (marque de chaussures sous-traitées en Asie du sud-est du Sud)

- Wall Mart (grand épicier généraliste aux volumes de ventes d'une humilité à toute épreuve)

- Xerox (si si, souvenez vous, ceux qui se sont fait voler leur idée d'interface graphique par la marque à la Pomme, elle même s'étant faite croquer par un étudiant à lunettes devenu multi-milliardaire)

- BASF (grand chimiquier d'origine allemande vendeur de cassettes vidéos multicolores de rêve)

- DuPont (autre grand chimiquier de synthèse, inventeur du bas à résille sensuellement érotique)

- General Electric (commerçant de quartier, revendeur de voitures d'occasion, car "acheter chez GE une voiture, c'est une véritable occasion d'acheter une belle voiture")

etc.


Bref tout ce beau monde réunit en ce sacro-saint mois de juin, où les papillons batifolent gaiement dans les champs, où les oiseaux rayonnants de beauté nous content leurs histoires et s'envolent dans un air chaud et sec qui annonce le début de l'été, où les grands-mères provencales étendent leur linge en bordure de la maisonnette, et ramassent quelques fleurs délicatement pour les faire sécher et embaumer l'air de la maisonnée... ah ....

et pendant ce temps-là, nos chères grosses têtes blondes expertes en Développement Durable vont nous servir un colloque en veux-tu en voilà, avec show à l'américaine, petits fours (bios et équitables j'espère ?), programme millimétré et tendu comme un ... tronc de peuplier italien vers le ciel, bref : que du bonheur.


Or donc, après ces quelques lignes de diatribes saugrenues, qu'attendre d'un tel programme, où après une première lecture désabusée, j'y suis revenu, et ai cherché -en vain- un expert issu du secteur public, voire ô comble d'infamie, un expert de la société civile ? Quoi ? Pas un seul expert en business vert ? ni au sein d'une grosse agence gouvernementale, ni dans une PME verte et high-tech de Californie, ni même le gouverneur vert et musclé de Californie ? nobody qui viendrait de chez Greenpeace et passerait la tête en disant : "hey guys and dolls, i'been told u needa lotta peace. Dat's rite, we're gonna be quite cool na, 'n i wanna be dere to have good vibes speech together". Non rien de rien, non ... Piaf n'aurait pas chanté ca je crois.


Alors, si on fait que dans le "mainstream", quelle place donner aux inventeurs géniaux qui font du vert et local, industrialisable et équitable, coopératif et reversant une part utile à des oeuvres et autres 'foundations' ?

Réponse : aucune place ? si si, noyé au milieu de la masse, j'ai vu des pedigrees verts de jeunes qui ont monté leur start-up. Mais entre les start-up et les brick and mortar, il y a aussi toutes ces business entities qui emploient bien, qui paient bien, qui vendent bien, qui vivent bien, qui font économiser des ressources à leur client.


c'est un big business meeting, avec un site web baclé par un stagiaire en première année ?

Non, c'est un event américain, où il ne faut surtout pas s'arrêter à la première impression, tout lire, pour s'apercevoir que c'est un bien événement finalement, avec plein d'idées à grappiller.



Qui m'offre le séjour pour aller faire un séjour de veille là-bas avec un comparse tout aussi green et english-speaking dans le texte que moi ?

jeudi 3 avril 2008

La semaine du Développement Durable

Cette semaine, c'est LA semaine du Développement Durable, où l'on peut voir dans une splendide double page, à gauche un sujet politique, et à droite une publicité pour la RATP qui lave plus vert que vert.


Mais le propos du jour n'est pas là : si vous voulez faire une action rapide et sympa, un bien joli jeu qui vous sensibilisera vous et vos proches, alors participez à "Durable et vous" : http://www.durable-et-vous.com

durable-et-vous.com : quel eco-citoyen êtes-vous ?
Recommandé par des Influenceurs


N'hésitez pas à participer activement, et à en parler à vos voisins, amis, parents, frères et soeurs, collègues... :-)

samedi 29 mars 2008

citations que j'aime et que je cultive

post court - stop

citations aimées et cultivées - stop

réactions vivement recommandées - stop

love and hope.



"Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde."
GANDHI
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"Créer, non posséder ; oeuvrer, non retenir ; accroître, non dominer."
Lao Tseu
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"Servir sans asservir ni se servir"
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1. Tu ne seras pas curieux et tu n'épieras pas; ne quitte pas le cercle de tes propres pensées.
2. Tu ne critiqueras pas et tu ne feras jamais de reproches.
3. Tu ne prendras jamais rien à cœur.
4. Tu n'aspireras pas à déceler des signes d'amélioration
5. De peur d'être jugé négligent, tu ne succomberas pas à la paresse.
6. Surveille-toi toujours toi même.
Manuel Tibétain de l'entraîneur, Le paradis des chevaux, Jane Smiley
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Impose ta chance, serts ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder ils s'habitueront ...
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"Si ce que tu as à dire n'est pas plus beau que le silence, alors tais-toi" - Proverbe chinois
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Life is fragile, so we got to preserve it (Isaac Hayes, Sting)
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Nous ne savions pas que c'était impossible, alors nous l'avons réalisé (d'après Mark Twain)

jeudi 27 mars 2008

Exclusif - on en sait plus sur les idées des gens à propos du Sida

Jusque là on savait qu'entre les idées et les actes il y avait un fossé, et que les associations comme les institutions publiques étaient parfois loin de leur cible. Avec la vidéo diffusée sur Youtube, Dailymotion et Google Video, ca change la donne !

Ce week-end c'est le Sidaction à la TV, pour une fois que la TV sert à quelque chose d'utile, mobilisez-vous et faites un don sur le web :-)

visible sur Dailymotion :

Exclusif - tant de news Sida ?
envoyé par alliance

mardi 25 mars 2008

Cosmétiques bio : comment greenwasher avec efficacité ?

Souvenons nous du cas de Clarins, qui en 2007 s’était vu ordonné de modifier ses publicités au Royaume-Uni et en Italie. Souvenons nous avec une folle excentricité de « Expertise 3P », un produit de chez Clarins qualifié de « spray anti-pollution électromagnétique » qui rappelons le, devait « contrer les effets négatifs des rayonnements GSM sur la peau ».

Splendide blague signée Clarins, qui s’est fait attraper comme un enfant la main dans le pot de miel, par l’ASA (Advertising Standards Autorithy) en août 2007, et par l’Instituto dell’autodisciplina pubblicitaria. La répression des fraudes avait lancé en mars 2007 une enquête pour connaître les effets réels de ce « produit miracle ».

