Avant 2000, nous gagnions peu d'argent, et peu importait : nous vivions bien et avions assez pour vivre dignement. Les besoins essentiels étaient comblés : faim, soif, respiration, santé, sécurité vitale, abri, stabilité de vie, chaleur humaine, etc.

Depuis le passage à l'euro -nécessaire pour harmoniser les flux monétaires en Europe- le prix ont sensiblement augmenté, et les niveaux de revenus n'ont pas évolué de manière proportionnelle. Quoi que... ? Pour certains la vie est plus douce.

A cela ajoutons :

  • une crise mondialisée et systémique, dont les médias nous parlent depuis la mort programmée du dieu Finances à l'automne 2008
  • des médias de masse anxiogènes et inféodés à une hiérarchie financière
  • un marasme politico-politicien où les décisions sont apparemment prises sans vision globale 
  • une société occidentale du spectacle, de l'apparence et de la sur-consommation outrancière
  • ...

Et dans tout ça -quand j'écoute encore un peu les médias de masse de cette ancienne civilisation dans laquelle je ne me retrouve pas vous l'aurez compris mesdames et messieurs- il paraît que :

  • la pauvreté est en hausse
  • les Restos du Coeur de cet enfoiré de Coluche font recette bling-bling avec TF1 et ont toujours besoin de plus d'argent de nourriture pour répondre aux besoins vitaux de milliers/millions de personnes chaque année
  • l'alimentation est de piètre qualité pour celles et ceux qui osent analyser un tout petit peu ce qu'ils gobent mangent
  • des gens un peu partout sur Terre meurent de faim

... ?

Alors je m'indigne. Je me révolte.

Sur une planète où les exploitants agricoles et les consommateurs jettent et gâchent plus de la moitié de ce qui est produit ? Sur une planète où la capacité de production agricole pourrait nourrir 10 milliards d'humains sans user les sols et sans mettre en péril la vie ? Et en bio en plus, oui madame Michu !

Je ne fais pas de lien cause/conséquence hein. Je ne juge pas. J'observe. J'admire l'oeuvre humaine.

Le courant nous emmène à une cascade qui se jette dans un tourbillon. Est-il sage de rester sur le radeau, ou bien de sauter à l'eau pour rejoindre la rive et aller nager dans le lac voisin ?

Je me révolte donc. Car les solutions existent. Elles sont heureuses et positives, constructives et pérennes. Avec de la volonté et des efforts, individuels et collectifs, il est possible de vivre bien.

Ces solutions sont notamment dans l'agroécologie,  et dans une vision sociétale permaculturelle et résiliente.

Chacun ses choix, les miens sont faits. Je construis doucement et sur le long terme un projet agricole et esthétique à vocation vivrière et pédagogique, pour pouvoir transmettre les connaissances et les pratiques. Et pour pouvoir vivre. Pour ça j'ai encore besoin de me former, et de pratiquer. Aller vers l'autonomie c'est ma voie.

Pour moi un peu. Pour les générations à venir surtout. A mon humble échelle. Doucement et sûrement. 

Le chemin est long. Il sera aussi doux que la crise est dure.

Avec une vision permaculturelle, là où il y a des besoins il y a des solutions.

Et puisqu'il n'y a pas de problème,  fondamentalement, alors vivons heureux cette douce vie :-)

A qui le tour ?

Bisous <3