Mike Metz - agro-écologie, permaculture, fermes urbaines

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mercredi 27 février 2008

Parenthèse culturelle (...) - hors sujet

En écoutant tout et n'importe quoi issu du très bon mytaratata.com, j'ai pensé ce matin à Violette et son Mademoiselle-Bio, puis je me suis fais interpeler par voie de post blogué in extenso, et finalement skypé par la dite personne...

Bref, voilà l'artiste d'une autre décennie qui a ouvert cette faille temporelle : Diane Tell (vous savez la québecoise).


Maintenant c'est au tour de FFF d'entrer dans mes oreilles, par le biais d'un Barbès tronqué à 1 minute 32. Vous pensez qu'un e-marchand de vêtements éthiques et ethniques va m'appeler ?

samedi 23 février 2008

se faire taguer dans la communauté écolo-bio-équitable-éthique ?? moui... c'est un moyen d'ouvrir les yeux :-)

Ok ok, si j'adore le réseautage et la viralité, je trouve finalement que de se faire taguer par ses pairs est sympa, mais limité. Mine de tout, je me prète volontiers au jeu :-)


C'est donc Laurence, d'Aboneobio, qui me propose de participer à cette chaine.

Pour la règle du jeu, voir en fin de post. Laurence m'a préparé une trame, j'en sors pas trop, elle est bien sa trame.

Je n'ai pas encore posté mes résolutions 2008, qui sont toujours en chantier, alors je me lance dans ce premier petit jeu des 6 bonnes habitudes centrées sur sa petite personne, et plus ou moins par extension sur sa famille :

  • Pour les vêtements, perso, tous mes achats sont éthiques, ou ne sont pas. Extrêmiste ? Et acheter tous ses vêtements fabriqués en Chine chez des Discounters, c'est aussi extrême, non ? :-D
    Pour les enfants : échanges avec des amis, dont Valérie et Laurent qui nous aident bien :-)

  • cuisine et repas : Cindy et moi cuisinons tout. Achats via Natoora et Ooshop + fruits et légumes issus d'un paysan bio, via tousprimeurs.com. Livraison des fruits/légumes bios tous les mercredis à mon bureau de Paris, retour à la maison le soir avec mon cabas à roulettes de chez  Elmo (Biocoop, mon magasin de Paris 11).


  • salle de bains et nettoyage maison : divers produits de plus en plus sélectionnés sur le volet, évidemment labellisés "éco" ou "bio", et je lis précisément les étiquettes. Pas de graisse/huile végétale quand je ne sais pas d'où elle vient, si elle n'est pas "éco/bio" : pas d'achat.
  • Au bureau : utilisation minimaliste. Papier recyclé quand je ne peux pas faire autrement. Utilisation d'un crayon/critériul en bois avec recharges, et un stylo en bois avec recharges à encre végétale.  Impression  quand il est impossible de faire autrement.  Beaucoup de conseils et d'accompagnement gracieux et de bénévolat de compétences, obligatoirement :-)
  • Lave vaisselle récent et récupéré gratuitement via une amie d'un de mes frères. Utilisation minimaliste de l'eau. On envisage sérieusement de s'équiper avec de quoi réduire très fortement la consommation d'eau : toilettes sèches, récupération d'eau de pluie, etc.
  • Loisirs : reprise d'ici quelques mois, avec deux enfants en bas âge et des activités qui consomment beaucoup de temps, nous avons fait un choix... :-) Priorité au vivant et au respect de la nature, quoi qu'il en soit ! :-)

Quelques blogs militants-activites et/ou respectueux de l'environnement et du vivant :
  • Hervé, et le projet d'Inakis qui a été lancé il y a peu : bien utile pour ouvrir les yeux sur une vie et une consommation responsable
  • Laurent et Guillaume, avec GoodAction : un beau projet qui donne envie à d'autres de copier, ce qui veut dire que c'est une bonne idée :-)
  • Les joyeux drilles de Laspid, frais et funs, bien aidés par leurs marraines de chez Ideo, avec de biens jolis t-shirts éthiques (j'oublie pas non plus Tudo Bom? qui fait d'autres t-shirts très sympas)
  • Made in Ethic, la démarche de Julie de faire le focus sur des vêtements éthiques, avec une bien jolie boutique en ligne
  • Philantropes.net, avec F. et A. à la barre (les garçons : always there pour vous rencontrer et parler sérieusement :-)
  • et le Coup de Coeur exceptionnel dans la démarche : Mademoiselle-Bio (avec le double CC, sans évoquer l'autre marque cosmétique pas très reluisante)
Les règles donc :
  • Mettre le lien de la personne qui vous a posé le tag
  • Mettre le règlement sur votre blog
  • Expliciter six habitudes/usages importants chez votre petite personne
  • Taguer six personnes à la fin de votre billet en mettant le lien
  • Avertir directement les personnes taguées

samedi 9 février 2008

Amitié et activité professionnelle : où les chemins se rejoignent durablement

Laurence pose la question des liens amitié-business et compatibilité entre les 2, dans l'un de ses billets récents.


Il est évident que si l'on parle de business au sens des années 70-80 à l'américaine, totalement dépassé, on aura vite fait le tour. Regardez Dallas (que je n'ai jamais vu, mais j'ai assez lu et entendu de choses dessus pour en saisir l'essence) et vous comprendrez.


A côté de cela, il y a des boites qui associent intérêt général et nécessité à avoir un salaire pour ses salariés, bien avant l'idée de dégager des bénéfices, et qui en plus travaillent pour des organisations et des projets que les grosses boites n'iront pas draguer ("oh la ! tu comprends coco, qu'est ce qu'on va aller se faire ...... à aller leur fourguer nos services alors qu'ils ont pas une thune ?" comprendre par là qu'à moins de 100.000 euros la prestation assurée par des stagiaires, ca vaut pas le coup). Ok je tire le trait, volontairement, ceci dit, j'en rencontre encore des acteurs qui bossent "dans la comm." (comprendre : qui font de la pub pour de la lessive ou du dentifrice) et qui tiennent ce genre de propos.

Dans un tel cas de figure, comment aller leur faire comprendre qu'ils pourraient avoir un intérêt à travailler avec des acteurs non-marchands ? Exercice difficile auquel je ne me frotte pas, ayant de l'énergie à mettre dans des projets positifs avant tout.

Voilà, le sac est vidé pour 2 heures... :-)

Pour revenir sur notre sujet de départ, quand on fait le choix de travailler pour l'intérêt général, c'est aussi parce que, dans une certaine mesure, l'ego, le gros ego de nos chers Texans de Dallas, est suffisament mis en retrait, voire effacé, pour que l'on pense d'abord à l'intérêt du projet (et non pas à l'intérêt du budget et de la marge sauvage qu'on va faire) et à l'intérêt des personnes pour la boite avec laquelle on collabore.