Depuis, sauf erreur de ma part, pas de nouvelles de la DGCCRF ni de l’AFSSAPS. Espérons que les conclusions anglaise et italienne n’aient pas été un peu atives à l’encontre de Clarins.

Sur un autre plan, regardons maintenant The Body Shop, noble enseigne fondée y’a une trentaine d’année par feu Anita Roddick. Mi-2007, The Body Shop annoncait utiliser de l’huile de palme durable pour ses savons. Rappelons que l’huile de palme est issue d’arbres dont les cultures ne sont pas toujours durables, et que la culture de ces arbres est même une source massive de déforestation et de disparition de zones habitées par un multitude d’animaux et de végétaux. Très bel effort, qui devrait se généraliser selon la marque aux 2.000 boutiques.

Troisième cas concret : L’Oreal, qui a racheté Sanoflore et le très justement sus-coté The Body Shop. Deux marques progressistes qui ont données des idées leur nouveau propriétaire. Si L’Oreal a choisit de ne plus mettre de DEP et de triclosan dans ses produits, nous sommes encore loin d’emballages et de produits sains. Dans le cas de L’Oreal ou de The Body Shop, on ne peut pas parler réellement de greenwashing, du fait qu’il n’y a pas mensonge, mais plutôt d’une communication « orientée » ou « à la mode » :-) Quelle est la nuance ? C’est simple : L’Oreal ne ment pas, c’est une société qui rachète d’autres sociétés.



Si finalement on devait prendre qu’un seul exemple de ce qu’est le greenwashing en cosmétique, commençons par regarder cette vidéo pour « Smart Shield Sun Protector » :

 



Qu’y voit-on ? Une femme bronzée qui nous dit que le c’est bon pour la planète. Et puis ?? c’est tout :-) Encore du greenwashing en cosmétiques ? Je vous fais un paquet cadeau bientôt, je dois revenir à d’autres choses… :-)

mercredi 12 mars 2008

Communication urbaine et Développement Durable

L'union des annonceurs (UDA) avec la signature récente de la Charte DD nous gratifie enfin d'une démarche formelle en matière de communication responsable. Pour autant, les entreprises du CAC40 et les adhérents à l'UDA ont encore un superbe chemin à parcourir pour fleurir leur route.


Si les annonceurs s'y sont mis, restent encore les supports, et notamment ceux qui trouve en ville, dans leur superbe densité, et une plastique ultra-contemporaine. Si on ouvre le champ des possibles, et qu'on regarde de près : on a d'un côté JC Decaux, leader, et de l'autre ses deux voisins de palier : le texan Clear Channel et CBS Outdoor (partie française de l'ex géant Viacom).

Et alors, mon bon monsieur, pourquoi JC, CC, et CBS ne sont-ils pas entendus plus que ca dans la presse au niveau du Développement Durable ? Pourtant la comm. est leur métier. Et leur position dans la société et surtout sur la couverture urbaine est dominante. On peut le dire, la couverture de la population est dominée par JC Decaux, et les autres. Donc ?


En aparté, toutes les villes et leur mobilier urbain évoluent progressivement vers le DD. Tous les équipements urbains installés sur la voie publique doivent avant tout répondre aux besoins de ses cibles. Et les cibles, ce sont les usagers, qui ont affirmés - via de splendides sondages - qu'ils sont ouverts et proches des questions de DD, le respect de son environnement de vie, etc.


Premier cas : JC Decaux

Plus de 300.000 faces, plus de 30 megapoles, plus de 170 millions de viewers de par le monde. Beau potentiel pour rendre une communication durable au niveau global.
Qu'est-ce qui fait que JC Decaux ne se positionne pas fortement sur ce créneau plus qu'à la mode ?

Pourtant en matière de communication globale, JC Decaux se pose bien là : le panneau SWIP combine affichage et push en WAP, les panneaux events comme pour le carrés géants de chocolat sur les abribus (ah le marketing sensoriel global, on en est pas loin...), et et et ... les espaces aux enchères pour le Téléthon (et oui, on se refait pas, quand on est un ancien AFM, ca marque un esprit un partenariat aussi beau :-). Et on entre là dans la sphère de la communication responsable, celle qui fait que l'engagement sociétal se conjugue vraiment au présent.

Qu'est-ce qui manque alors au catalogue ? Les MUPI en teck certifié FSC issu de commerce responsable/équitable ? Du kakemono avec de la soie naturelle teintée avec des encres végétales ? Et avec des panneaux lumineux interactifs tactils à LED, merci la baisse de consommation électrique :-)


Second cas : Clear Channel

Comme chez JC Decaux, chez Clear Channel Outdoor, on met à dispo des vélos pour les villes : Dijon, Perpignan par exemple (et JCD qui pour sa part couvre Lyon et Paris). Un vélo : ca c'est durable comme moyen de transport. Et comment communiquer durable sur ces autres supports que sont les vélos ? Quelques pistes : des visuels en papier léger imprimés avec de l'encre végétale, de la communication éphémère avec des matières biodégradables, et pourquoi pas histoire de se faire voir encore plus : des petits drapeaux comme sur les vélos des enfants ? Sympa et festif, simple, petite surface, visible.
Mais Clear Channel, c'est surtout plus de 700.000 espaces dans le monde (aux dernières nouvelles), et un réseau mondial plus large avec les autres médias du groupe, dont les radios. Ce qui veut dire qu'en terme de communication globale et locale, CC peut aller loin. Et le global et le local, c'est l'une des références claire du DD.


Troisième cas : CBS Outdoor (ex Viacom)
On va faire court, Viacom est moins connu. Pourtant, chez Viacom/CBS, le procédé d'impression sur toile est une cible DD intéressante. La toile "durable" ca existe, l'impression avec de l'encre végétale, saine et naturelle aussi. Reste à marier les deux :-) Et là, les grands de l'impression de mémoire ne s'y sont pas encore mis. Même Epson ... Pourquoi ? Réponse : trop cher ? A court terme oui, à long terme non. Pourquoi ? Parce que les encres chimiques, plus ou moins à base de pétrole, ne vont pas tenir le coup longtemps. D'ailleurs à propos de notre cher pétrole, la plupart des mobiliers urbains sont à base de produits polymères, de produits de synthèse, etc. Or donc, le mobilier urbain ne pourra être que naturel et durable, ou ne sera pas.



