...ou comment interdire officiellement à un niveau national ce qui
est officiellement autorisé et recommandé au niveau international
?
Ca y est, j'ai l'impression que c'est officiel : l'état français considère-t-il
que sauvegarder la biodiversité n'est pas nécessaire, après tout le bruit du
Grenelle de l'Environnement, et les brillantes déclarations de nos illustres
hauts représentants ?
Manifestement, il semblerait que Kokopelli, une association majeure dans la
protection et la sauvegarde des espèces végétales anciennes, ait été condamnée
après le n-ième tour de passe-passe juridico-financier. Pourquoi ? Pour
sauvegarder et diffuser des plantes anciennes, nécessaires à la nature et aux
Hommes, mais pas aux financiers ? Etonnant.
"Financier" car il ne me semble pas que Kokopelli ait les reins et les épaules
pour payer les amendes citées ci-dessous sans s'écrouler in extenso, et devoir
virer ses salariés, et fermer la porte définitivement.
"Juridique" car j'ai la vague impression, que, bien que cette "affaire" soit
légale sur le pur plan de la loi française, le jugement porté semble pour le
moins aller à l'encontre de toutes les affirmations scientifiques, tout le bon
sens populaire (duquel d'ailleurs il faut se méfier, on est d'accord), et
semble donner d'abord raison aux vendeurs gras de leurs bénéfices inscrits
officiellement aux cataogues.
Loin de moi l'idée de porter atteinte à quiconque, on pourrait cependant par ce
jugement, se poser la question de qui finalement à raison ?
Bien-sûr, la loi est la loi. Ceci dit, dans le contexte environnemental actuel,
pourquoi ne pas prendre en compte en amont les aspects écologiques d'une telle
décision ?
Quoi qu'il en soit, 35.000 euros d'amende, ca va vite casser cette noble
association. Pour sauvegarder Kokopelli, il faudrait la mobilisation de mille
généreux donateurs qui chacun donne de leur poche 35 euros. On peut toujours
essayer de faire jouer ses réseaux pour les aider.
Pour finir ce papier, je reprends en texte intégral non tronqué l'info qui est
tombée sur le fil "sos planète" hier soir, et info publiée également sur le
site de Kokopelli (http://www.kokopelli.asso.fr) qui parle de lui-même, pour
celles ou ceux qui auraient préféré l'actualité de TF1 ou France 2 aux infos
alternatives plus nourries et détaillées... :-)
Pour soutenir Kokopelli, vous pouvez faire un don :
Dons à l'ordre de « libreseme Kokopelli», avant le 31 Octobre 2006 si
possible, à l’adresse suivante : Kokopelli - Pist Oasis - 131 Allée des
Palmiers – 30319 – ALES Cedex, ou sur les différentes foires, salons, magasins
bio, biocoops où l’association Kokopelli est présente.
ou par virement au n° 15899 07965 00020118204 06 Crédit Mutuel Alès
Pour l'international : IBAN : FR76 1589 9079 6500 0201 1820 406
BIC : CMCIFR2A
n'hésitez pas à leur joindre un petit mot de soutien 
Un groupe Facebook a aussi été créé :
http://www.facebook.com/group.php?gid=10364906346
------------------------------
http://www.kokopelli.asso.fr/proces-kokopelli/gnis-fnpsp6.html
KOKOPELLI : biodiversité, la fin des illusions
Les verdicts sont tombés : l’association Kokopelli est lourdement condamnée
:
* 12.000€ pour le grainetier Baumaux
* 23.000€ pour l’état et la fédération des industriels de la
semence (FNPSPF).
Il faut être réaliste : les semences que défend l’association Kokopelli, étant
maintenues dans l’illégalité par une volonté politique, nous ne pouvions pas
gagner ces procès.
Malgré les directives européennes, les avis de l’ONU, du Sénat, de
scientifiques, d’agronomes affirmant l’urgence de sauvegarder la biodiversité
végétale alimentaire, l’état français refuse de libérer l’accès aux semences
anciennes pour tout un chacun.
C’est ce qui permet aujourd’hui aux magistrats d’infliger ces lourdes peines à
l’association Kokopelli.
Dans le cas du procès de la SAS Baumaux pour concurrence déloyale, M. Baumaux
verra donc son bénéfice de 800.000€ augmenté de 10.000€ et recevra 2.000€ pour
ses frais.
L’état français recevra 17.500€ au motif que KOKOPELLI vend des semences
illégales, 5.000€ seront consacrés aux frais et à l’information du bon peuple
sur les pratiques dangereuses de l’association KOKOPELLI. Les semences qui ont
nourri nos grands-parents et qui servent à nous nourrir aujourd’hui par le jeux
des croisements, sont donc devenues illégales et dangereuses.