Or donc, si cette fameuse boite fonctionne essentiellement avec des amis, et des amis d'amis, plutôt qu'avec des personnes recrutées par annonces, c'est parce que le contact humain, le fameux lien, le lien social donc, est beaucoup plus fort. N'est-il pas plus simple de travailler avec des personnes qu'on connait assez bien, plutôt qu'avec des personnes au profil plus vague ?


A mon sens, motivation et comportement sont bien plus importants que compétences et diplômes. Vaste sujet donc.

Et quel rapport avec le "marketing durable" ? C'est simple. Comme nous avons pu le survoler très vite hier avec PPC et Xtof, dans "durable" il y a "social" et donc "lien".

En résumé, si vous voulez vendre des produits ou des services, il est aujourd'hui essentiel de véhiculer avec profondeur du sens, et de tisser du lien. Souvenons-nous des travaux des sociologues des années 90s : les évolutions sociétales d'alors étaient observées au sein de micro-communautés, de tribus, dont certains vendeurs de téléphonie mobile se sont gavés.

Plus fort, les tribus alors observées, qui cassent depuis lors très largement les pauvres segmentations CSP-/CSP+ etc., changaient à l'époque déjà de comportements :

- plus proches de valeurs vraies,
- plus de contacts,
- plus de lien social,
- le retour à la terre pour certains (combien de personnes travaillent en ville et ont choisis de vivre à la campagne ? Même si d'un certain point de vue c'est abbérant sur le plan du bilan écologique global ?),
- plus de spiritualité, mais moins de religions occidentales,
- plus de bien être (ah, le fameux cocooning...)
- et enfin plus de développement personnel.

Finalement est-ce à dire que ces tribus nouvelles, dont les Créatifs Culturels (oui, je crois que j'en fais partie), sont des egocentriques (cf. "développement personnel"), ou bien au contraire cherchent-ils un cheminement qui leur permet de s'ouvrir plus encore aux autres, et à créer de nouveaux liens ?


D'un point de vue pratique et pragmatique, est-ce dans une démarche marchande où vie perso et vie pro se mélangent (sans se confondre, attention) qu'il pourrait y avoir le plus de réussite ? Le syndrome "Loft Story" est-il une cause ou une conséquence de ce changement de comportement ?

Et pour reboucler sur l'amitié et la vie pro, tout cela ne va-t-il finalement pas dans le même sens ? Celui d'une plus belle vie collective ET individuelle, où chaque espace est clairement délimité mais permissif ?

jeudi 31 janvier 2008

quand l'état tue la biodiversité dans l'oeuf... ?

...ou comment interdire officiellement à un niveau national ce qui est officiellement autorisé et recommandé au niveau international ?




Ca y est, j'ai l'impression que c'est officiel : l'état français considère-t-il que sauvegarder la biodiversité n'est pas nécessaire, après tout le bruit du Grenelle de l'Environnement, et les brillantes déclarations de nos illustres hauts représentants ?


Manifestement, il semblerait que Kokopelli, une association majeure dans la protection et la sauvegarde des espèces végétales anciennes, ait été condamnée après le n-ième tour de passe-passe juridico-financier. Pourquoi ? Pour sauvegarder et diffuser des plantes anciennes, nécessaires à la nature et aux Hommes, mais pas aux financiers ? Etonnant.


"Financier" car il ne me semble pas que Kokopelli ait les reins et les épaules pour payer les amendes citées ci-dessous sans s'écrouler in extenso, et devoir virer ses salariés, et fermer la porte définitivement.

"Juridique" car j'ai la vague impression, que, bien que cette "affaire" soit légale sur le pur plan de la loi française, le jugement porté semble pour le moins aller à l'encontre de toutes les affirmations scientifiques, tout le bon sens populaire (duquel d'ailleurs il faut se méfier, on est d'accord), et semble donner d'abord raison aux vendeurs gras de leurs bénéfices inscrits officiellement aux cataogues.


Loin de moi l'idée de porter atteinte à quiconque, on pourrait cependant par ce jugement, se poser la question de qui finalement à raison ?
Bien-sûr, la loi est la loi. Ceci dit, dans le contexte environnemental actuel, pourquoi ne pas prendre en compte en amont les aspects écologiques d'une telle décision ?

Quoi qu'il en soit, 35.000 euros d'amende, ca va vite casser cette noble association. Pour sauvegarder Kokopelli, il faudrait la mobilisation de mille généreux donateurs qui chacun donne de leur poche 35 euros. On peut toujours essayer de faire jouer ses réseaux pour les aider.


Pour finir ce papier, je reprends en texte intégral non tronqué l'info qui est tombée sur le fil "sos planète" hier soir, et info publiée également sur le site de Kokopelli (http://www.kokopelli.asso.fr) qui parle de lui-même, pour celles ou ceux qui auraient préféré l'actualité de TF1 ou France 2 aux infos alternatives plus nourries et détaillées... :-) 


Pour soutenir Kokopelli, vous pouvez faire un don :

Dons à l'ordre de « libreseme Kokopelli», avant le 31 Octobre 2006 si possible, à l’adresse suivante : Kokopelli - Pist Oasis - 131 Allée des Palmiers – 30319 – ALES Cedex, ou sur les différentes foires, salons, magasins bio, biocoops où l’association Kokopelli est présente.

ou par virement au n° 15899 07965 00020118204 06 Crédit Mutuel Alès
Pour l'international : IBAN : FR76 1589 9079 6500 0201 1820 406
BIC : CMCIFR2A

n'hésitez pas à leur joindre un petit mot de soutien :-)


Un groupe Facebook a aussi été créé :

http://www.facebook.com/group.php?gid=10364906346

------------------------------

http://www.kokopelli.asso.fr/proces-kokopelli/gnis-fnpsp6.html

 KOKOPELLI : biodiversité, la fin des illusions
Les verdicts sont tombés : l’association Kokopelli est lourdement condamnée :

    * 12.000€ pour le grainetier Baumaux
    * 23.000€ pour l’état et la fédération des industriels de la semence (FNPSPF).

Il faut être réaliste : les semences que défend l’association Kokopelli, étant maintenues dans l’illégalité par une volonté politique, nous ne pouvions pas gagner ces procès.
Malgré les directives européennes, les avis de l’ONU, du Sénat, de scientifiques, d’agronomes affirmant l’urgence de sauvegarder la biodiversité végétale alimentaire, l’état français refuse de libérer l’accès aux semences anciennes pour tout un chacun.
C’est ce qui permet aujourd’hui aux magistrats d’infliger ces lourdes peines à l’association Kokopelli.