Le marché des techniques et des matières est mûr aujourd'hui. Les fournisseurs de matières existent en France et à l'étranger, les sources sont là, les créateurs motivés, les circuits "alternatifs" se structurent en réseaux, ce qui laisse de beaux potentiels pour redévelopper des produits vers le respect de l'environnement, et notamment de l'environnement urbain.

Au passage, rappelons aujourd'hui que la biodiversité urbaine est plus large que la biodiversité du plateau de la Grande Beauce agricole, donc autant faire en sorte que le vivant urbain puisse vivre confortablement avec le mobilier en ville :-)

mardi 11 mars 2008

Pour me contacter...

skype : mikemetz_ate

MSN messenger : dazik@hotmail.com

mobile (sujets sérieux uniquement :-) : +33 (0) 675 319 432

email : mike (arrobasse) mikemetz (point) org

mardi 4 mars 2008

cosmétiques et développement durable : on avance mais peut mieux faire :-)

Ce matin en lisant ma splendide newsletter de chez CB, je lis en intégralité le texte suivant :


"

Garnier s’associe à Eco-Emballages

Garnier (L’Oréal) s’associe à Eco-Emballages et annonce son engagement dans des actions concrètes pour réduire son impact sur l’environnement et pour favoriser le développement durable. La marque utilisera dorénavant des packs allégés pour la gamme Fructis (de 20gr en 2000 à 18,5gr en 2007, soit 1,5gr de moins par pack permettant plus de 300 tonnes d’équivalent CO2 en moins dans l’atmosphère par an). Garnier compte aussi promouvoir le tri sélectif en partenariat avec Eco-Emballages, dans le cadre du plan de prévention et de recyclage des emballages ménagers lancé en novembre 2007 par l’association avec l’association nationale des industries alimentaires(ANIA) et l’institut de liaison et d'études des industries de consommation (ILEC). A partir de ce mois-ci, une étiquette à l’arrière des flacons indiquera ces modifications aux consommateurs.
04/03/2008 - CBNEWS - Virginie Baucomont

"

Trop belle pour être vraie, la nouvelle est positive et n'en demeure pas moins légèrement problématique. En effet, que L'Oréal nous vende des produits chimiques qui pourraient être dangereux dans certaines conditions, ca on pourrait s'en douter (cf. les nano-capsules), mais que L'Oréal communique sur un aspect aussi négligeable au regard de ses volumes de ventes, là j'ai la vague impression que quelqu'un se moque de nous, et que pour chercher à green-washer cette personne pourrait prendre exactement cette direction. De là à dire que l'Oréal green-washe, il pourrait n'y avoir qu'un pas que je ne franchirai pas : je vous laisse juger sur pièce.

S'il y avait un message à passer au groupe L'Oréal : à quand des actions plus fortes, plus engagées, voire oserai-je dire plus "vertes", pour un véritable respect de l'environnement et une politique appliquée de Développement Durable en Entreprise ? (ok, je laisse ici sur le bord du chemin ensoleillé mon côté animiste).

Faut-il ne compter que sur les actions citoyennes et la société civile pour que l'écologie soit une valeur respectée et concrète, et non un domaine perçus comme étant réservé aux plus conscients d'entre nous ?

vendredi 29 février 2008

Rebondir pour mieux construire une vie durable pour tous ?

(Note de réflexions très personnelles)

 

Ce matin le long chemin s’est révélé dans ce qu’il reste à parcourir pour faire vivre un beau projet d’intérêt général au coeur d’un groupe qui pourrait se scléroser. De la genèse longue au déroulement de sa vie tranquille, ce projet fait murir et grandir ses initiateurs.

 

Ce midi la découverte s’est affichée, et la révélation a fait l’oeil se détourner, avec vérité et pensées positives, sans préjugés, et avec beaucoup d’humilité somme toute. Les limites qui m’animent et me hantent se sont ouvertes à l’autre, avec sensibilité et volonté de construire utile et bon.

 

Ce soir un réseau de connecteurs d’humains ouverts et ambitieux, avec l’envie de faire avancer le monde et ses rêves, s’est matérialisé à mes yeux gourmands et ébahis de tant de fraicheur et de naturel.

 

Chacun de ces trois cas est exemplaire et mérite tout les intérêts constructifs. Dans ces exemples de volontés très éparses, il est évident d’identifier un trait commun : construire un monde plus beau, plus juste, plus équilibré, chargé d’idéalisme.

 

Si Christophe et Pierre-Philippe sont les bons exemples de cette fine mixité entre vie occidentale, business et durabilité, ils ne sont pas les seuls. Violette, dans sa catégorie, est unique de détermination et de pleine confiance à accorder. Et avec toute l’énergie positive, FiX et ses joyeux acolytes ouvrent une voie pleine de charme et inventent à eux seuls une fantaisie subtile, où les violons brillants du temps des rêves s’accordent avec les tambours graves des mégapoles modernes.

 

 

S’il est épineux d’avoir à choisir parfois entre être et avoir en France, il l’est encore plus d’être à la croisée de chemins, et d’avoir plusieurs motivations profondes à soutenir des projets forts et ambitieux.

 

Mon chemin de vie est clair, bien que je n’en parle au mieux qu’à demi-mots, nécessité d’un recul et humilité obligent.

 

Cette croisée des chemins est l’opportunité qui s’ouvre à tous ceux d’entre nous, les Créatifs Culturels, pour développer la construction de ce monde meilleur. C’est dans ce choix osé et beau qu’il faudra peser la prise de risques personnels, les intérêts communs et la recherche d’équilibre.

 

Très –trop ?- loin des grandes réalités pragmatiques du marketing de masse, ces réflexions doivent servir de base au marketing social, alternatif et solidaire du 21ème siècle.

Car en ces trois exemples ressort le meilleur de l’humanité, en ces trois exemples sur des voies de réussite se fonde ce que seront les entreprises durables de demain.

 

 

mercredi 27 février 2008

Ecolocash - le danger par le non-sens

En discutant ce midi avec R., le bien nommé et joyeux drille, nous en sommes venus entre deux mots à aborder la conscience du Développement Durable (c'est moi qui l'écrit, on n'a pas formulé cela comme ca), et avec la même idée en même temps que nous avons eu, j'ai préféré poster.


Dans Ecolocash, la délicieuse Alice Audouin nous gratifie d'un pamphlet court et efficace comme une mini-jupe d'une jeune femme de vingt ans assise dans le jardin du Luxembourg au moment de la sortie des étudiants de l'école d'ingénieurs en informatique du coin : il va à l'essentiel et dit tout en quelques mots : méfiez-vous de la première apparence et gardez bien en tête qu'une relation durable se base sur une conscience durable. (ouh là, ca fait mal à la tête ca ?) Après ce moment de profonde confusion mentale, revenons à nos moutons.