Nous avons eu droit au grenelle de l’environnement : il faut sauver la
biodiversité ! alors pourquoi condamner une association qui sauvegarde avec ses
adhérents et ses sympathisants, plus de 2500 variétés en risque de disparition
? Pourquoi condamner ces semences dont la FAO reconnaît qu’elles sont une des
solutions pour assurer la souveraineté alimentaire, face aux dérèglements
climatiques et à l’augmentation de la population mondiale ? Pourquoi les mêmes
variétés, selon qu’elles sont vendues par KOKOPELLI ou d’autres opérateurs
entraînent condamnation ou mansuétude ? Pourquoi les grandes surfaces vendent
des fruits et légumes issus des variétés interdites à KOKOPELLI, en toute
impunité (en tout cas à notre connaissance).
Les condamnations infligées à KOKOPELLI
ne sont donc pas à chercher dans la nature des
semences que protège l’association, mais dans ses actions.
L’association propose aux jardiniers, aux paysans, d’être autonomes et
responsables, face au vivant. Dans notre société du tout marchandise, c’est
intolérable. Le plus grand grief (sous jacent) fait aux semences anciennes ou
de pays, est d’être reproductibles et qui plus est adaptables à de très
nombreuses conditions de cultures, sans le soutien de l’agro chimie. Voilà la
faute de KOKOPELLI : conserver le levain des savoirs populaires, agronomiques
et génétiques. A l’heure où l’on veut nous faire croire que le tout hybride,
OGM, chimique, énergie fossile, sont les seules possibilités d’assurer notre
alimentation, propager l’autonomie semencière par l’exemple est devenu
répréhensible. Ce qu’il faut retenir de ces condamnations, c’est la volonté
affichée d ‘éradiquer les alternatives techniques et semencières
autonomes.
Depuis 15 ans, KOKOPELLI protège la diversité de nos jardins, de nos champs, de
nos assiettes, tout en essayant de faire évoluer le cadre juridique vers une
reconnaissance de la valeur agronomique et culturelle des variétés
reproductibles : L’ETAT FRANÇAIS NOUS A FAIT ECHOUER. Aujourd’hui, la
disparition potentielle de KOKOPELLI ouvre un boulevard à l’uniformisation
culturelle et productiviste agricole. La disparition de la « vraie »
biodiversité basée sur la variabilité génétique d’une multitude de variétés
locales ne sera jamais, et de très loin, compensée par la multiplicité de
quelques variétés clonées.
Il est intéressant de noter la similitude des actions et de la répression
envers les faucheurs volontaires, les amis de l’ortie, les défenseurs de
l’herboristerie et KOKOPELLI : chacun cherche à sa façon, à protéger et
promouvoir la vie et la continuité des savoirs. Pour notre gouvernement, tout
cela est devenu répréhensible ! Face à ses contradictions, entre ses
déclarations enflammées du Grenelle de l’Environnement et les condamnations
qu’il obtient contre les défenseurs de la biodiversité, gageons que l’état
français mettra un point d’honneur à prendre en réelle considération le devenir
des générations futures.
L’association KOKOPELLI a toujours proposé la résistance fertile non violente
et le dialogue, peut-être étions-nous trop en avance ? Mais maintenant, sauver
la biodiversité est d’une extrême urgence. Si l’agriculture productiviste que
protége le gouvernement se trompe, vous trompe, nous trompe, quelle stratégie
de repli aurons-nous ? Si nos élus ont contribué à éradiquer notre patrimoine
semencier alimentaire ?
La solution est dans votre camp, mesdames et messieurs nos gouvernants. Une
fois, vous avez pu revendiquer « responsables, mais pas coupables ». Devant la
faim du peuple, cet argument ne tient pas.
N’obscurcissez pas l’avenir, il l’est déjà suffisamment.
Mais peut-être faut-il lancer un appel : aux semences, citoyens !
Raoul JACQUIN
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Kokopelli: biodiversité, la fin des illusions
Les verdicts sont tombés, l’Association Kokopelli est lourdement
condamnée :
- 12.000 € pour le grainetier
Baumaux
- 23.000 € pour l’état et la
fédération des industriels de la
semence (FNPSPF).
Il faut être réaliste : les semences que défend l’association Kokopelli,
étant maintenues dans l’illégalité par une volonté politique, nous ne
pouvions pas gagner ces procès.
Malgré les directives européennes, les avis de l’ONU, du Sénat, de
scientifiques, d’agronomes affirmant l’urgence de sauvegarder la
biodiversité végétale alimentaire, l’état français refuse de libérer
l’accès aux semences anciennes pour tout un chacun.
C’est ce qui permet aujourd’hui aux magistrats d’infliger ces lourdes
peines à l’association Kokopelli.
