ecolocompare : on avance vers la traçabilité et une vraie comparaison des produits écolos (ou pas)
Par M. le vendredi 13 juin 2008, 22:00 - relations clients & CRM - Lien permanent
Un n-ième kelkoo-like spécial écolo ? presque.
Plutot que de comparer les prix automatiquement, la comparaison (manuelle et humain) porte sur certains éléments clés du cycle de vie des produits :
- fabrication
- utilisation
- recyclage
Ce système de notation est intéressant pour tout le monde, reste à mon sens qu'il serait utile de permettre une plus grande interaction avec les consommateurs finaux, et notamment ouvrir cela largement aux commentaires.
Car les systèmes de certification officiels sont tous très différents, certains labels comportent de vrais cahier des charges, et d'autres pas, et pour se repérer rien de tel que l'avis des autres consommateurs.
Si Ecolocompare demanderait aussi à terme une animation éditoriale et communautaire plus fouillée, saluons la superbe initiative porteuse d'espoirs. Avec de telles notations en grande distribution, et avec les étiquettes électroniques, imaginons ce que cela pourrait donner. Une info en temps réel sur la qualité écologique réelle et l'impact réel des produits !
Pour vivre, le site de comparaison de produits écologiques Ecolocompare a besoin de l'aide de comparateurs bénévoles, de consom'acteurs, de professionnels responsables. Alors, je retourne voir Ecolocompare.com pour participer et commenter.
Mike Metz.
Commentaires
Grand nota bene, nécessaire...
Novethic nous a servi pas plus tard qu'il y a quelques jours un article qui connecte bien avec la traçabilité des produits, et leur étiquetage.
http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id=116445
Casino lance son étiquette carbone
La date du lancement de l’étiquette CO2 n’a surement pas été choisie au hasard. Elle coïncide en effet avec le passage, en conseil des ministres, du projet de loi relatif au Grenelle de l’environnement. L’annonce du groupe Casino sur l’étiquetage environnemental des produits est en effet une des mesures phares sur la « vérité écologique des prix », qui a animé les débats de l’été dernier. Pionnier en la matière, le groupe devrait à terme être rejoint par l’ensemble du secteur, qui s’est engagé auprès de Jean-Louis Borloo à fournir une étiquette carbone sur les produits de grande distribution. Une expérimentation sur 300 produits de consommation courante – alimentation, droguerie, hygiène et parfumerie- a ainsi été annoncée en janvier dernier. Objectif : informer les consommateurs sur les principaux impacts environnementaux des produits de consommation courante et encourager la réduction de ces impacts. Pionnier, le groupe Casino a annoncé dès septembre 2007 la mise en place d’une étiquette CO2 sur les produits de sa marque, démarche concrétisée aujourd’hui sur une dizaine de produits – yaourts, eau, miel, muffins.. -. 200 produits devraient être étiquetés d’ici fin 2008. Cela peut sembler peu, mais, comme le rappelle le PDG du groupe, « cette dizaine de produits représentent 1,5 millions d’unités par an ».
Cycle de vie du produit
L’indice carbone donne pour chacun d’eux la quantité de CO2 émises pour 100 grammes de produit. Les émissions ont été calculées sur l’ensemble de cycle de vie du produit : étapes agricoles, fabrication, transport (depuis le champ jusqu’aux entrepôts), emballages (depuis les matières premières jusqu’au recyclage) et la distribution (depuis les entrepôts jusqu’au domicile du consommateur). Le groupe a pu ainsi évaluer, pour une boîte conserve identique, son « poids CO2 », selon sa provenance et son mode de transport : 225g de CO2 pour une origine France avec transport par camion, 235g pour une origine Inde avec bateau et camion, et 305g pour une origine Ukraine, avec transport par camion.
Sur l’emballage, un picto vert donne le chiffre du CO2 -« 200 g de carbone » pour 100 g de muffins, « 225 g » pour des yaourts nature, « 400 g » pour des pétales de riz et de blé complet, etc…-Pour pouvoir situer et comparer ces chiffres, une réglette allant du jaune clair au vert foncé indique sa place sur un indice allant de « faible à fort impact environnemental », dont les graduations ont été établies avec l’Ademe. Contrairement à l’étiquette énergie, l’indice carbone de Casino ne comporte pas dans son code couleur de zone rouge, sans doute trop culpabilisatrice pour le consommateur. « Le but de la démarche est pédagogique. Elle doit susciter l’adhésion du public », confirme à ce sujet Alain Bizeau du groupe Casino. Autre information donnée : la part de l’emballage qui sera recyclée et celle qui pourrait l’être si les tous les consommateurs triaient leurs déchets. « Nous avons voulu que l’impact écologique soit facilement lisible et que l’information donnée reste positive, indiquant au consommateur ce qu’il peut faire pour protéger l’environnement », explique Alain Bizeau. Pour le groupe, l’enjeu est de taille : un produit vendu sur deux dans ses magasins est un produit Casino.
Mise au point par le cabinet BIO Intelligence Service et validée par l’Ademe, la méthodologie figure parmi les plus abouties en la matière. Un processus long et complexe, qui nécessite de recueillir auprès des 150 fournisseurs directs de Casino les données permettant d’évaluer l’ensemble du cycle de vie d’un produit…et de parvenir, in fine, à calculer son « juste prix écologique ».
Reste désormais l’épineuse question de l’harmonisation des démarches d’étiquetage lancées dans le secteur. Les magasins E. Leclerc expérimentent en effet depuis début avril, dans deux magasins du Nord de la France, l'étiquetage des produits alimentaires en « poids C02 ». Egalement en partenariat avec l’Ademe, la méthode n’évalue pas le CO2 produit par produit, mais par gamme de produits, et affiche donc le CO2 dans les rayons, pour 1 kg de produit. Avec un « plus » sur le ticket de caisse : le poids moyen, en carbone, du caddie. Enfin, Intermarché et Ecomarché viennent quant à eux de lancer l'Ecolo Pass, un étiquetage ciblé sur le tri et la recyclabilité des emballages, déployé sur 4 500 produits.
Mis en ligne le : // 11/06/2008
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Dans la foulée de cet article, je pense que la distribution spécialisée et engagée, voire militante, devrait sérieusement se pencher sur ces questions là : étiquetage CO2, naturellement, et aussi étiquettes "H2O", car la 3e valeur, après les finances et le Carbone, cela sera sans aucun doute l'eau...
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