Bref, en synthèse : trop de conseillers et autres business angels prennent le Développement Durable, et tout ce qui vient dedans, comme une grosse opportunité juteuse de monter des opérations de cash-back florissantes, et tellement désirables.

Qu'à cela ne tienne, chacun peut y voir c qu'il veut. Personnellement je crois que le dit Développement Durable sera une nouvelle forme de Développement, où l'aspect financier ne sera qu'une valeur mineure, permettant de donner plus de force au sens, aux valeurs et au vivant.

Si les deux acceptions ne sont pas incompatibles, il en va de la survie de l'humanité de savoir où placer correctement le curseur dans tous ces projets dits "durables". Car une chose est sûre, la Terre -elle- continuera de tourner avec ou sans les Hommes dessus :-)


Autant dire que les investissements financiers doivent se faire avec autant de sagesse que les anciens de certaines cultures nous l'enseignent : prudence, fermeté, recherche d'équilibre.


A qui le tour pour son micro-essai sur le sujet ?

Parenthèse culturelle (...) - hors sujet

En écoutant tout et n'importe quoi issu du très bon mytaratata.com, j'ai pensé ce matin à Violette et son Mademoiselle-Bio, puis je me suis fais interpeler par voie de post blogué in extenso, et finalement skypé par la dite personne...

Bref, voilà l'artiste d'une autre décennie qui a ouvert cette faille temporelle : Diane Tell (vous savez la québecoise).


Maintenant c'est au tour de FFF d'entrer dans mes oreilles, par le biais d'un Barbès tronqué à 1 minute 32. Vous pensez qu'un e-marchand de vêtements éthiques et ethniques va m'appeler ?

samedi 23 février 2008

se faire taguer dans la communauté écolo-bio-équitable-éthique ?? moui... c'est un moyen d'ouvrir les yeux :-)

Ok ok, si j'adore le réseautage et la viralité, je trouve finalement que de se faire taguer par ses pairs est sympa, mais limité. Mine de tout, je me prète volontiers au jeu :-)


C'est donc Laurence, d'Aboneobio, qui me propose de participer à cette chaine.

Pour la règle du jeu, voir en fin de post. Laurence m'a préparé une trame, j'en sors pas trop, elle est bien sa trame.

Je n'ai pas encore posté mes résolutions 2008, qui sont toujours en chantier, alors je me lance dans ce premier petit jeu des 6 bonnes habitudes centrées sur sa petite personne, et plus ou moins par extension sur sa famille :

  • Pour les vêtements, perso, tous mes achats sont éthiques, ou ne sont pas. Extrêmiste ? Et acheter tous ses vêtements fabriqués en Chine chez des Discounters, c'est aussi extrême, non ? :-D
    Pour les enfants : échanges avec des amis, dont Valérie et Laurent qui nous aident bien :-)

  • cuisine et repas : Cindy et moi cuisinons tout. Achats via Natoora et Ooshop + fruits et légumes issus d'un paysan bio, via tousprimeurs.com. Livraison des fruits/légumes bios tous les mercredis à mon bureau de Paris, retour à la maison le soir avec mon cabas à roulettes de chez  Elmo (Biocoop, mon magasin de Paris 11).


  • salle de bains et nettoyage maison : divers produits de plus en plus sélectionnés sur le volet, évidemment labellisés "éco" ou "bio", et je lis précisément les étiquettes. Pas de graisse/huile végétale quand je ne sais pas d'où elle vient, si elle n'est pas "éco/bio" : pas d'achat.
  • Au bureau : utilisation minimaliste. Papier recyclé quand je ne peux pas faire autrement. Utilisation d'un crayon/critériul en bois avec recharges, et un stylo en bois avec recharges à encre végétale.  Impression  quand il est impossible de faire autrement.  Beaucoup de conseils et d'accompagnement gracieux et de bénévolat de compétences, obligatoirement :-)
  • Lave vaisselle récent et récupéré gratuitement via une amie d'un de mes frères. Utilisation minimaliste de l'eau. On envisage sérieusement de s'équiper avec de quoi réduire très fortement la consommation d'eau : toilettes sèches, récupération d'eau de pluie, etc.
  • Loisirs : reprise d'ici quelques mois, avec deux enfants en bas âge et des activités qui consomment beaucoup de temps, nous avons fait un choix... :-) Priorité au vivant et au respect de la nature, quoi qu'il en soit ! :-)

Quelques blogs militants-activites et/ou respectueux de l'environnement et du vivant :
  • Hervé, et le projet d'Inakis qui a été lancé il y a peu : bien utile pour ouvrir les yeux sur une vie et une consommation responsable
  • Laurent et Guillaume, avec GoodAction : un beau projet qui donne envie à d'autres de copier, ce qui veut dire que c'est une bonne idée :-)
  • Les joyeux drilles de Laspid, frais et funs, bien aidés par leurs marraines de chez Ideo, avec de biens jolis t-shirts éthiques (j'oublie pas non plus Tudo Bom? qui fait d'autres t-shirts très sympas)
  • Made in Ethic, la démarche de Julie de faire le focus sur des vêtements éthiques, avec une bien jolie boutique en ligne
  • Philantropes.net, avec F. et A. à la barre (les garçons : always there pour vous rencontrer et parler sérieusement :-)
  • et le Coup de Coeur exceptionnel dans la démarche : Mademoiselle-Bio (avec le double CC, sans évoquer l'autre marque cosmétique pas très reluisante)
Les règles donc :
  • Mettre le lien de la personne qui vous a posé le tag
  • Mettre le règlement sur votre blog
  • Expliciter six habitudes/usages importants chez votre petite personne
  • Taguer six personnes à la fin de votre billet en mettant le lien
  • Avertir directement les personnes taguées

samedi 9 février 2008

Amitié et activité professionnelle : où les chemins se rejoignent durablement

Laurence pose la question des liens amitié-business et compatibilité entre les 2, dans l'un de ses billets récents.


Il est évident que si l'on parle de business au sens des années 70-80 à l'américaine, totalement dépassé, on aura vite fait le tour. Regardez Dallas (que je n'ai jamais vu, mais j'ai assez lu et entendu de choses dessus pour en saisir l'essence) et vous comprendrez.