Dans le cas du procès de la SAS Baumaux pour concurrence déloyale, M.
Baumaux verra donc son bénéfice de 800.000 € augmenté de 10.000 € et
recevra 2.000 € pour ses frais.
L’état français recevra 17.500 € au motif que KOKOPELLI vend des
semences illégales, 5.000 € seront consacrés aux frais et à
l’information du bon peuple sur les pratiques dangereuses de
l’association KOKOPELLI. Les semences qui ont nourri nos grands-parents
et qui servent à nous nourrir aujourd’hui par le jeu des croisements,
sont donc devenues illégales et dangereuses.
Nous avons eu droit au grenelle de l’environnement : il faut sauver la
biodiversité ! alors pourquoi condamner une association qui sauvegarde
avec ses adhérents et ses sympathisants, plus de 2500 variétés en risque
de disparition ? Pourquoi condamner ces semences dont la FAO reconnaît
qu’elles sont une des solutions pour assurer la souveraineté
alimentaire, face aux dérèglements climatiques et à l’augmentation de la
population mondiale ? Pourquoi les mêmes variétés, selon qu’elles sont
vendues par KOKOPELLI ou d’autres opérateurs entraînent condamnation ou
mansuétude ? Pourquoi les grandes surfaces vendent des fruits et légumes
issus des variétés interdites à KOKOPELLI, en toute impunité (en tout
cas à notre connaissance).
Les condamnations infligées à KOKOPELLI ne sont donc pas à chercher dans
la nature des semences que protège l’association, mais dans ses actions.
L’association propose aux jardiniers, aux paysans, d’être autonomes et
responsables, face au vivant. Dans notre société du tout marchandise,
c’est intolérable. Le plus grand grief (sous jacent) fait aux semences
anciennes ou de pays, est d’être reproductibles et qui plus est
adaptables à de très nombreuses conditions de cultures, sans le soutien
de l’agro chimie. Voilà la faute de KOKOPELLI : conserver le levain des
savoirs populaires, agronomiques et génétiques. A l’heure où l’on veut
nous faire croire que le tout hybride, OGM, chimique, énergie fossile,
sont les seules possibilités d’assurer notre alimentation, propager
l’autonomie semencière par l’exemple est devenu répréhensible. Ce qu’il
faut retenir de ces condamnations, c’est la volonté affichée d
‘éradiquer les alternatives techniques et semencières autonomes.
Depuis 15 ans, KOKOPELLI protège la diversité de nos jardins, de nos
champs, de nos assiettes, tout en essayant de faire évoluer le cadre
juridique vers une reconnaissance de la valeur agronomique et culturelle
des variétés reproductibles : L’ETAT FRANÇAIS NOUS A FAIT ECHOUER.
Aujourd’hui, la disparition potentielle de KOKOPELLI ouvre un boulevard
à l’uniformisation culturelle et productiviste agricole. La disparition
de la « vraie » biodiversité basée sur la variabilité génétique d’une
multitude de variétés locales ne sera jamais, et de très loin, compensée
par la multiplicité de quelques variétés clonées.
Il est intéressant de noter la similitude des actions et de la
répression envers les faucheurs volontaires, les amis de l’ortie, les
défenseurs de l’herboristerie et KOKOPELLI : chacun cherche à sa façon,
à protéger et promouvoir la vie et la continuité des savoirs. Pour
notre gouvernement, tout cela est devenu répréhensible ! Face à ses
contradictions, entre ses déclarations enflammées du Grenelle de
l’Environnement et les condamnations qu’il obtient contre les défenseurs
de la biodiversité, gageons que l’état français mettra un point
d’honneur à prendre en réelle considération le devenir des générations
futures.
L’association KOKOPELLI a toujours proposé la résistance fertile
non
violente et le dialogue, peut-être étions-nous trop en avance ? Mais
maintenant, sauver la biodiversité est d’une extrême urgence. Si
l’agriculture productiviste que protége le gouvernement se trompe, vous
trompe, nous trompe, quelle stratégie de repli aurons-nous ? Si nos élus
ont contribué à éradiquer notre patrimoine semencier alimentaire ?
La solution est dans votre camp, mesdames et messieurs nos gouvernants.
Une fois, vous avez pu revendiquer « responsables, mais pas coupables ».
Devant la faim du peuple, cet argument ne tient pas.
N’obscurcissez pas l’avenir, il l’est déjà suffisamment.
Mais peut-être faut-il lancer un appel : aux semences, citoyens !
Raoul <mailto:raoul@kokopelli.asso.fr> Jacquin
Ce communiqué est consultable sur notre site
http://www.kokopelli.asso.fr/index.html
Association Kokopelli
http://www.kokopelli.asso.fr/index.html