Dans le cas du procès de la SAS Baumaux pour concurrence déloyale, M. Baumaux verra donc son bénéfice de 800.000€ augmenté de 10.000€ et recevra 2.000€ pour ses frais.

L’état français recevra 17.500€ au motif que KOKOPELLI vend des semences illégales, 5.000€ seront consacrés aux frais et à l’information du bon peuple sur les pratiques dangereuses de l’association KOKOPELLI. Les semences qui ont nourri nos grands-parents et qui servent à nous nourrir aujourd’hui par le jeux des croisements, sont donc devenues illégales et dangereuses.

Nous avons eu droit au grenelle de l’environnement : il faut sauver la biodiversité ! alors pourquoi condamner une association qui sauvegarde avec ses adhérents et ses sympathisants, plus de 2500 variétés en risque de disparition ? Pourquoi condamner ces semences dont la FAO reconnaît qu’elles sont une des solutions pour assurer la souveraineté alimentaire, face aux dérèglements climatiques et à l’augmentation de la population mondiale ? Pourquoi les mêmes variétés, selon qu’elles sont vendues par KOKOPELLI ou d’autres opérateurs entraînent condamnation ou mansuétude ? Pourquoi les grandes surfaces vendent des fruits et légumes issus des variétés interdites à KOKOPELLI, en toute impunité (en tout cas à notre connaissance).
Les condamnations infligées à KOKOPELLI
ne sont donc pas à chercher dans la nature des
semences que protège l’association, mais dans ses actions.
L’association propose aux jardiniers, aux paysans, d’être autonomes et responsables, face au vivant. Dans notre société du tout marchandise, c’est intolérable. Le plus grand grief (sous jacent) fait aux semences anciennes ou de pays, est d’être reproductibles et qui plus est adaptables à de très nombreuses conditions de cultures, sans le soutien de l’agro chimie. Voilà la faute de KOKOPELLI : conserver le levain des savoirs populaires, agronomiques et génétiques. A l’heure où l’on veut nous faire croire que le tout hybride, OGM, chimique, énergie fossile, sont les seules possibilités d’assurer notre alimentation, propager l’autonomie semencière par l’exemple est devenu répréhensible. Ce qu’il faut retenir de ces condamnations, c’est la volonté affichée d ‘éradiquer les alternatives techniques et semencières autonomes.

Depuis 15 ans, KOKOPELLI protège la diversité de nos jardins, de nos champs, de nos assiettes, tout en essayant de faire évoluer le cadre juridique vers une reconnaissance de la valeur agronomique et culturelle des variétés reproductibles : L’ETAT FRANÇAIS NOUS A FAIT ECHOUER. Aujourd’hui, la disparition potentielle de KOKOPELLI ouvre un boulevard à l’uniformisation culturelle et productiviste agricole. La disparition de la « vraie » biodiversité basée sur la variabilité génétique d’une multitude de variétés locales ne sera jamais, et de très loin, compensée par la multiplicité de quelques variétés clonées.
Il est intéressant de noter la similitude des actions et de la répression envers les faucheurs volontaires, les amis de l’ortie, les défenseurs de l’herboristerie et KOKOPELLI : chacun cherche à sa façon, à protéger et promouvoir la vie et la continuité des savoirs. Pour notre gouvernement, tout cela est devenu répréhensible ! Face à ses contradictions, entre ses déclarations enflammées du Grenelle de l’Environnement et les condamnations qu’il obtient contre les défenseurs de la biodiversité, gageons que l’état français mettra un point d’honneur à prendre en réelle considération le devenir des générations futures.

L’association KOKOPELLI a toujours proposé la résistance fertile non violente et le dialogue, peut-être étions-nous trop en avance ? Mais maintenant, sauver la biodiversité est d’une extrême urgence. Si l’agriculture productiviste que protége le gouvernement se trompe, vous trompe, nous trompe, quelle stratégie de repli aurons-nous ? Si nos élus ont contribué à éradiquer notre patrimoine semencier alimentaire ?

La solution est dans votre camp, mesdames et messieurs nos gouvernants. Une fois, vous avez pu revendiquer « responsables, mais pas coupables ». Devant la faim du peuple, cet argument ne tient pas.
N’obscurcissez pas l’avenir, il l’est déjà suffisamment.
Mais peut-être faut-il lancer un appel : aux semences, citoyens !
Raoul JACQUIN



--------------------
Kokopelli: biodiversité, la fin des illusions

Les verdicts sont tombés, l’Association Kokopelli est lourdement
condamnée :

        - 12.000 € pour le grainetier Baumaux
        - 23.000 € pour l’état et la fédération des industriels de la
semence (FNPSPF).

Il faut être réaliste : les semences que défend l’association Kokopelli,
étant maintenues dans l’illégalité par une volonté politique, nous ne
pouvions pas gagner ces procès.

Malgré les directives européennes, les avis de l’ONU, du Sénat, de
scientifiques, d’agronomes affirmant l’urgence de sauvegarder la
biodiversité végétale alimentaire, l’état français refuse de libérer
l’accès aux semences anciennes pour tout un chacun.
C’est ce qui permet aujourd’hui aux magistrats d’infliger ces lourdes
peines à l’association Kokopelli.

Dans le cas du procès de la SAS Baumaux pour concurrence déloyale, M.
Baumaux verra donc son bénéfice de 800.000 € augmenté de 10.000 € et
recevra 2.000 € pour ses frais.

L’état français recevra 17.500 € au motif que KOKOPELLI vend des
semences illégales, 5.000 € seront consacrés aux frais et à
l’information du bon peuple sur les pratiques dangereuses de
l’association KOKOPELLI. Les semences qui ont nourri nos grands-parents
et qui servent à nous nourrir aujourd’hui par le jeu des croisements,
sont donc devenues illégales et dangereuses.

Nous avons eu droit au grenelle de l’environnement : il faut sauver la
biodiversité ! alors pourquoi condamner une association qui sauvegarde
avec ses adhérents et ses sympathisants, plus de 2500 variétés en risque
de disparition ? Pourquoi condamner ces semences dont la FAO reconnaît
qu’elles sont une des solutions pour assurer la souveraineté
alimentaire, face aux dérèglements climatiques et à l’augmentation de la
population mondiale ? Pourquoi les mêmes variétés, selon qu’elles sont
vendues par KOKOPELLI ou d’autres opérateurs entraînent condamnation ou
mansuétude ? Pourquoi les grandes surfaces vendent des fruits et légumes
issus des variétés interdites à KOKOPELLI, en toute impunité (en tout
cas à notre connaissance).