A côté de cela, il y a des boites qui associent intérêt général et nécessité à avoir un salaire pour ses salariés, bien avant l'idée de dégager des bénéfices, et qui en plus travaillent pour des organisations et des projets que les grosses boites n'iront pas draguer ("oh la ! tu comprends coco, qu'est ce qu'on va aller se faire ...... à aller leur fourguer nos services alors qu'ils ont pas une thune ?" comprendre par là qu'à moins de 100.000 euros la prestation assurée par des stagiaires, ca vaut pas le coup). Ok je tire le trait, volontairement, ceci dit, j'en rencontre encore des acteurs qui bossent "dans la comm." (comprendre : qui font de la pub pour de la lessive ou du dentifrice) et qui tiennent ce genre de propos.

Dans un tel cas de figure, comment aller leur faire comprendre qu'ils pourraient avoir un intérêt à travailler avec des acteurs non-marchands ? Exercice difficile auquel je ne me frotte pas, ayant de l'énergie à mettre dans des projets positifs avant tout.

Voilà, le sac est vidé pour 2 heures... :-)

Pour revenir sur notre sujet de départ, quand on fait le choix de travailler pour l'intérêt général, c'est aussi parce que, dans une certaine mesure, l'ego, le gros ego de nos chers Texans de Dallas, est suffisament mis en retrait, voire effacé, pour que l'on pense d'abord à l'intérêt du projet (et non pas à l'intérêt du budget et de la marge sauvage qu'on va faire) et à l'intérêt des personnes pour la boite avec laquelle on collabore.

Or donc, si cette fameuse boite fonctionne essentiellement avec des amis, et des amis d'amis, plutôt qu'avec des personnes recrutées par annonces, c'est parce que le contact humain, le fameux lien, le lien social donc, est beaucoup plus fort. N'est-il pas plus simple de travailler avec des personnes qu'on connait assez bien, plutôt qu'avec des personnes au profil plus vague ?


A mon sens, motivation et comportement sont bien plus importants que compétences et diplômes. Vaste sujet donc.

Et quel rapport avec le "marketing durable" ? C'est simple. Comme nous avons pu le survoler très vite hier avec PPC et Xtof, dans "durable" il y a "social" et donc "lien".

En résumé, si vous voulez vendre des produits ou des services, il est aujourd'hui essentiel de véhiculer avec profondeur du sens, et de tisser du lien. Souvenons-nous des travaux des sociologues des années 90s : les évolutions sociétales d'alors étaient observées au sein de micro-communautés, de tribus, dont certains vendeurs de téléphonie mobile se sont gavés.

Plus fort, les tribus alors observées, qui cassent depuis lors très largement les pauvres segmentations CSP-/CSP+ etc., changaient à l'époque déjà de comportements :

- plus proches de valeurs vraies,
- plus de contacts,
- plus de lien social,
- le retour à la terre pour certains (combien de personnes travaillent en ville et ont choisis de vivre à la campagne ? Même si d'un certain point de vue c'est abbérant sur le plan du bilan écologique global ?),
- plus de spiritualité, mais moins de religions occidentales,
- plus de bien être (ah, le fameux cocooning...)
- et enfin plus de développement personnel.

Finalement est-ce à dire que ces tribus nouvelles, dont les Créatifs Culturels (oui, je crois que j'en fais partie), sont des egocentriques (cf. "développement personnel"), ou bien au contraire cherchent-ils un cheminement qui leur permet de s'ouvrir plus encore aux autres, et à créer de nouveaux liens ?


D'un point de vue pratique et pragmatique, est-ce dans une démarche marchande où vie perso et vie pro se mélangent (sans se confondre, attention) qu'il pourrait y avoir le plus de réussite ? Le syndrome "Loft Story" est-il une cause ou une conséquence de ce changement de comportement ?

Et pour reboucler sur l'amitié et la vie pro, tout cela ne va-t-il finalement pas dans le même sens ? Celui d'une plus belle vie collective ET individuelle, où chaque espace est clairement délimité mais permissif ?

jeudi 31 janvier 2008

quand l'état tue la biodiversité dans l'oeuf... ?

...ou comment interdire officiellement à un niveau national ce qui est officiellement autorisé et recommandé au niveau international ?




Ca y est, j'ai l'impression que c'est officiel : l'état français considère-t-il que sauvegarder la biodiversité n'est pas nécessaire, après tout le bruit du Grenelle de l'Environnement, et les brillantes déclarations de nos illustres hauts représentants ?


Manifestement, il semblerait que Kokopelli, une association majeure dans la protection et la sauvegarde des espèces végétales anciennes, ait été condamnée après le n-ième tour de passe-passe juridico-financier. Pourquoi ? Pour sauvegarder et diffuser des plantes anciennes, nécessaires à la nature et aux Hommes, mais pas aux financiers ? Etonnant.


"Financier" car il ne me semble pas que Kokopelli ait les reins et les épaules pour payer les amendes citées ci-dessous sans s'écrouler in extenso, et devoir virer ses salariés, et fermer la porte définitivement.

"Juridique" car j'ai la vague impression, que, bien que cette "affaire" soit légale sur le pur plan de la loi française, le jugement porté semble pour le moins aller à l'encontre de toutes les affirmations scientifiques, tout le bon sens populaire (duquel d'ailleurs il faut se méfier, on est d'accord), et semble donner d'abord raison aux vendeurs gras de leurs bénéfices inscrits officiellement aux cataogues.


Loin de moi l'idée de porter atteinte à quiconque, on pourrait cependant par ce jugement, se poser la question de qui finalement à raison ?
Bien-sûr, la loi est la loi. Ceci dit, dans le contexte environnemental actuel, pourquoi ne pas prendre en compte en amont les aspects écologiques d'une telle décision ?

Quoi qu'il en soit, 35.000 euros d'amende, ca va vite casser cette noble association. Pour sauvegarder Kokopelli, il faudrait la mobilisation de mille généreux donateurs qui chacun donne de leur poche 35 euros. On peut toujours essayer de faire jouer ses réseaux pour les aider.


