Cosmétiques bio : comment greenwasher avec efficacité ?
Par X. le mardi 25 mars 2008, 14:25 - Lien permanent
Souvenons nous du cas de Clarins, qui en 2007 s’était vu ordonné de modifier
ses publicités au Royaume-Uni et en Italie. Souvenons nous avec une folle
excentricité de « Expertise 3P », un produit de chez Clarins qualifié de «
spray anti-pollution électromagnétique » qui rappelons le, devait « contrer les
effets négatifs des rayonnements GSM sur la peau ».
Splendide blague signée Clarins, qui s’est fait attraper comme un enfant la main dans le pot de miel, par l’ASA (Advertising Standards Autorithy) en août 2007, et par l’Instituto dell’autodisciplina pubblicitaria. La répression des fraudes avait lancé en mars 2007 une enquête pour connaître les effets réels de ce « produit miracle ».
Depuis, sauf erreur de ma part, pas de nouvelles de la DGCCRF ni de l’AFSSAPS. Espérons que les conclusions anglaise et italienne n’aient pas été un peu atives à l’encontre de Clarins.
Sur un autre plan, regardons maintenant The Body Shop, noble enseigne fondée y’a une trentaine d’année par feu Anita Roddick. Mi-2007, The Body Shop annoncait utiliser de l’huile de palme durable pour ses savons. Rappelons que l’huile de palme est issue d’arbres dont les cultures ne sont pas toujours durables, et que la culture de ces arbres est même une source massive de déforestation et de disparition de zones habitées par un multitude d’animaux et de végétaux. Très bel effort, qui devrait se généraliser selon la marque aux 2.000 boutiques.
Troisième cas concret : L’Oreal, qui a racheté Sanoflore et le très justement sus-coté The Body Shop. Deux marques progressistes qui ont données des idées leur nouveau propriétaire. Si L’Oreal a choisit de ne plus mettre de DEP et de triclosan dans ses produits, nous sommes encore loin d’emballages et de produits sains. Dans le cas de L’Oreal ou de The Body Shop, on ne peut pas parler réellement de greenwashing, du fait qu’il n’y a pas mensonge, mais plutôt d’une communication « orientée » ou « à la mode »
Quelle est la
nuance ? C’est simple : L’Oreal ne ment pas, c’est une société qui rachète
d’autres sociétés.
Si finalement on devait prendre qu’un seul exemple de ce qu’est le greenwashing en cosmétique, commençons par regarder cette vidéo pour « Smart Shield Sun Protector » :
Splendide blague signée Clarins, qui s’est fait attraper comme un enfant la main dans le pot de miel, par l’ASA (Advertising Standards Autorithy) en août 2007, et par l’Instituto dell’autodisciplina pubblicitaria. La répression des fraudes avait lancé en mars 2007 une enquête pour connaître les effets réels de ce « produit miracle ».
Depuis, sauf erreur de ma part, pas de nouvelles de la DGCCRF ni de l’AFSSAPS. Espérons que les conclusions anglaise et italienne n’aient pas été un peu atives à l’encontre de Clarins.
Sur un autre plan, regardons maintenant The Body Shop, noble enseigne fondée y’a une trentaine d’année par feu Anita Roddick. Mi-2007, The Body Shop annoncait utiliser de l’huile de palme durable pour ses savons. Rappelons que l’huile de palme est issue d’arbres dont les cultures ne sont pas toujours durables, et que la culture de ces arbres est même une source massive de déforestation et de disparition de zones habitées par un multitude d’animaux et de végétaux. Très bel effort, qui devrait se généraliser selon la marque aux 2.000 boutiques.
Troisième cas concret : L’Oreal, qui a racheté Sanoflore et le très justement sus-coté The Body Shop. Deux marques progressistes qui ont données des idées leur nouveau propriétaire. Si L’Oreal a choisit de ne plus mettre de DEP et de triclosan dans ses produits, nous sommes encore loin d’emballages et de produits sains. Dans le cas de L’Oreal ou de The Body Shop, on ne peut pas parler réellement de greenwashing, du fait qu’il n’y a pas mensonge, mais plutôt d’une communication « orientée » ou « à la mode »
Quelle est la
nuance ? C’est simple : L’Oreal ne ment pas, c’est une société qui rachète
d’autres sociétés.Si finalement on devait prendre qu’un seul exemple de ce qu’est le greenwashing en cosmétique, commençons par regarder cette vidéo pour « Smart Shield Sun Protector » :
Mike Metz.
Commentaires
A ta liste, tu peux rajouter Yves Rocher avec son rachat de 30 % des parts de Terre d'Oc.
Encore un de plus !
Coté USA ce n'est pas mieux, les seules petites marques qui avançaient se sont aussi faites racheter !
Pour moi, je rachat par un grand groupe est certes, un peu dommageable, mais loin d'être la fin du monde. C'est d'ailleurs bien souvent la seule solution de survie pour l'entreprise. C'est aussi une porte de sortie pour le créateur, une sorte de récompense, et une opportunité pour lui ou elle de créer de nouvelle choses
salut Olivier,
le rachat par un grand groupe peut parfois signifier la perte d'une expertise de terrain au profit de logiques industrielles, ce qui signifie parfois aussi pertes de logiques locales au profit de logiques sur de larges territoires, et donc aussi parfois synonyme de transports donc de pollutions...
je suis de ceux qui croient en la valeur de proximité, en l'engagement au delà des horaires légaux, au profit d'un entrepreunariat sain et en recherche d'équilibre économique, écologique ET social.