Les condamnations infligées à KOKOPELLI ne sont donc pas à chercher dans
la nature des semences que protège l’association, mais dans ses actions.
L’association propose aux jardiniers, aux paysans, d’être autonomes et
responsables, face au vivant. Dans notre société du tout marchandise,
c’est intolérable. Le plus grand grief (sous jacent) fait aux semences
anciennes ou de pays, est d’être reproductibles et qui plus est
adaptables à de très nombreuses conditions de cultures, sans le soutien
de l’agro chimie. Voilà la faute de KOKOPELLI : conserver le levain des
savoirs populaires, agronomiques et génétiques. A l’heure où l’on veut
nous faire croire que le tout hybride, OGM, chimique, énergie fossile,
sont les seules possibilités d’assurer notre alimentation, propager
l’autonomie semencière par l’exemple est devenu répréhensible. Ce qu’il
faut retenir de ces condamnations, c’est la volonté affichée d
‘éradiquer les alternatives techniques et semencières autonomes.
Depuis 15 ans, KOKOPELLI protège la diversité de nos jardins, de nos
champs, de nos assiettes, tout en essayant de faire évoluer le cadre
juridique vers une reconnaissance de la valeur agronomique et culturelle
des variétés reproductibles : L’ETAT FRANÇAIS NOUS A FAIT ECHOUER.

Aujourd’hui, la disparition potentielle de KOKOPELLI ouvre un boulevard
à l’uniformisation culturelle et productiviste agricole. La disparition
de la « vraie » biodiversité basée sur la variabilité génétique d’une
multitude de variétés locales ne sera jamais, et de très loin, compensée
par la multiplicité de quelques variétés clonées.

Il est intéressant de noter la similitude des actions et de la
répression envers les faucheurs volontaires, les amis de l’ortie, les
défenseurs de l’herboristerie et KOKOPELLI : chacun cherche à sa façon,
à protéger  et promouvoir la vie et la continuité des savoirs. Pour
notre gouvernement, tout cela est devenu répréhensible ! Face à ses
contradictions, entre ses déclarations enflammées du Grenelle de
l’Environnement et les condamnations qu’il obtient contre les défenseurs
de la biodiversité, gageons que l’état français mettra un point
d’honneur à prendre en réelle considération le devenir des générations
futures.

L’association KOKOPELLI a toujours proposé la résistance fertile  non
violente et le dialogue, peut-être étions-nous trop en avance ? Mais
maintenant, sauver la biodiversité est d’une extrême urgence. Si
l’agriculture productiviste que protége le gouvernement se trompe, vous
trompe, nous trompe, quelle stratégie de repli aurons-nous ? Si nos élus
ont contribué à éradiquer notre patrimoine semencier alimentaire ?
La solution est dans votre camp, mesdames et messieurs nos gouvernants.
Une fois, vous avez pu revendiquer « responsables, mais pas coupables ».
Devant la faim du peuple, cet argument ne tient pas.

N’obscurcissez pas l’avenir, il l’est déjà suffisamment.
Mais peut-être faut-il lancer un appel : aux semences, citoyens !
Raoul  <mailto:raoul@kokopelli.asso.fr> Jacquin
Ce communiqué est consultable sur notre site
http://www.kokopelli.asso.fr/index.html

Association Kokopelli
http://www.kokopelli.asso.fr/index.html

mardi 29 janvier 2008

De la logique marchande au réenchantement du monde

Tempus fugit : le temps d’une vision

(note à l’intention des lecteurs : ce sont des réflexions personnelles, ceux qui n’aiment pas les réflexions de comptoir peuvent passer à un autre post :-)


Le temps fuit, passe, avance, ne se retourne pas, est avec nous et nous accompagne, mais ne nous regarde pas, ne nous écoute pas nous apitoyer sur notre sort, il ne s’arrête jamais, c’est sa première nature.

Il fait grandir, progresser, « avancer dans la vie », comme on dit. D’une certaine manière, on avance avec lui, bien qu’on ne puisse pas lui donner la main.

Cette lecture du temps me rappelle sans cesse les visions que j’ai, visions diurnes, visions nocturnes, de ces êtres passés, présents ou futurs, de ces événements que je ne sais pas lire, écouter, comprendre, interpréter, encore trop flous pour être interprétés avant qu’ils n’arrivent.

Le temps passe, il nous montre la fragilité de la vie. Par son action persistante, il m’a montré combien les visions peuvent impacter sur le « moral », sur l’état d’esprit, sur la condition humaine.

Il y a des choix à faire, des choix lourds de conséquences. De ces choix naissent des expériences, des vocations. Partir ou rester ? Découvrir des terres hostiles ou se condamner à la fatigue à vie ? Assumer ses choix d’Homme Libre ou assurer ses choix d’Homme Raisonné ? Vivre ou survivre ?
Sans blesser ceux qui nous aiment ? Sans se blesser ? Sans blesser son autre moi, celui qui assume et assure, malgré tout ? Sombres réflexions, aux reflets noircis de mélancolie subie ? La vie finalement est-elle cette vaste prison où l’on peut expérimenter ses envies tout en étant contrôlé ?

Ou bien la vie doit-elle choisir de gérer pour vous ?

Gérer, animer, éduquer, surveiller, contrôler, diriger, convaincre, forcer, donner, qualifier, stigmatiser…

Qu’est-ce qu’il y a de trop ? Car rien ne manque.
De trop il y a le stress, la vie mécanisée par les spécificités à travailler au rendement et à la productivité, les insatisfaits dont finalement ayant été éduqué en occident je fais partie… et pourtant il manque aussi de l’essentiel, celui qu’on voit avec le cœur : le beau, l’amour, l’écoute, l’empathie, l’engagement désintéressé, la volonté… et le temps ?

Manquons-nous de temps ?
Non, nous manquons de ce que nos parents ne nous ont pas appris : ralentir, prendre son temps et ne pas prendre celui des autres, donner de son temps et le donner aux autres.

Je fais « chier », voilà ca a été dit. Sans doute par fatigue, par agacement, par pression, par non-présence. Etre là, à rester sans rien dire, vaut mieux que de ne pas être là et parler.

Après la fessée « pour avoir été agacé(e !) et sans autre solution », nous voilà face à un deuxième épineux questionnement de couple et de famille, qui remet au centre la veille permanente à avoir : quête du bonheur, culture non-violente, respect-écoute-attention.

La solution mono-parentale n’est sans doute pas viable pour tous. Pour nous elle ne l’est pas.
Etre présent 1 heure le matin et une heure le soir, au mieux, quand ca n’est pas qu’une heure le matin, il faut réagir.
Les énergies se bousculent, viennent détruire la table que j’occupe, et également ma vie, mon couple, mes enfants. Oui, il y a urgence à changer la place des choses, et également leur rôle, et leur ordre. La priorité est aux valeurs fortes, pas au business. Place à la vie qui avance, pas celle qui se confine. Place à la nature vraie, pas celle qui se construit en laboratoire. Place, place, place… De l’air ! J’étouffe.