Pour finir ce papier, je reprends en texte intégral non tronqué l'info qui est tombée sur le fil "sos planète" hier soir, et info publiée également sur le site de Kokopelli (http://www.kokopelli.asso.fr) qui parle de lui-même, pour celles ou ceux qui auraient préféré l'actualité de TF1 ou France 2 aux infos alternatives plus nourries et détaillées... :-) 


Pour soutenir Kokopelli, vous pouvez faire un don :

Dons à l'ordre de « libreseme Kokopelli», avant le 31 Octobre 2006 si possible, à l’adresse suivante : Kokopelli - Pist Oasis - 131 Allée des Palmiers – 30319 – ALES Cedex, ou sur les différentes foires, salons, magasins bio, biocoops où l’association Kokopelli est présente.

ou par virement au n° 15899 07965 00020118204 06 Crédit Mutuel Alès
Pour l'international : IBAN : FR76 1589 9079 6500 0201 1820 406
BIC : CMCIFR2A

n'hésitez pas à leur joindre un petit mot de soutien :-)


Un groupe Facebook a aussi été créé :

http://www.facebook.com/group.php?gid=10364906346

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http://www.kokopelli.asso.fr/proces-kokopelli/gnis-fnpsp6.html

 KOKOPELLI : biodiversité, la fin des illusions
Les verdicts sont tombés : l’association Kokopelli est lourdement condamnée :

    * 12.000€ pour le grainetier Baumaux
    * 23.000€ pour l’état et la fédération des industriels de la semence (FNPSPF).

Il faut être réaliste : les semences que défend l’association Kokopelli, étant maintenues dans l’illégalité par une volonté politique, nous ne pouvions pas gagner ces procès.
Malgré les directives européennes, les avis de l’ONU, du Sénat, de scientifiques, d’agronomes affirmant l’urgence de sauvegarder la biodiversité végétale alimentaire, l’état français refuse de libérer l’accès aux semences anciennes pour tout un chacun.
C’est ce qui permet aujourd’hui aux magistrats d’infliger ces lourdes peines à l’association Kokopelli.

Dans le cas du procès de la SAS Baumaux pour concurrence déloyale, M. Baumaux verra donc son bénéfice de 800.000€ augmenté de 10.000€ et recevra 2.000€ pour ses frais.

L’état français recevra 17.500€ au motif que KOKOPELLI vend des semences illégales, 5.000€ seront consacrés aux frais et à l’information du bon peuple sur les pratiques dangereuses de l’association KOKOPELLI. Les semences qui ont nourri nos grands-parents et qui servent à nous nourrir aujourd’hui par le jeux des croisements, sont donc devenues illégales et dangereuses.

Nous avons eu droit au grenelle de l’environnement : il faut sauver la biodiversité ! alors pourquoi condamner une association qui sauvegarde avec ses adhérents et ses sympathisants, plus de 2500 variétés en risque de disparition ? Pourquoi condamner ces semences dont la FAO reconnaît qu’elles sont une des solutions pour assurer la souveraineté alimentaire, face aux dérèglements climatiques et à l’augmentation de la population mondiale ? Pourquoi les mêmes variétés, selon qu’elles sont vendues par KOKOPELLI ou d’autres opérateurs entraînent condamnation ou mansuétude ? Pourquoi les grandes surfaces vendent des fruits et légumes issus des variétés interdites à KOKOPELLI, en toute impunité (en tout cas à notre connaissance).
Les condamnations infligées à KOKOPELLI
ne sont donc pas à chercher dans la nature des
semences que protège l’association, mais dans ses actions.
L’association propose aux jardiniers, aux paysans, d’être autonomes et responsables, face au vivant. Dans notre société du tout marchandise, c’est intolérable. Le plus grand grief (sous jacent) fait aux semences anciennes ou de pays, est d’être reproductibles et qui plus est adaptables à de très nombreuses conditions de cultures, sans le soutien de l’agro chimie. Voilà la faute de KOKOPELLI : conserver le levain des savoirs populaires, agronomiques et génétiques. A l’heure où l’on veut nous faire croire que le tout hybride, OGM, chimique, énergie fossile, sont les seules possibilités d’assurer notre alimentation, propager l’autonomie semencière par l’exemple est devenu répréhensible. Ce qu’il faut retenir de ces condamnations, c’est la volonté affichée d ‘éradiquer les alternatives techniques et semencières autonomes.

Depuis 15 ans, KOKOPELLI protège la diversité de nos jardins, de nos champs, de nos assiettes, tout en essayant de faire évoluer le cadre juridique vers une reconnaissance de la valeur agronomique et culturelle des variétés reproductibles : L’ETAT FRANÇAIS NOUS A FAIT ECHOUER. Aujourd’hui, la disparition potentielle de KOKOPELLI ouvre un boulevard à l’uniformisation culturelle et productiviste agricole. La disparition de la « vraie » biodiversité basée sur la variabilité génétique d’une multitude de variétés locales ne sera jamais, et de très loin, compensée par la multiplicité de quelques variétés clonées.
Il est intéressant de noter la similitude des actions et de la répression envers les faucheurs volontaires, les amis de l’ortie, les défenseurs de l’herboristerie et KOKOPELLI : chacun cherche à sa façon, à protéger et promouvoir la vie et la continuité des savoirs. Pour notre gouvernement, tout cela est devenu répréhensible ! Face à ses contradictions, entre ses déclarations enflammées du Grenelle de l’Environnement et les condamnations qu’il obtient contre les défenseurs de la biodiversité, gageons que l’état français mettra un point d’honneur à prendre en réelle considération le devenir des générations futures.

L’association KOKOPELLI a toujours proposé la résistance fertile non violente et le dialogue, peut-être étions-nous trop en avance ? Mais maintenant, sauver la biodiversité est d’une extrême urgence. Si l’agriculture productiviste que protége le gouvernement se trompe, vous trompe, nous trompe, quelle stratégie de repli aurons-nous ? Si nos élus ont contribué à éradiquer notre patrimoine semencier alimentaire ?

La solution est dans votre camp, mesdames et messieurs nos gouvernants. Une fois, vous avez pu revendiquer « responsables, mais pas coupables ». Devant la faim du peuple, cet argument ne tient pas.
N’obscurcissez pas l’avenir, il l’est déjà suffisamment.
Mais peut-être faut-il lancer un appel : aux semences, citoyens !
Raoul JACQUIN



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Kokopelli: biodiversité, la fin des illusions

Les verdicts sont tombés, l’Association Kokopelli est lourdement
condamnée :

        - 12.000 € pour le grainetier Baumaux
        - 23.000 € pour l’état et la fédération des industriels de la
semence (FNPSPF).

Il faut être réaliste : les semences que défend l’association Kokopelli,
étant maintenues dans l’illégalité par une volonté politique, nous ne
pouvions pas gagner ces procès.

Malgré les directives européennes, les avis de l’ONU, du Sénat, de
scientifiques, d’agronomes affirmant l’urgence de sauvegarder la
biodiversité végétale alimentaire, l’état français refuse de libérer
l’accès aux semences anciennes pour tout un chacun.
C’est ce qui permet aujourd’hui aux magistrats d’infliger ces lourdes
peines à l’association Kokopelli.

