(note à l’intention des lecteurs : ce sont des réflexions personnelles, ceux qui n’aiment pas les réflexions de comptoir peuvent passer à un autre post :-)


Le temps fuit, passe, avance, ne se retourne pas, est avec nous et nous accompagne, mais ne nous regarde pas, ne nous écoute pas nous apitoyer sur notre sort, il ne s’arrête jamais, c’est sa première nature.

Il fait grandir, progresser, « avancer dans la vie », comme on dit. D’une certaine manière, on avance avec lui, bien qu’on ne puisse pas lui donner la main.

Cette lecture du temps me rappelle sans cesse les visions que j’ai, visions diurnes, visions nocturnes, de ces êtres passés, présents ou futurs, de ces événements que je ne sais pas lire, écouter, comprendre, interpréter, encore trop flous pour être interprétés avant qu’ils n’arrivent.

Le temps passe, il nous montre la fragilité de la vie. Par son action persistante, il m’a montré combien les visions peuvent impacter sur le « moral », sur l’état d’esprit, sur la condition humaine.

Il y a des choix à faire, des choix lourds de conséquences. De ces choix naissent des expériences, des vocations. Partir ou rester ? Découvrir des terres hostiles ou se condamner à la fatigue à vie ? Assumer ses choix d’Homme Libre ou assurer ses choix d’Homme Raisonné ? Vivre ou survivre ?
Sans blesser ceux qui nous aiment ? Sans se blesser ? Sans blesser son autre moi, celui qui assume et assure, malgré tout ? Sombres réflexions, aux reflets noircis de mélancolie subie ? La vie finalement est-elle cette vaste prison où l’on peut expérimenter ses envies tout en étant contrôlé ?

Ou bien la vie doit-elle choisir de gérer pour vous ?

Gérer, animer, éduquer, surveiller, contrôler, diriger, convaincre, forcer, donner, qualifier, stigmatiser…

Qu’est-ce qu’il y a de trop ? Car rien ne manque.
De trop il y a le stress, la vie mécanisée par les spécificités à travailler au rendement et à la productivité, les insatisfaits dont finalement ayant été éduqué en occident je fais partie… et pourtant il manque aussi de l’essentiel, celui qu’on voit avec le cœur : le beau, l’amour, l’écoute, l’empathie, l’engagement désintéressé, la volonté… et le temps ?

Manquons-nous de temps ?
Non, nous manquons de ce que nos parents ne nous ont pas appris : ralentir, prendre son temps et ne pas prendre celui des autres, donner de son temps et le donner aux autres.

Je fais « chier », voilà ca a été dit. Sans doute par fatigue, par agacement, par pression, par non-présence. Etre là, à rester sans rien dire, vaut mieux que de ne pas être là et parler.

Après la fessée « pour avoir été agacé(e !) et sans autre solution », nous voilà face à un deuxième épineux questionnement de couple et de famille, qui remet au centre la veille permanente à avoir : quête du bonheur, culture non-violente, respect-écoute-attention.

La solution mono-parentale n’est sans doute pas viable pour tous. Pour nous elle ne l’est pas.
Etre présent 1 heure le matin et une heure le soir, au mieux, quand ca n’est pas qu’une heure le matin, il faut réagir.
Les énergies se bousculent, viennent détruire la table que j’occupe, et également ma vie, mon couple, mes enfants. Oui, il y a urgence à changer la place des choses, et également leur rôle, et leur ordre. La priorité est aux valeurs fortes, pas au business. Place à la vie qui avance, pas celle qui se confine. Place à la nature vraie, pas celle qui se construit en laboratoire. Place, place, place… De l’air ! J’étouffe.


Bref, voià une série de questions soulevées en vrac auxquelles il faut répondre... :-)