Bref, voià une série de questions soulevées en vrac auxquelles il faut répondre... :-)

e-marketing social, solidaire et durable : réflexions autour de 2008

Maitre Antoine V., sur son arbre perché, célèbre parmi les célèbres en matière de fundraising, et La Fontaine de Pierre, nous signent une série de posts directs et détaillés sur la vie et les tendances de la philantropie pour 2008.

 S'il est utile de rappeler que la collecte de fonds est fragile en France, comme le montre là encore l'analyse faite dans le cas du Téléthon 2007, on peut aussi souligner que la e-philantropie, dont Ted Hart et bien d'autres dont moi-même, avons parlé dès 2004, est en train de prendre son envol en France.
 
Antoine (et d'autres) utilise le Téléthon comme un marqueur, un indicateur de la générosité en France. Et je pense qu'il a raison. Si le Téléthon se porte bien, alors la générosité va bien, et réciproquement.
Aussi, sans m'étendre, je dirai même que 2007 aura sans doute été une année qui amorce le vrai virage de la e-générosité. Jusque là, nous avions pu voir que le Tsunami, vrai phénomène de société en occident, par la prise de conscience sous-jacente réalisée, était une révélation : celle d'une générosité sans précédent, bien que la distance soit jusque là, comme on le sait trop souvent, une limite à collecter des fonds. Pour la première fois, fin 2004 et en 2005, jamais les ONG et associations n'avaient pu collecter autant de fonds en si peu de temps.
 
Je crois, pour celles et ceux qui suivent attentivement la vie associative française, que la e-collecte 2007 montrera dans quelques mois que c'est LA révélation de l'année, et que toutes les associations et ONG vont s'engouffrer (mieux vaut tard, comme dit l'adage) dans la e-collecte et la e-générosité, comme d'autres l'ont fait par le passé dans le MD ou le street-marketing.

Attention cependant !
Au coeur de ces "nouveaux" médias (je dis "nouveaux" car cela ne fait "que" plus de 10 ans que ca existe et fonctionne... :-) il y aura évidemment le e-don, mais aussi la cyber-mobilisation, les réseaux sociaux qui vont prendre une place importante, et bien entendu les traditionnelles (maintenant) régies publicitaires et autres acteurs dominants comme MSN, Google et Yahoo. Ca, et plus encore, ca ne fait pas de tours de magie. Si je conçoit et réalise un site Internet avec un formulaire de don bien ficelé, ca ne suffira jamais pour collecter 10 millions d'euros par an. Il faut surtout SE FAIRE CONNAITRE.
 
 Je me souviens d'une conversation soutenue mi-2007, où une personne en charge du marketing d'une grande association du domaine de la santé me disait : "un ROI de 1:20, mais c'est impossible sur un e-mailing, tout le monde me dit que le e-mailing ca marche pas...". Fin décembre, un vague e-mailing de fidélisation rapidement ficelé a atteint mollement un ROI de 1:6   :-D
 
Donc, c'est possible de collecter et fidéliser en ligne à moindre coût ?
 
 oui, d'autant qu'on ne parle ici que d'une expérience bien isolée, "pour voir comment ca marche et ce que ca rapporte".
 
 Ah ! Au fait : ROI ca veut dire "retour sur investissement", un indicateur de plus qui nous vient tout droit du secteur marchand, et qui se traduit par "pour un euro investi, ca me rapporte x euros". Pragmatique, direct, lisible le ROI, n'est-ce pas ?
 
 Alors, bien sur, toutes les opérations ne marchent pas comme on le voudrait ou comme on pourrait se projeter dedans. On monte une opération à x milliers d'euros, on se met à rêver qu'elle va rapporter en one-shot en 2 semaines trois, cinq ou dix fois la mise. On n'est pas au casino là. Evidemment, il ne faut pas confondre naïvement la poule aux oeufs d'or et les médias numériques. L'eldorado du fundraising n'existe pas. Ceci dit, on peut construire avec pragmatisme, cohérence et humilité, un plan de marketing social efficace, en travaillant l'orchestration et la coordination des instruments les uns avec les autres. Faire du développement des ressources, dans le tiers-secteur, peut revenir par certains aspects, à assurer le rôle d'un chef d'orchestre.
 Collecter en ligne pour une cause, développer une activité associative sur le web ou avec la téléphonie mobile, c'est maîtriser chacun des outils finement. Et pour cela, il faut investir du temps pour comprendre puis pour appliquer ces recettes, qui ne feront jamais de miracles, mais qui vous permettront, nous permettront, de piocher moins dans les finances pour aller chercher plus de fonds.
 

lundi 28 janvier 2008

Des fringues écolos et des produits sains chez Monop' ?

Monoprix est l'une des enseignes les plus durables, si on compare avec les leaders comme Carref*ur, L*cl*rc, et Int*rmachr*...
Monoprix nous montre joyeusement (ah bon ?) et vraiment son engagement depuis près de 20 ans, et prolonge son engagement en sortant encore et toujours de nouveaux produits en 2008 ! Tant mieux pour tout le monde.

Pour commencer le tour du proprio : une bien jolie collection de T-shirts tout proprets en coton 100% bio sera bientôt disponible dans les rayons. Pour l'occasion, neuf créateurs ont eu carte blanche pour imaginer un et un seul dessin sympa. Ouais, bon, on aurait pu imaginer plus que "un". PArmi ces designers : les propositions de '100drine', 'Robert le Héros', Misericordia (bien connue), André, Jean, Virgo, P.O.E.M (c'est joli hein "poème" ?), Nathalie Lété et Caroline Kaeppelin Denervaud.

Pensés pour les femmes, certains vêtements sont déclinés en taille fillette et fille (4-14 ans). Un et un seul prix pour tout les modèles pour femmes, et pas très cher en plus...

Monop', la marque urbaine-un-peu-bobo, nous charge d'autres produits bien connus bios et équitables pour femmes (hauts, robes, nuisettes, shorty), hommes (T-shirts, seulement...) et bébés (chaussons, caches-coeur, pantalons).