Dans le cas du procès de la SAS Baumaux pour concurrence déloyale, M.
Baumaux verra donc son bénéfice de 800.000 € augmenté de 10.000 € et
recevra 2.000 € pour ses frais.

L’état français recevra 17.500 € au motif que KOKOPELLI vend des
semences illégales, 5.000 € seront consacrés aux frais et à
l’information du bon peuple sur les pratiques dangereuses de
l’association KOKOPELLI. Les semences qui ont nourri nos grands-parents
et qui servent à nous nourrir aujourd’hui par le jeu des croisements,
sont donc devenues illégales et dangereuses.

Nous avons eu droit au grenelle de l’environnement : il faut sauver la
biodiversité ! alors pourquoi condamner une association qui sauvegarde
avec ses adhérents et ses sympathisants, plus de 2500 variétés en risque
de disparition ? Pourquoi condamner ces semences dont la FAO reconnaît
qu’elles sont une des solutions pour assurer la souveraineté
alimentaire, face aux dérèglements climatiques et à l’augmentation de la
population mondiale ? Pourquoi les mêmes variétés, selon qu’elles sont
vendues par KOKOPELLI ou d’autres opérateurs entraînent condamnation ou
mansuétude ? Pourquoi les grandes surfaces vendent des fruits et légumes
issus des variétés interdites à KOKOPELLI, en toute impunité (en tout
cas à notre connaissance).

Les condamnations infligées à KOKOPELLI ne sont donc pas à chercher dans
la nature des semences que protège l’association, mais dans ses actions.
L’association propose aux jardiniers, aux paysans, d’être autonomes et
responsables, face au vivant. Dans notre société du tout marchandise,
c’est intolérable. Le plus grand grief (sous jacent) fait aux semences
anciennes ou de pays, est d’être reproductibles et qui plus est
adaptables à de très nombreuses conditions de cultures, sans le soutien
de l’agro chimie. Voilà la faute de KOKOPELLI : conserver le levain des
savoirs populaires, agronomiques et génétiques. A l’heure où l’on veut
nous faire croire que le tout hybride, OGM, chimique, énergie fossile,
sont les seules possibilités d’assurer notre alimentation, propager
l’autonomie semencière par l’exemple est devenu répréhensible. Ce qu’il
faut retenir de ces condamnations, c’est la volonté affichée d
‘éradiquer les alternatives techniques et semencières autonomes.
Depuis 15 ans, KOKOPELLI protège la diversité de nos jardins, de nos
champs, de nos assiettes, tout en essayant de faire évoluer le cadre
juridique vers une reconnaissance de la valeur agronomique et culturelle
des variétés reproductibles : L’ETAT FRANÇAIS NOUS A FAIT ECHOUER.

Aujourd’hui, la disparition potentielle de KOKOPELLI ouvre un boulevard
à l’uniformisation culturelle et productiviste agricole. La disparition
de la « vraie » biodiversité basée sur la variabilité génétique d’une
multitude de variétés locales ne sera jamais, et de très loin, compensée
par la multiplicité de quelques variétés clonées.

Il est intéressant de noter la similitude des actions et de la
répression envers les faucheurs volontaires, les amis de l’ortie, les
défenseurs de l’herboristerie et KOKOPELLI : chacun cherche à sa façon,
à protéger  et promouvoir la vie et la continuité des savoirs. Pour
notre gouvernement, tout cela est devenu répréhensible ! Face à ses
contradictions, entre ses déclarations enflammées du Grenelle de
l’Environnement et les condamnations qu’il obtient contre les défenseurs
de la biodiversité, gageons que l’état français mettra un point
d’honneur à prendre en réelle considération le devenir des générations
futures.

L’association KOKOPELLI a toujours proposé la résistance fertile  non
violente et le dialogue, peut-être étions-nous trop en avance ? Mais
maintenant, sauver la biodiversité est d’une extrême urgence. Si
l’agriculture productiviste que protége le gouvernement se trompe, vous
trompe, nous trompe, quelle stratégie de repli aurons-nous ? Si nos élus
ont contribué à éradiquer notre patrimoine semencier alimentaire ?
La solution est dans votre camp, mesdames et messieurs nos gouvernants.
Une fois, vous avez pu revendiquer « responsables, mais pas coupables ».
Devant la faim du peuple, cet argument ne tient pas.

N’obscurcissez pas l’avenir, il l’est déjà suffisamment.
Mais peut-être faut-il lancer un appel : aux semences, citoyens !
Raoul  <mailto:raoul@kokopelli.asso.fr> Jacquin
Ce communiqué est consultable sur notre site
http://www.kokopelli.asso.fr/index.html

Association Kokopelli
http://www.kokopelli.asso.fr/index.html

mardi 29 janvier 2008

De la logique marchande au réenchantement du monde

Tempus fugit : le temps d’une vision

(note à l’intention des lecteurs : ce sont des réflexions personnelles, ceux qui n’aiment pas les réflexions de comptoir peuvent passer à un autre post :-)


Le temps fuit, passe, avance, ne se retourne pas, est avec nous et nous accompagne, mais ne nous regarde pas, ne nous écoute pas nous apitoyer sur notre sort, il ne s’arrête jamais, c’est sa première nature.

Il fait grandir, progresser, « avancer dans la vie », comme on dit. D’une certaine manière, on avance avec lui, bien qu’on ne puisse pas lui donner la main.

Cette lecture du temps me rappelle sans cesse les visions que j’ai, visions diurnes, visions nocturnes, de ces êtres passés, présents ou futurs, de ces événements que je ne sais pas lire, écouter, comprendre, interpréter, encore trop flous pour être interprétés avant qu’ils n’arrivent.

Le temps passe, il nous montre la fragilité de la vie. Par son action persistante, il m’a montré combien les visions peuvent impacter sur le « moral », sur l’état d’esprit, sur la condition humaine.

Il y a des choix à faire, des choix lourds de conséquences. De ces choix naissent des expériences, des vocations. Partir ou rester ? Découvrir des terres hostiles ou se condamner à la fatigue à vie ? Assumer ses choix d’Homme Libre ou assurer ses choix d’Homme Raisonné ? Vivre ou survivre ?
Sans blesser ceux qui nous aiment ? Sans se blesser ? Sans blesser son autre moi, celui qui assume et assure, malgré tout ? Sombres réflexions, aux reflets noircis de mélancolie subie ? La vie finalement est-elle cette vaste prison où l’on peut expérimenter ses envies tout en étant contrôlé ?

