Ecolocash - le danger par le non-sens
Par X. le mercredi 27 février 2008, 13:10 - Lien permanent
En discutant ce midi avec R., le bien nommé et joyeux drille, nous en sommes venus entre deux mots à aborder la conscience du Développement Durable (c'est moi qui l'écrit, on n'a pas formulé cela comme ca), et avec la même idée en même temps que nous avons eu, j'ai préféré poster.
Dans Ecolocash, la délicieuse Alice Audouin nous gratifie d'un pamphlet court et efficace comme une mini-jupe d'une jeune femme de vingt ans assise dans le jardin du Luxembourg au moment de la sortie des étudiants de l'école d'ingénieurs en informatique du coin : il va à l'essentiel et dit tout en quelques mots : méfiez-vous de la première apparence et gardez bien en tête qu'une relation durable se base sur une conscience durable. (ouh là, ca fait mal à la tête ca ?) Après ce moment de profonde confusion mentale, revenons à nos moutons.
Bref, en synthèse : trop de conseillers et autres business angels prennent le Développement Durable, et tout ce qui vient dedans, comme une grosse opportunité juteuse de monter des opérations de cash-back florissantes, et tellement désirables.
Qu'à cela ne tienne, chacun peut y voir c qu'il veut. Personnellement je crois que le dit Développement Durable sera une nouvelle forme de Développement, où l'aspect financier ne sera qu'une valeur mineure, permettant de donner plus de force au sens, aux valeurs et au vivant.
Si les deux acceptions ne sont pas incompatibles, il en va de la survie de
l'humanité de savoir où placer correctement le curseur dans tous ces projets
dits "durables". Car une chose est sûre, la Terre -elle- continuera de tourner
avec ou sans les Hommes dessus 
Autant dire que les investissements financiers doivent se faire avec autant de sagesse que les anciens de certaines cultures nous l'enseignent : prudence, fermeté, recherche d'équilibre.
A qui le tour pour son micro-essai sur le sujet ?
Mike Metz.
Commentaires
Est-ce que mon micro-essai sera rémunéré en droits d'auteur ???
Moi-même en pleine lecture d'écolocash il est vrai que ton histoire de "conscience du DD" me parle doublement. Car qui dit conscience dit aussi inconscience... mais là n'est pas le débat.
Comme je suis resté quelques mois dans une agence de conseil en DD courant 2002 je ne peux qu'abonder dans le sens du livre car j'y avais bien senti que l'équilibre intellectuel entre bonne conscience/mauvaise conscience de DDiste puriste était difficile à y tenir. Le greenwash n'était déjà pas loin derrière les gros budgets, ceux qui font vivre et rendent une structure durable.
Bon sinon je voulais juste ajouter que le DD est finalement ce que l'on en fait. On ne peut empêcher qu'il soit aujourd'hui approprié -voire récupéré, c'est possible une telle chose ???- par tous et ainsi parfois dénaturé de son sens originel et public. Et ce quel que soit le domaine où il entre en jeu (entreprise, politique, vie locale ou vision strictement personnelle du DD par exemple).
Le tout est de rester lucide et de faire preuve d'intelligence face à ces diverses entreprises. Ne garder, cautionner ou participer qu'à celles qui sont véritablement viables à nos yeux (parfois) puristes. Réserver notre énergie pour ceux-là et ne pas la perdre sur les autres...
Doesitmakesense?
Très bon livre, pour l'avoir lu en début d'année après avoir découvert son blog.
..où l'aspect financier ne sera qu'une valeur mineure, permettant de donner plus de force au sens, aux valeurs et au vivant...
Ce serait bien que l'on y vienne mais je ne pense pas que ce sera pour bientôt...le monde est dominé par l'argent, le sens et les valeurs passent bien souvent en second plan..
Faire moins de bénéf pour plus d'équité? C'est valable pour ceux qui ne pensent pas qu'à engraisser leur comptes en banques..
Je suis loin d'être "un puriste" mais j'essaie de changer mes habitudes de consommateurs, ce qui a modifié également mon projet de création d'entreprise ds le bon sens pour plus de cohérence.
Expliquer vos valeurs à un banquier...il ne regarde que les chiffres...
Pourtant j'y crois et je ne "serais" qu'une TPE, c'est mon choix.
J'espère que vous pourrez me donner votre avis bientôt.