Chez "Monoprix Bio" il y a tout un tas d'aliments bien fichus, et quelques produits du commerce équitable.
Pour les cosmétiques, et les soins, et les produits d'entretien : c'est idem. Les logos façon "labels" sont là. Par exemple le manchot vert est présent pour vous dire que les produits en rayon sont clean... ah ah ah ! Heureusement, sinon on pourrait penser qu'on va se mettre du M*nsi*ur Pr*pre sur le visage ? Trève de blague.
Quand même, Monop' nous propose des produits durables et sains depuis 1990. Alors la mode de l'écolo-chic surgit, Monop' est encore là, avec ses produits... Bravo Monop', pour une fois qu'on fait de la pub gratuite :-)

Vides et pleins : les éco-résolutions de début d'année 2008

dimanche 27 janvier 2008

construire durable : maison écologique et démarche engagée ?

une fois de plus, je vais m'étendre au delà du champ du marketing éthique, pour aller sur celui de l'engagement personnel (on notera au passage que marketing et vie perso peuvent se rejoindre parfois, mais c'est un autre sujet).


Constuire durablement, c'est non seulement faire en sorte que sa maison n'ait pas d'impact négatif sur son environnement social et écologique, et qu'en plus elle puisse générer un positif économique, écologique et social.

Bientôt auront lieu les 2eme assises nationales de la construction passive. En France, pour changer nous sommes en retard sur nos voisins européens, et plus particulièrement allemands ou scandinaves. Citons quand même que ces assises, haut lieu de réflexions et de communication, auront lieu lors du salon du bois, à Grenoble, en avril prochain, ce qui ne gâche rien.

Or donc, une maison écologique, concrètement c'est quoi ?

Une maison construite avec des matériaux autant que faire se peut locaux, naturels et sains, non polluants, non chimiques (donc ... :-), et qui utilisent des techniques ancestrales. Pourquoi ancestrales ? Tout simplement parce que depuis la fin de la seconde guerre mondiale, on a considéré que le tout béton était l'idéal et la seule solution pour reconstruire durablement l'Europe. Or il n'en est rien. Le béton est un polluant majeur, totalement inerte, et à l'occasion parfaitement capable de venir vous pourrir la vie (humidité et non respirabilité de l'habitation, nécessite une isolation complémentaire importante, etc.).

Donc, ces techniques ancestrales, comme la construction bois, la terre crue, la terre cuite, le torchi, avec les technologies modernes et le "progrès", font des constructions hyper-solides, éminament durables, et parfaitement adaptées. Je réponds d'ores et déjà à ceux qui vont me qualifier de rétrograde et de fou que la construction bois, par exemple, s'écroule bien plus tard que la construction béton lors d'un feu. Demandez aux pompiers professionnels leur avis !

Passons outre les énormes qualités de ces techniques et de ces matériaux : respiration de la construction (donc pas d'accumulation d'humidité), isolation thermique et acoustique, régulation thermique naturelle (exemple : les murs en briques stockent et restituent la chaleur en temps utile), solidité, pas d'impact négatif sur la santé (je vous mets au défit de montrer que le bois brut rend malade... alors que la laine de verre ou le polystirène...).

Certes, mais car il y a un mais, me direz-vous, ca coute plus cher qu'une construction industrielle tout ca ? Bien sur, le cout instantané d'une construction écologique est environ 25% plus élevé qu'en mode industriel chimique. Ceci dit, quand on achète une maison ou un immeuble, c'est soit pour y vivre, soit pour y travailler, rarement pour décorer. Donc, il faut prendre en compte aussi :

- le cout caché des transports de matières

- le cout et l'impact sur la santé pour les occupants

- le cout des énergies consommées ou économisées

- l'intégration de la construction dans son environnement local

etc.


Bref, si on réfléchit (oui il faut faire des efforts), et qu'on fait le calcul (disponible sur demande : c'est un gros tableau Excel), on verra que la maison écolo est moins chère que la maison industrielle.

Et alors ? Me direz vous ? Et bien je vais la construire moi-même ma maison écolo ! Chiche ? Oui, je ne serais pas le premier...


Et au niveau du marché ? Et bien, c'est simple, il y a tellement de fournisseurs de matériaux peu couteux qu'il ne me reste qu'à faire un petit annuaire à partager (aussi) avec mes lecteurs... :-)


Plus d'infos :

- magazine La Maison Ecologique : http://www.la-maison-ecologique.com

- Assises nationales de la construction passive : http://www.salondubois.com/deuxiemes-assises-nationales-de-la-construction-passive.php

- le dévleoppement des marchés innovants, par l'Europe : http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=IP/08/12&format=HTML&aged=0&language=FR&guiLanguage=en

dimanche 13 janvier 2008

le plan B. de Lester Brown : ca donne envie


Voilà quelqu'un qui nous fournit un ouvrage de référence accessible, bien que très documenté : avec "le plan B, pour un pacte écologique mondial", Lester Brown va vous faire saliver. Attention, point ici de recette de cuisine unique, le sieur Brown, expert ès écologie depuis plus de 20 ans manifeste dans l'écrit qu'il signe une évidente réflexion profonde quant à savoir répondre à "comment soigner les maux de notre Terre ?".


Bien loin des clichés de l'écolo qui court nu dans les champs et qui vit dans une grotte, cet ouvrage majeur pose les bases d'une vraie réflexion contemporaine, urgente et hyper-occidentale : chiffres à l'appui, il démontre ainsi qu'il est possible de changer de modèle de société. Si vous n'y croyez toujours pas, malgré les publications répétées des experts, GIEC en tête avec le Nobel de sa superbe qui reconnait le travail collectif, prenez un billet pour Mars, vous y serez mieux :-)

Blague à part, avec le bouquin de Frédéric Denhez : "La nature, combien ça coûte ? : Pourquoi l'écologie n'est pas l'ennemi de l'économie.", vous avez là toutes les "preuves" que macro-économie, micro-économie, société moderne, alter-consommation, vie de qualité et comportements responsables sont possibles. Bien sûr, ces livres là ne vont pas vous prendre par la main, ce sont des ouvrages "fondateurs" qui marquent notre époque, et montrent bien que la page est en train de se tourner, et que ceux qui veulent continuer de lire l'Histoire qui se construit en ce moment sur Terre doivent l'écrire eux-mêmes.


Quoi ? "C'est trop dur", "j'y arriverai pas", "c'est trop cher" ? oui, ce qui est trop cher, en conclusion, c'est le prix à payer pour ceux qui ne seront pas passés à une vie "alternative" (ah ah ah, mes cotes me font mal de rire aussi grassement tellement le terme est austère, désuet et décalé). Je prédis une longue et belle vie à celles et ceux qui sauront transformer notre siècle en siècle des "actions conscientes", après le 18e en charge des "lumières" :-)



Sur ces mots de nouvelle année 2008 pleins d'à-propos (si si ! il y en a), passez un joyeux mois de janvier engagé et acteur de votre vie.

vendredi 11 janvier 2008

la Croix-Rouge française veut juste une heure...

