Radiations : trust no one


Si on peut lire avec gourmandise les mesures de radioactivité quotidiennes dans l'environnement sur http://sws.irsn.fr/sws/mesure/index, force est aussi de constater finalement que ces informations ne veulent rien dire. Fukushima ou pas, nous ne sommes pas plus avancés pour savoir si un risque existe, ou pas avec les capteurs de l'IRSN.

Pourquoi ?
Jusqu'à présent, je pensais naïvement que ces capteurs étaient suffisants pour indiquer la qualité de l'air et de l'eau.
Or, si certains capteurs de l'IRSN sont toujours existants, ils ne mesurent que le rayonnement global, et pas l'activité volumique des différents radionucléides présents. Or c'est l'activité volumique qui permet d'évaluer le niveau de risque réel. De plus certains capteurs de l'IRSN ne fournissent plus aucune information, parfois depuis 5 ans, voire plus...

Black-out sur la contamination atmosphérique ?


Là c'est plus grave : il n'y a aucune transparence de la part des Etats membres du CTBTO. En France, c'est le CEA qui dispose de données très détaillées quant à la radioactivité dans l'air.
Dans le monde, ce sont 60 stations réparties qui fournissent au CTBTO les activités volumiques des radionucléides.

Heureusement, des organisations indépendantes et militantes oeuvrent à leur humble niveau pour la transparence, l'information, le contrôle et l'alerte citoyenne.
En France, on pourra toujours citer le CRIIRAD, qui est équipé dans le Sud-Est de 5 balises d'air.

Et les analyses réalisées depuis quelques jours ne montrent pas de contamination atmosphérique.
Tant mieux.

Affaire à suivre ?

Pour en savoir plus : rendez-vous sur le site web du CRIIRAD criirad.org