Ou bien la vie doit-elle choisir de gérer pour vous ?

Gérer, animer, éduquer, surveiller, contrôler, diriger, convaincre, forcer, donner, qualifier, stigmatiser…

Qu’est-ce qu’il y a de trop ? Car rien ne manque.
De trop il y a le stress, la vie mécanisée par les spécificités à travailler au rendement et à la productivité, les insatisfaits dont finalement ayant été éduqué en occident je fais partie… et pourtant il manque aussi de l’essentiel, celui qu’on voit avec le cœur : le beau, l’amour, l’écoute, l’empathie, l’engagement désintéressé, la volonté… et le temps ?

Manquons-nous de temps ?
Non, nous manquons de ce que nos parents ne nous ont pas appris : ralentir, prendre son temps et ne pas prendre celui des autres, donner de son temps et le donner aux autres.

Je fais « chier », voilà ca a été dit. Sans doute par fatigue, par agacement, par pression, par non-présence. Etre là, à rester sans rien dire, vaut mieux que de ne pas être là et parler.

Après la fessée « pour avoir été agacé(e !) et sans autre solution », nous voilà face à un deuxième épineux questionnement de couple et de famille, qui remet au centre la veille permanente à avoir : quête du bonheur, culture non-violente, respect-écoute-attention.

La solution mono-parentale n’est sans doute pas viable pour tous. Pour nous elle ne l’est pas.
Etre présent 1 heure le matin et une heure le soir, au mieux, quand ca n’est pas qu’une heure le matin, il faut réagir.
Les énergies se bousculent, viennent détruire la table que j’occupe, et également ma vie, mon couple, mes enfants. Oui, il y a urgence à changer la place des choses, et également leur rôle, et leur ordre. La priorité est aux valeurs fortes, pas au business. Place à la vie qui avance, pas celle qui se confine. Place à la nature vraie, pas celle qui se construit en laboratoire. Place, place, place… De l’air ! J’étouffe.


Bref, voià une série de questions soulevées en vrac auxquelles il faut répondre... :-)

e-marketing social, solidaire et durable : réflexions autour de 2008

Maitre Antoine V., sur son arbre perché, célèbre parmi les célèbres en matière de fundraising, et La Fontaine de Pierre, nous signent une série de posts directs et détaillés sur la vie et les tendances de la philantropie pour 2008.

 S'il est utile de rappeler que la collecte de fonds est fragile en France, comme le montre là encore l'analyse faite dans le cas du Téléthon 2007, on peut aussi souligner que la e-philantropie, dont Ted Hart et bien d'autres dont moi-même, avons parlé dès 2004, est en train de prendre son envol en France.
 
Antoine (et d'autres) utilise le Téléthon comme un marqueur, un indicateur de la générosité en France. Et je pense qu'il a raison. Si le Téléthon se porte bien, alors la générosité va bien, et réciproquement.
Aussi, sans m'étendre, je dirai même que 2007 aura sans doute été une année qui amorce le vrai virage de la e-générosité. Jusque là, nous avions pu voir que le Tsunami, vrai phénomène de société en occident, par la prise de conscience sous-jacente réalisée, était une révélation : celle d'une générosité sans précédent, bien que la distance soit jusque là, comme on le sait trop souvent, une limite à collecter des fonds. Pour la première fois, fin 2004 et en 2005, jamais les ONG et associations n'avaient pu collecter autant de fonds en si peu de temps.
 
Je crois, pour celles et ceux qui suivent attentivement la vie associative française, que la e-collecte 2007 montrera dans quelques mois que c'est LA révélation de l'année, et que toutes les associations et ONG vont s'engouffrer (mieux vaut tard, comme dit l'adage) dans la e-collecte et la e-générosité, comme d'autres l'ont fait par le passé dans le MD ou le street-marketing.

Attention cependant !
Au coeur de ces "nouveaux" médias (je dis "nouveaux" car cela ne fait "que" plus de 10 ans que ca existe et fonctionne... :-) il y aura évidemment le e-don, mais aussi la cyber-mobilisation, les réseaux sociaux qui vont prendre une place importante, et bien entendu les traditionnelles (maintenant) régies publicitaires et autres acteurs dominants comme MSN, Google et Yahoo. Ca, et plus encore, ca ne fait pas de tours de magie. Si je conçoit et réalise un site Internet avec un formulaire de don bien ficelé, ca ne suffira jamais pour collecter 10 millions d'euros par an. Il faut surtout SE FAIRE CONNAITRE.
 
 Je me souviens d'une conversation soutenue mi-2007, où une personne en charge du marketing d'une grande association du domaine de la santé me disait : "un ROI de 1:20, mais c'est impossible sur un e-mailing, tout le monde me dit que le e-mailing ca marche pas...". Fin décembre, un vague e-mailing de fidélisation rapidement ficelé a atteint mollement un ROI de 1:6   :-D
 
Donc, c'est possible de collecter et fidéliser en ligne à moindre coût ?
 
 oui, d'autant qu'on ne parle ici que d'une expérience bien isolée, "pour voir comment ca marche et ce que ca rapporte".
 
 Ah ! Au fait : ROI ca veut dire "retour sur investissement", un indicateur de plus qui nous vient tout droit du secteur marchand, et qui se traduit par "pour un euro investi, ca me rapporte x euros". Pragmatique, direct, lisible le ROI, n'est-ce pas ?
 
 Alors, bien sur, toutes les opérations ne marchent pas comme on le voudrait ou comme on pourrait se projeter dedans. On monte une opération à x milliers d'euros, on se met à rêver qu'elle va rapporter en one-shot en 2 semaines trois, cinq ou dix fois la mise. On n'est pas au casino là. Evidemment, il ne faut pas confondre naïvement la poule aux oeufs d'or et les médias numériques. L'eldorado du fundraising n'existe pas. Ceci dit, on peut construire avec pragmatisme, cohérence et humilité, un plan de marketing social efficace, en travaillant l'orchestration et la coordination des instruments les uns avec les autres. Faire du développement des ressources, dans le tiers-secteur, peut revenir par certains aspects, à assurer le rôle d'un chef d'orchestre.
 Collecter en ligne pour une cause, développer une activité associative sur le web ou avec la téléphonie mobile, c'est maîtriser chacun des outils finement. Et pour cela, il faut investir du temps pour comprendre puis pour appliquer ces recettes, qui ne feront jamais de miracles, mais qui vous permettront, nous permettront, de piocher moins dans les finances pour aller chercher plus de fonds.
 

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