... juste une heure en cette nouvelle année 2008, pour que la Croix-Rouge française puisse mettre en oeuvre ses projets associatifs. Rappelons que la Croix-Rouge française, vieille et grande association intervenant dans de multiples secteurs de la solidarité et de la santé, a besoin d'aide.

Avec juste1heure.fr, la Croix-Rouge nous rappelle que l'équivalent d'une heure de temps de travail donnée en argent, c'est toujours ca pour aider. Et que si on le fait chaque mois, c'est un bel acte de générosité facile quand on n'a pas le temps d'être bénévole... :-)

Rendez-vous sur juste1heure.fr pour en savoir plus et vous en engager aux côtés de la Croix-Rouge française !

mercredi 9 janvier 2008

moi aussi je la veux ma vidéo durable

oui oui oui, mille fois oui, les vidéos durables, c'est LE concept pas nouveau que tout le monde va s'arracher, au moins le temps d'une mode.


Claude, qui a souvent un temps d'avance sur d'autres, nous fait le tour récemment des plateformes de vidéos durables, ou de vidéos solidaires, pour faire simple, disons de l'univers de la vidéo dans les ONG.

Résumé en 1., analyse en 2. et préconisations de vidéos durables en 3. (à suivre...)


Les vidéos - ce n'est plus un secret - suscitent une attraction indéniable sur les internautes. Nombre d'ONG ont d'ailleurs décidé de se lancer dans l'aventure et proposent désormais à leurs publics diverses informations sous ce format. En outre, on ne compte plus les portails de partage de vidéos : dailymotion, youtube, kewego... La nouveauté, on l'a vu pointer le bout de son nez en 2007 au travers d'initiatives surfant sur des concepts à base de vidéos, de développement durable et d'ONG. Des ingrédients nobles pour des recettes variées. La tendance se confirme en 2008. Tour d'horizon.

début 2007 : Veosearch. Un projet qui allie moteur de recherche, vidéo et ONG.

Résultats : plus de 10.000 euros générés pour les organisations inscrites et beaucoup de bruit autour de ce multi-moteur qui fait bien parler de lui.
> Veosearch


fin 2007 : equisphere.tv. Le concept est lié à Equitel, société spécialisée dans la consommation solidaire. Elle propose la mise en relation de structures partenaires autour de divers projets de consommation solidaire. Ce projet est tout simplement "la première plateforme de vidéos et de dons web/mobile, pour un regard nouveau sur le monde associatif." Les partenaires du projet : N9uf, SFR et Rich congress. Ce que Claude aime ( et moi aussi )  : les associations présentées font partie de celles qui sont rarement (voire jamais) sur le devant de la scène.

> Equisphere.tv



ONG-TV, troisième de la série. Le projet "consiste à donner gratuitement la possibilité aux ONG de publier en ligne des vidéos sur leurs projets (sur le modèle de site comme youtube par exemple). Ce projet à pour objectif de permettre au public d'accéder à une information qualitative et dynamique et donc de renforcer la confiance et la transparence entre les structures associatives et leurs donateurs ou bailleurs de fonds." Un projet ambitieux puisque calé sur l'internationale, en multilingue, avec de nombreuses thématiques, un rendu assez pro (je paraphrase Claude, et reste cependant plus modéré que lui :-). Projet du groupe TVI (qui connait ?).
> ONG TV




nouveau début 2008 : e-citizen. Peu d'infos qui en ressortent pour le moment... Un pdf est dispo. Le blog du projet vous en dira un peu plus... (edit du 5 février 2008 : e-citizen désire dévoiler son modèle un peu plus tard).

> e-citizen.tv

Merci Claude pour cette liste. Mes analyses à suivre...

mercredi 2 janvier 2008

pollution électromagnétique et développement durable du vivant.... ?

Les vendeurs de téléphones mobiles, et autres technophiles avertis soutenant les thèses barbares du marketing à tous vents, pour nous vendre toujours plus de produits à ondes courtes, ou à micro-ondes, ont soutenus et continuent de soutenir que leurs produits (téléphones mobiles, wifi, antennes relais, etc.) ne sont pas dangereux pour la santé !

Allons bon !! Tous nos concitoyens seraient-ils idiots, et vivraient-ils tous dans une caverne depuis 3.000 ans, au point de ne pas avoir entendu cette nouvelle alarmante ? Non, bien-sûr, car cette nouvelle n'a pas ou peu été reprise dans les grands médias, qui rappelont le, sont pour beaucoup propriétés de groupes industriels aux intérêts bien/pas bien placés (rayez de vous-même la mention utile).

contaminations-chimiques.info nous informe qu'une étude est parue sur les ondes électromagnétiques et le vivant, étude publiée par le CHU de Brest (quand même), qui nous dit que les textes réglemantaires et les études scientifiques ne vont pas exactement dans le meme sens.

En résumé, ce document répond de manière détaillée à quelques questions utiles :
- Qu'est-ce que la pollution électromagnétique ?
- Comment puis-je être exposé(e) aux champs électriques et/ou magnétiques artificiels ?
- Comment les champs électromagnétiques peuvent-ils affecter ma santé ?...

Un document passionnant et très instructif - A télécharger au format Word (.doc) : http://www.chu-brest.fr/images/article678contenu5581.doc?PHPSESSID=28dc26cc05093a19813122051be8962a

samedi 22 décembre 2007

Comment sait-on si un développement est durable ?

Comment peut-on savoir si le Développement Durable dont on nous parle tant depuis de longs mois, de longues années, qui est tant à la mode dans les médias de masse, comment peut-on savoir donc si ce qu'on considère comme "développement" est bien "durable", et jusqu'où le terme développement est-il durable ?

Vaste question.

Premier élément de réponse : parce que la Terre a une taille limitée, l'Homme ne pourra pas puiser indéfiniment dans les ressources de la planète.

Second élément en synthèse : parce que l'Homme est une masse grandissante, dont le volume de population va croissant avec une augmentation qui tend à l'exponentiel.

Troisième point : parce que le terme "développement" sous-entend dans nos contrées occidentales "augmentation", il faudrait sans doute revenir à la définition de "développement" ?


L'idée d'un "équilibre soutenable" me semble plus proche de la réalité, bien que pas très séduisante, donc pas ou peu vendeuse dans les médias... :-) Plus loin de la plupart de nos concitoyens, et finalement très drôle et philosophique, Pierre Rabhi soutient la "sobriété joyeuse", tout un programme de poésie pour pas un sous. Voilà peut-être une réponse intéressante finalement : vivre dans le soucis du respect, sans tomber dans le travers (non pas celui du porc) de l'austérité, tout en vivant joyeusement et avec équitabilité et beauté fraternelle.


Pour apporter quelques compléments, pour ma part l'équilibre est soutenable si, à court terme et localement, il est compensé par l'Homme (un acte négatif compensé par un acte positif pour l'environnement), et si, à plus long terme et globalement, l'Homme repense son mode de vie de manière à ce que l'équilibre se fasse à chaque étape de la vie (donc à chaque étape de la consommation aussi, revenons à des choses très terre à terre).


Au final, il y a là des opportunités gigantesques à saisir, afin de (re)mettre l'éthique, la déontologie, au coeur de la conception des produits et services qui font surtout bouger la partie occidentale de notre planète !

Préparation d'une exposition sur le grand nord et l'ours polaire

Mars 2008 - Cindy prépare une exposition sur le thème de l'ours polaire, déclinaison scolaire des travaux en cours avec ses élèves, et de la réalisation d'un 8 pages dans le cadre d'un concours.

L'expo sera élargie avec des visuels grand format, voire avec un panorama à 360°, une bande son d'ambiance rappelant le grand nord et le blizzard, et quelques planches de vulgarisation sur la fragilité du milieu, la chaine alimentaire, et les espèces menacés du grand nord, cf. le réchauffement climatique nettement marqué et d'ores et déjà présent et visible là-bas.


Il y aura aussi quelques témoignages (vidéo, présence), un ou deux auteurs d'ouvrages spécialisés qui connaissent les populations locales (Inuit notamment donc), et sans doute une conférence d'une heure le samedi après-midi.

Plus de news bientôt sur le blog dédié, en cours de création, lui-aussi.

vendredi 23 novembre 2007

Pourquoi le Téléthon est-il un bon exemple sur l'Internet ?

Ok, outre le fait que j'ai pu avoir à collaborer avec la noble association qu'est l'AFM, c'est surtout parce que le Téléthon est le parfait exemple de ce qu'il faut suivre à mon avis :

- innovant,

- calé sur les outils, produits et services du secteur marchand,

- fonceur,

- positionné (que l'on aime ou pas).


Certes me direz-vous "il en faut des moyens pour arriver à cela". Ce à quoi j'ose répondre en toute simplicité : oui il faut avoir les moyens de ses ambitions, et les moyens ne sont pas que financiers sur l'Internet. On peut très bien monter une pure opération - voire pire une pure campagne online/offline - sans un centime. Comment ? Mais c'est excessivement simple : vous recrutez des bénévoles compétents et militants pour votre cause... Comment ? Je vous donne rendez-vous sur une communauté en ligne, sur un réseau social, sur un forum de discussions ciblé ? non, vous ne voyez toujours pas ? Appelez-moi dans ce cas là, je me ferais un plaisir non dissimulé de vous aiguiller :-)


Or donc, pourquoi en cette joyeuse et sympathique fin d'année 2007, le Téléthon sur Internet est un bon exemple ? Car c'est ("enfin", oui je sais parfois l'impatience m'emporte), car c'est enfin disais-je un dispositif qui commence à travailler sa campagne avec plusieurs outils, en multi-cibles (sans doute segmentées... ?), et le tout avec un minimum de planning média (on pourrait parler de "e-media planning" ?). Joie et bonheur dans votre chaumière donc, ce e-Téléthon 2007 risque d'être pour le plus grand bonheur de l'AFM, une cuvée digne des Dieux de l'Olympe, voire pire (décidément :-D, digne des plus grandes opés du secteur marchand (j'exagère là, on a encore un an d'avance...).

Vous voulez voir à quoi ca ressemble cette cuvée 2007 du Téléthon ? Rendez-vous sur telesttoncoeur.fr


Et alors me direz-vous, "quels arguments factuels, concrets et chiffrés avancer pour dire que cela sera une réussite ?". Rendez-vous le 10 décembre pour débriefer !!

mercredi 14 novembre 2007

marketing du développement durable : un vraie raison pour croire que marketing et respect peuvent se marier ?

"Marketing durable", ou comment associer respect, écologie, économie et mouvement social de fond, afin que chacun puisse trouver sa place et vivre dignement ?


(ah les enfants se réveillent, je me sauve)

le marketing perso est-il éthique ?

Sur un sujet lancé à l'instant par le R. de service, "le marketing perso" est-il éthique ?


Essayons de creuser cette question et de lui trouver une application concrète.

Qu'est ce que l'éthique appliquée au marketing perso, et dans mon cas précis, aux causes et sujets d'intérêt général ?


R. dit "ce qui me gène, c'est la mise en scène dans cette histoire" en parlant de la mise en scène générale, à grands coups de faste, de fêtes pseudo-VIP, de soirées entre influenceurs parisiens, etc. ?

Il est vrai que "marketing perso" tendrait à faire penser qu'on ne vend plus un produit ou un service, mais qu'on se vend soi-même, on vend un concept au service d'un ego, peut-être ? ou bien on diffuse une image autour de son propre nom au service d'un business ?

Si le dit business est d'intérêt général, que peut-on alors observer comme remarques négatives ? Qu'on en fait trop ? Qu'il est de mauvais aloi d'associer sa propre image et celle de valeurs qu'on considère comme justes ?


Et après tout, loin de moi toute position politique franco-française, si marketer son propre nom permet de faire avancer des sujets d'intérêt général, de faire avancer positivement la société, ou un groupe, se mettre en avant pour donner aux autres, n'est ce pas finalement salvateur ?


R. dit encore "je trouve que l'exploitation de soi-même presque comme une marque, c'est frauduleux intellectuellement parlant et meme dangereux pour soi puisque ça conduit à une sorte d'enfermement (ndlr : pour/par ?) le règne de l'image"


MMMh... c'est vrai, c'est un risque d'enfermement ce "marketing perso", et en meme temps si on est au clair avec tout ca, je veux dire par là si on est au clair dans sa propre conscience des actes et de son engagement pour les autres, alors n'est ce pas alors plutot une ouverture ?


être ou ne pas être ? ... sur Facebook

on le sait, Facebook et tous les réseaux sociaux entrent dans une phase de petites guerres à qui gagnera le plus d'audience, le plus de profils, fera le profiling le plus fin pour le revendre, aura le plus de bénéfices, etc. pour être ensuite revendu/racheté.


Au final, quel intérêt d'être ou pas présent sur ces nombreux réseaux (près de 200 dénombrés à ce jour par mes soins dans le monde, youpi) ? LA réponse : faire avancer des projets d'intérêt général, des causes que l'on estime justes, des sujets de fond.

Car sinon, comment dire que ces réseaux ont un intérêt ? Ca n'est pas par quelques échanges virtuels que l'on se créé des amis (ou alors vous êtes déjà pour partie un robot)...


- page 4 de 5 -